Profiel van laurentLa porte EtroiteFoto'sWeblogLijstenMeer ![]() | Help |
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La porte EtroiteLa conscience dans tous ses etats ! Le grand secret - la loi de l'attractionLe Secret de la loi d’attraction Le processus de création est simple : Nous demandons. L'Univers répond. Nous recevons ce que nous avons demandé. En concentrant notre pensée sur un désir, nous lançons un message à l'Univers. L'Univers reçoit ce message et y répond instantanément. Il n'y a aucun doute à cela. L'attraction de ce que nous voulons est un processus très simple et très direct lorsque nous savons comment l'utiliser sans résistance. Ce film nous dévoile le secret de la loi d'Attraction afin que nous puissions réaliser notre vie idéale et à notre tour en faire bénéficier le monde entier. N’hésitons pas un instant à déterminer nos objectifs, à visualiser et à ressentir notre vie idéale et à entreprendre les actions que notre vision nous inspire. Le miracle de la création est à votre portée! Nous sommes tous un maître créateur! Le Grand Secret de l'univers. Il a été transmis à travers les âges, traversant les siècles... pour nous atteindre maintenant. Il s'agit là du Secret de tout - le secret de la joie illimitée, de la santé, de l'argent, des relations, de l'amour, de la jeunesse : En fait tout que l’on a toujours voulu sans jamais oser le demander ! Ce film explique TOUTES LES ressources nécessaires pour comprendre et vivre Le Secret. Pour la première fois dans l'histoire, les grands scientifiques, auteurs et philosophes du monde vous révèlent Le Secret qui a totalement transformé la vie des personnes qui l'ont connu...Platon, Newton, Carnegie, Beethoven, Shakespeare, Einstein. Maintenant c’est à VOUS de connaître Le Secret. Il pourrait changer votre vie à jamais. Voir le film sur le lien suivant : Le Secret 02 juni Comment l'ONU detourne 32 milliard de dollarsUn grand documentaire d'investigation sur l'une des plus scandaleuses affaires de corruption de notre époque, perpétrée aux dépens d'un programme humanitaire mis en place par l'ONU. "Pétrole contre nourriture" est le nom d'un programme initié par l'ONU en 1996, qui visait à satisfaire les besoins humanitaires de la population irakienne soumise à un embargo depuis l'invasion du Koweït en 1990. Il devait permettre à l'Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et d'acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, "Pétrole contre nourriture" va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares...
Visualisé le reportage au lien suivant : 15 december TU SERAS UN HOMME MON FILSSi tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ; Si tu peux être amant sans être fou d'amour, Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre Et, te sentant haï sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ; Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle, Sans mentir toi-même d'un seul mot ; Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ; Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n'être qu'un penseur ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ; Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d'un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront, Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un Homme, mon fils. Rudyard Kipling 14 december Zeitgeist 2 : AddendumL'évolution de l'espèce humaine est inarrêtable, elle peut prendre bien des formes différentes. Et il y a fort à parier que si on laisse faire les choses, ce sera brutal et destructeur. Le seul moyen de "négocier" une transition de culture pacifique nécessaire à notre survie (en fonction de notre environnement), c'est de changer notre point de vue, et d'y associer nos actes.
Lien : Zeitgeist 2 : Addendum
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07 augustus L'Art de domestiquer la Vache.Au fur et à mesure du processus d'individuation nous verrons les différentes parties du corps de la vache (correspondant aux différents plans de conscience) s'éclaircir les uns après les autres.
Le Bouddhisme, - qui est philosophie, mode de vie plus que religion, - nous montrera d'abord dans cet ouvrage la disparition graduelle de la couleur noire de la vache, qui représente la fausse vision du moi conscient uniquement rationnel, puis la disparition même de l'animal, qui signifiera l'abdication du "moi" et du mental. Première image. Le Bouddhisme Chan, ou Zen, nous dit : "Il recherche la vache, les sens se jouent de nous". Cette situation correspond à la description du premier palier de la réalisation. La vache, tout entière de couleur noire, représente les possibilités de prises de conscience dont dispose l'être humain, son moi, sa nature ignorante, son être potentiel. Dans la mesure où l'être humain ne le voit qu'obscurément, ou dans ses seules apparences extérieures, la vache est noire. Elle n'est pas totalement sauvage cependant, puisqu'elle a déjà une attache au museau. C'est dire le désir de l'être humain d'évoluer. Les nuages, également noirs dans le ciel, soulignent l'idée (fausse) que, dans l'imaginaire, on voit "tout noir plus noir que le noir". Tel est le commencement du travail sur soi où alternerons douceur et rigueur, comme l'attestent dans les mains du personnage - l'être humain - l'herbe agréable (la carotte !) et le béton. De son côté, et semblablement saint Jean de la Croix écrit en termes chrétiens : "L'âme, par amour pour Dieu, meurt au péché et à tout ce qui n'est pas Dieu". Comme notre texte, il débute par la mort des sens et du mental. Mû par la même humilité, nous entendons Lao-tseu dire : "Tous les êtres sont clairs, moi seul suis trouble" C.G. Jung leur fait écho, parlant de lui-même : "Je ne suis tout à fait sûr en rien". Etape 2 "L'individu est malade de n'avoir pas développé certaines parties de sa personnalité qui demandent à l'être". C.G. Jung (Cahiers no 78 ). Les étapes de la transformation feront disparaître la couleur noire de la vache, puis la vache elle-même. Nous verrons s'éclaircir peu à peu les différentes parties de son corps, correspondant aux différents plans de conscience. Nous n'en sommes encore qu'au début : dans cette seconde image, le bouvier brandit encore le fouet et tire sur la longe ; la vache veut encore s'échapper, attirée par les faux plaisirs d'une soi-disant liberté. De son côté, à son deuxième échelon, Jean de la Croix nous dit : "L'âme ne cesse plus de chercher Dieu". Encore faut-il que le chercheur connaisse d'abord sa propre nature obscure, représentée ici par la vache ; autrement, il n'aborderait qu'une partie de l'ensemble de son être. Capturée, la vache demeure rétive ; sans doute, le museau commence à blanchir (maîtrise du goût et de la parole), la tête se retourne vers la bonne direction, la longe s'est assouplie, les nuages ont disparu ; mais le soleil reste absent. Il convient toujours de rechercher le vrai "moi" par opposition au "moi" apparent. Il est juste non pas de se complaire dans ce que nous sommes, dans notre suffisance, mais de nous transformer un peu chaque jour, afin de nous dégager des aspects éphémères pour atteindre une première certitude, seule porteuse de joie. Il ne s'agit pas d'entités différentes, mais d'un "moi" qui emprisonne le Soi. Ce "moi" doit être sacrifié par l'adhésion à l'inconscient. L'homme qui ne vit qu'au niveau du conscient reste séparé de ses racines, de sa "terre", comme semblent l'indiquer les pattes antérieures de l'animal. Le passage de la "nature" à la "culture" n'est pas aisé. La vache est de nature vile. Mais par la lecture des enseignements de nos rêves, nous commençons à distinguer le correct du pervers, le vrai du faux, à passer du plomb à l'or. Le deuxième échelon de st. Jean de la Croix est déjà très élevé ("l'âme ne cesse plus de chercher Dieu") par rapport à la deuxième étape du Dressage de la Vache ; mais à terme, nous le verrons, malgré certains déséquilibres entre les deux démarches, fin et commencement ne feront qu'un. Etape 3 Sur la troisième image, nous constatons que la vache a la tête blanche. La couleur noire représentait l'obscurité de l'esprit. Il nous faudra donc tendre vers un accroissement de lucidité. La vache, docile, suit son bouvier. Elle cesse de gambader ; mais l'homme tient toujours le licou - plus souple -, et veille sans cesse en la regardant. Il tient aussi la branche en cas de nécessité. Il devient spectateur de l'animal qui habite en lui. Celui-ci n'est plus vicieux, car, bien "tenu", il ne se sent plus coupable d'exister. Ainsi nous n'irons plus brouter l'herbe des autres : nous mangerons le monde, certes, (la terre nourrit ses enfants), mais pas plus que ce dont notre corps a besoin. Le soleil est là, encore entouré de nuages : la conscience cherche à se dégager de l'inconscience. Sans oublier que l'inconscient contient aussi les sources sombres de l'instinct, - celui de conservation englobe tous les autres, - et de l'intuition. Il n'est pas pour autant question de refouler l'"animal" qui vit en nous : il donne une certaine valeur à la vie. Il ne doit être que domestiqué, habile à RELIER raison et non-raison, conscient et inconscient. Que nous dit, de son côté, le troisième échelon de st. Jean de la Croix ? "On fait agir l'âme, et l'on met en elle ce feu" (la conscience éveillée) "pour l'empêcher de tomber" ; de tomber dans ces passions que sont ignorance, méchanceté, intempérance, injustice, envie, ruse, colère, et même tristesse ! Ce "feu" n'est pas sans rappeler le soleil de l'image ; de même que le ruisseau qu'on voit en bas, cette "eau limpide coulant de la colline", comme dit encore st. Jean de la Croix. Etape 4 La première image nous a montré à quel point l'homme vit à l'écart de lui-même, de son corps, de ses instincts ; la deuxième, combien il discerne peu le vrai du faux, le bien du mal ; la troisième, l'importance de l'animal en lui. La quatrième image le montre encore attiré par tout ce qui est extérieur, mais des transformations se font jour. Le bouvier lie la vache à un arbre afin de pouvoir se rendre ailleurs sans elle. Il demande à la Nature (l'arbre) de l'aider au lieu de se retourner contre lui ; il apprend à la vaincre à l'intérieur de lui. Moment difficile à maîtriser à cause du monde objectif qui l'accable, lui offre mille et un sujet de "distraction" pour l'obliger à vivre des expériences concrètes. La tête de l'animal est tournée sur le côté, ce qui indique une douloureuse prise de conscience de l'ombre - nos défauts, - symboliquement située derrière nous. N'oublions pas que l'ombre consiste en particulier à utiliser le sentiment en introduisant, par perversion, un désir inconscient de pouvoir sur l'autre. Au cours de la montée du quatrième échelon de saint Jean de la Croix l'âme éprouve de même pour le Bien-Aimé une souffrance. C'est que la prise de conscience de l'ombre est douloureuse ; elle est la mort du vieil homme ; mais comme toute mort, elle précède une résurrection. C'est l'"oeuvre au blanc" des alchimistes, que nous suggère aussi l'image. Le devant de l'animal est maintenant assoupli, quelque peu dompté, déjà blanc. Momentanément, le ciel est sans nuages, le fouet a disparu. Cette souffrance n'est pas fatigue, l'âme ne désire aucun pouvoir, ni dans la famille, ni dans la société. Mais pour accéder à ce genre d'état, la référence aux données de l'Être est indispensable. Comme nous le rappelle Mircea Eliade, "la compréhension des valeurs religieuses traditionnelles est le premier pas vers le réveil spirituel". Etape 5 Etape 9 24 januari Chant shamanique Ayahuasca de KestenbetsaKestenbetsa, shaman shipibo coniboMia kepenshonbanon, Shinan kepenshonbanon Raromaskinkayara Rama mia ashonban Min kaya seneman, min yora seneman Nokon joi shinanon Shawe niash ikama Raon payanti, niwe raon payanti Paroles de chants shamanique de Kestenbetsa 23 januari Le Zeitgeist « l'esprit du temps ».
Entre l’information et la propagande se trouve la désinformation, fabrication de fausses nouvelles alarmiste pour faire peur et renforcer la demande de sécurité, angélisme pour endormir les masses en les noyant de bons sentiments. La propagande touche l’essentiel de la population, en manipulant les esprits. Nos comportements, nos idéaux, nos émotions, notre sexualité et nos mœurs, nos opinions, sont les sous-produits de nos croyances. Le tout façonné par la peur, la promesse, l’espoir, la consolation, la soumission. Et à notre insu nous serons téléguidés comme des automates. La désinformation est aussi obtenue par l’abondance d’informations et déclencher les émotions souhaitées. Existe-t’il des exemples éclatants de désinformations ? Existe-t-il des groupes secrets qui cherchent à manipuler les gouvernements et les foules ? Ces groupes travaillent ils à des buts contraires au bien commun ? Existe-t-il des zones d’ombre dans certains évènements contemporains ? Sommes nous manipulés, et comment ? Peut être que nous devons faire face à une conspiration massive et impitoyable qui s’appuie sur des moyens déguisés permettant le déploiement de sphères d’influence, basée sur l’infiltration plutôt que l’invasion, utilisant la subversion plutôt que les élections, et de l’intimidation au lieu du libre arbitre, pour la construction d’une machine d’une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignements, économiques, scientifiques et politiques, leurs planifications sont occultées et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse. Leurs détracteurs sont réduits au silence, et leur avis non sollicité, aucune dépense n’est remise en question, aucun secret n’est révélé. Chacun est sollicité à ouvrir le débat et d’aider dans l’immense tache qui est d’informer et d’alerter par tous les moyens. Il en est de notre propre conscience et de l’avenir de nos descendants. « Réveillez-vous » et méditez ce qui suit :
http://video.google.com/videoplay?docid=6434490095226939551
Ce film est divisé en une introduction et trois évènements symboliques : · La mythologie antique · Les attentats du 11 septembre 2001 · La banque centrale américaine : la FED Le film invite à la réflexion contre la pensée unique.
11 december CitationsC’est parce que tu cherches à connaître qui tu es à travers les autres, plutôt que de permettre aux autres de connaître qui ils sont, à travers toi.
C’est en toi que se trouve ton extase. C’est là que tu te rappelleras à nouveau qui tu es et tu verras alors que tu n’as rien besoin d’extérieur à toi. En effet rien d’extérieur à toi n’est comparable à ce qui est en toi…. Un génie n’est pas quelqu’un qui crée une réponse, mais bien celui qui découvre que la réponse a toujours été là. Il ne crée pas la solution, mais la trouve… Une chose que la plupart d’entre vous ont oubliée, c’est que toute chose existe dans l’Éternel Instant Présent. On y trouve, toutes les solutions , toutes les réponses, toutes les expériences, et toute compréhension. En vérité, vous n’avez rien à créer. Il vous suffit de devenir conscients du fait que tout ce que vous voulez , tout ce que vous cherchez , a déjà été crée… et c'est en réalisant que tout est déjà à vous que vous n'aurez plus besoin de rien. C’est pourquoi il a été dit dans vos livres sacrés : «Avant même que vous ayez demandé, je vous aurai répondu »...le secret de la vie n'est pas d'avoir tout ce que l'on désire, mais bien de vouloir tout ce que l'on a.
« L’amitié avec Dieu » de Neale Donald Walsch "L'honnete homme est celui qui lutte contre le snobisme de l'abêtissement, du conformisme et du non-conformisme, contre les religions, les chapelles, contre les fausses libérations et les valeurs douteuses imposées par les mafias politico-religieuses. " Le plus beau sentiment que l'on puisse éprouver c'est le sens du mystère. C'est la source de toute vraie science. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, qui ne possède pas le don d'émerveillement autant vaudrait qu'il fût mort : ses yeux sont fermés." Albert Einstein. 18 september L'illusion
05 september L'EXPERIENCE DE MORT IMMINENTE (EMI)NDE : Near-Death Experience (Expérience proche de la mort) EMI : expérience de mort imminente Expérienceur : personne qui rapporte une NDE (témoin, sujet) EMI : expérience vécue dans des circonstances de mort imminente.
Les témoignages se sont multipliés ces dernières années pour deux raisons essentielles :
Un grand nombre d'impressions-Sensations est rapporté. Elles ne sont pas nécessairement toutes vécues par tous les expérienceurs.
4. Commentaires par mots-clés (classement non alphabétique) Mort - Décorporation - Preuves ? - Expériences - Rêve lucide - Projection - Hallucination - Inconscient - Mystique - Perception extra-sensorielle - Lumière - Rencontres- Etres de lumière - Revue de Vie - Retour - Personnalité - Souvenir - EMI Négative
29 mei Les chakrasLe corps éthérique, ou premier corps, vibre à une fréquence très proche de celle de la matière physique. Il se trouve à douze ou quinze centimètres du corps physique et l'on y retrouve le double lumineux de tous les organes du corps. Dans ce corps éthérique se trouveraient soixante-douze mille canaux, des nerfs de lumière que les yogis nomment nadis et les Tibétains tza. Dans ces soixante-douze mille canaux circule une énergie universelle appelée prâna par les yogis. On parle aussi de mana, de wakan, de chi ou ki. Ce premier champ énergétique est donc vitalisé par cette force universelle. Dans certaines conditions, cette force peut ralentir jusqu'à disparaître, provoquant ainsi des troubles physiques parfois graves. La première observation décèle que le corps éthérique est une interface entre des énergies élevées et le corps physique. L'enseignement des textes anciens de la littérature yogique évoque les centres énergétiques spéciaux qui existent dans le corps subtil. Ces centres d'énergie connus sous le nom de chakra—qui signifie en sanscrit "roue"—ressemblent à des vortex énergétiques en mouvement, composés d'énergie subtile. Le rôle des chakras est d'émettre et de transmettre les énergies élevées. C'est récemment que les scientifiques occidentaux ont concentré leurs efforts sur la compréhension de ces structures. Dans le passé, le système des chakras, des nadis, des méridiens d'acupuncture, a été ignoré, on considérait qu'il relevait de la mentalité magique et primitive. Or, c'est un système qui trouve aujourd'hui sa validation grâce à l'évolution de technologies complexes qui peuvent mesurer son existence et ses fonctions. D'un point de vue physiologique, les chakras sont des récepteurs-transformateurs-émetteurs de l'énergie subtile élevée. Ils la reçoivent, la ralentissent en diminuant sa fréquence, comme un électron passant d'une courbe électronique vers une autre, si l'on veut. A ce moment-là, l'énergie est envoyée à travers le corps. 28 mei Entrevue entre Raymond Moody & Melvin MorseDocteur Moody, vingt-six ans se sont écoulés depuis la parution de votre livre La vie après la vie, et la création du terme « Expérience de Mort Imminente - Near-Death Experience ». Avec le recul, comment voyez-vous l'évolution du mouvement de recherche et son orientation ? Croyez-vous qu’il ait perdu sa crédibilité depuis la récupération du phénomène par les « New Agers » au cours des dernières années ?
Raymond Moody (RM) : Tout d'abord, comme vous le mentionniez, je suis attristé de cette récupération par le New Age qui s'est emparé de la NDE pour en faire un sujet à sensation. Mais d’un autre côté, c'est le signe qu'un nouveau phénomène est survenu. C'est pour cela que les gens l'exploitent. J'ai cependant une grande foi en la vérité. Je ne parle pas d'une foi à la façon des Sudistes. Vous savez, les habitants du Sud des USA ont appris très tôt à mentir. Si quelqu'un vous pose une question, vous n'êtes pas supposé lui répondre ce que vous pensez réellement. Vous devez au contraire tenter de comprendre ce qu'il a envie d'entendre, et le lui servir. C'est notre conception de la politesse. Pour cela, j'ai toujours eu de la difficulté avec la sincérité, tout en gardant une grande confiance en la vérité. Elle existe indépendamment de ce que nous pouvons penser ou percevoir. J'ai été dérangé quand les New Agers sont arrivés avec cette façon de relativiser la vérité. Quand j'enseignais l'épistémologie dans les années 60 et 70, la première chose que nous réfutions alors était la théorie de la vérité. Et l'étrange paradoxe, avec la NDE, c'est que ce concept de la vérité, dont l'articulation est née dans les années 500 avant JC, nous vient du philosophe grec Parménidès, décrivant un voyage visionnaire entrepris dans l'au-delà. Aujourd'hui, ces promoteurs de la NDE nous disent qu'il n'existe aucune vérité. Chacun affirme sa propre vérité ! Alors que penser ? Je crois qu'une importante rectification s'impose car tous ces imposteurs et ces charlatans sont devenus de véritables figures charismatiques. Je pense que lorsqu'on aura évalué l'incidence des expériences « empathiques » de la mort - ces expériences que les gens vivent au chevet des mourants et qui rappellent étrangement la NDE, que nous les aurons mises en rapport avec la NDE, telle que nous la définissons classiquement, notre conception de la mort devrait s'élargir. Nous serons amenés à constater alors que le phénomène est plus grand qu'on le pense, et que toutes ces expériences sont reliées, qu'elles sont une seule et même chose. Je crois qu'au cours des dix ou quinze prochaines années, nous bénéficierons d'une ouverture vis-à-vis de la mort aussi grande que celle que nous avons connue pour la NDE durant ces vingt-cinq dernières années, surtout grâce à ces expériences empathiques de la mort. Nous ne sommes qu'à l'aube de ce changement majeur ! Melvin Morse (MM) : J'aime bien ce concept d'expérience empathique de la mort. C'est ce que j'essaie de transmettre dans mon travail en parlant de visions partagées... Vous savez, les visions d'avant la naissance, les communications spirituelles avec des personnes décédées et les NDE sont toutes de la même fibre, mais nous les avons compartimentées. C'est donc une façon merveilleuse de les relier et d'établir un pont entre elles. Il est intéressant de constater que nombre d'infirmières et de médecins vivent cette expérience. Et plus encore dans les soins à domicile. R.M. : Certains racontent qu'au moment de la mort, ils voient l'âme des patients partir, ou encore qu'ils ressentent et voient l'énergie quitter leur corps. L'an dernier, je parlais justement de ce phénomène lors d'entrevues avec Maggie Callanan et Christine Longaker. Elles me disaient que la peur de la mort est toujours aussi vivace et que les gens ne désirent pas en entendre parler. C'est pourquoi il n'existe plus de rituels, ni de sens du sacré dans notre vie. Cela ne démontre-t-il pas que la population veut dorénavant en savoir plus sur le sujet ? R.M. : Vous pourriez dire depuis Galilée et Newton. C'est comme un long et constant processus d'évolution qui se déploie. La recherche scientifique est constamment en transformation. M.M. : Prenez le monde des mathématiques. Quand les mathématiciens sont arrivés avec la théorie du chaos, ils ont déclaré que c'était comme s'ils contemplaient la face de Dieu ! Quand vous lisez des livres sur la théorie du chaos, vous constatez qu'ils sont eux aussi dans cette phase de transition profonde. On remarque aussi que cette nouvelle génération de chercheurs a tout simplement dépassé le stade du « Est-ce vrai ou non ? » Vous parlez, tous les deux, de témoins que vous avez rencontrés il y a plus de vingt-cinq ans. Je crois savoir que vous êtes restés en contact avec plusieurs d'entre eux. Quels changements avez-vous perçus au fil des ans ? R.M. : Chez les adultes, il se produit deux phénomènes. D'une part, l'expérience oriente en quelque sorte les gens sur le chemin d'une quête perpétuelle pour comprendre. Ils se mettent à lire des livres et à vouloir tout savoir. Deuxièmement, étant donné que j'en ai vu plusieurs près de leur mort, je dirais, parce qu'ils n'ont plus peur d'elle, qu'ils ont développé une sorte d'équanimité. M.M. : Chez les adultes aussi, il faut comprendre que les changements ne sont pas toujours positifs. Il y a eu beaucoup de divorces. Prenez l'exemple d'une épouse : elle a toujours été une bonne maîtresse de maison, dévouée, et soudainement, elle entreprend une quête perpétuelle afin de comprendre ce qui lui est arrivé. Vous imaginez le stress que cela peut générer dans la relation. Chez les enfants, c'est différent. Leur système de valeurs - leurs mondes intérieur et extérieur - ne sont pas aussi développés que chez l'adulte. M.M. : Pour conclure et rejoindre votre première question, à savoir où va la recherche sur la NDE, voici un exemple d'orientation : la grande majorité des médecins de la région de Seattle qui travaillent en réanimation, a accepté d'effectuer des prises de sang pendant et après les réanimations. Et ils ont accepté de m'accorder accès à leurs patients. Dix ans plus tôt, voire cinq ans, ils auraient jugé l'idée ridicule. Aujourd'hui, ils me disent : « Pourquoi pas ? » Et si ce programme n'est encore qu'à l'état de projet, c'est qu'il ne reste plus qu'à trouver les fonds.
24 mei L'experience du Dr Michael PersingerLe neuropsychologue de renommée mondiale Michael Persinger étudie le lobe temporal depuis plusieurs années. Dans son laboratoire de l'Université Laurentienne à Sudbury, le journaliste Michel Rochon s'apprête à vivre quelque chose qui s'apparente à une expérience religieuse... Le Dr Persinger stimule ses lobes temporaux avec un champ électromagnétique très faible, comparable à celui d'un écran d'ordinateur. Des électrodes sont placées sur la tête de Michel pour suivre l'activité des ondes cérébrales. Il est privé du sens de l'ouïe et de la vision. Le Dr Persinger stimulera son cerveau pendant 20 minutes.
" En laboratoire, j'utilise des champs magnétiques. Mais quel stimulus pourrait avoir cet effet dans la nature ? Est-ce l'activité géomagnétique Dr Michael Baines ajoute : « Un athée pourrait certainement dire que cette recherche prouve qu'il n'y a pas de Dieu, que tout se passe dans le cerveau. Un pratiquant de n'importe laquelle religion pourrait certainement dire que cette recherche prouve que Dieu a créé le cerveau pour nous permettre d'avoir une porte dans l'absolu. Je pense que ce que cette recherche prouve, c'est que nous sommes conçus pour vivre cette expérience, qu'elle fait partie de notre nature fondamentale comme le sont nos cheveux et nos ongles... Cela fait partie de notre équipement. Est-ce que c'est là pour une raison? Et quelle est cette raison? C'est là que nous passons de la science à la théologie, et je n'ai pas de réponse. » . 20 mei Les plans de conscience.Depuis les temps les plus lointains, l'Homme s'interroge sur lui-même et sur ce qui l'entoure ... Il se demande si au-delà des apparences il n'y aurait pas une autre réalité et si au-delà de la mort il n'y aurait pas une autre vie dans un autre monde ...!? Ces "Voyageurs de l'Astral", comme on les appellent, on pu visiter de leur vivant ce qui normalement n'est accessible qu'après notre mort. Quelques-uns parmi eux ont rassemblé leurs expériences extra-corporelles dans des livres passionnants. Ces explorateurs de l'Au-delà on pu ainsi visiter des Mondes merveilleux mais aussi des Mondes abominables ...!
16 mei Question sur notre avenir..."Trois cents hommes, dont chacun connaît tous les autres, gouvernent les destinées du continent européen et choisissent leurs successeurs dans leur entourage." Walter Rathenau (1867-1922), dans le journal autrichien Wiener Freie Presse, 24 décembre 1912. "Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'œil ne plonge pas dans les coulisses." Disraëli (1804-1881), dans Coningsby, page 183. "Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements." Honoré de Balzac "La politique, c'est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde." Paul Valéry "Vouloir conserver le pouvoir exige le sacrifice du plus grand nombre pour le bénéfice de quelques-uns." Mao Tsé-toung. Je vous laisse méditer ces phrases et vous invite à voir notre avenir probable par cette vidéo qui relance la question de la pérénnité de notre conscience, mais aussi, de quoi sommes nous conscient au juste ? http://www.anuska.com/conspiracy/movies/Maitres_du_Monde_V2.mpeg
25 april La prophétie de Jean de JerusalemCette prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité...
Elle aurait été écrite en 1099 par Jean de Jérusalem (ou Jean de Vezelay), l'un des 8 fondateurs de l'Ordre des Templiers. La première partie de la prophétie est une sombre prédiction pour la période de l'an 2000, "l'An Mille qui vient après l'An Mille". A l'inverse, la deuxième partie de la prophétie annonce une ère nouvelle et pleine d'espoir, "lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille"... Un texte à méditer sur l'Homme et son devenir probable. En espérant que l'Homme prendra conscience de son être intérieur rapidement et qu'il agisse avec sagesse pour ses semblable et la nature, avec laquelle il ne peut survivre. Afin que la première partie de cette prophétie ne soit qu'un mauvais souvenir A lire & à méditer : http://www.syti.net/Prophetie.html merci à Sylvain Timsit (SytiNet) http://www.syti.net/index.php
12 maart Kundalini
Le Yoga et le Tantrisme viennent de révéler aux Occidentaux l'étrange secret de l'éveil de la Kundalini, cette énergie lumineuse ascendante, qui remonte soudain le long de la colonne vertébrale, provoque une transformation de la femme et de l'homme. Elle transforme complètement l'être, le branche sur une autre réalité, lui donne une nouvelle vision du monde et souvent des pouvoirs prodigieux. Les montées sauvages de kundalini se multiplient à notre époque et provoquent des malaises divers, qu'encore trop de médecins et psychiatres ne savent pas bien reconnaître. Pourquoi donc ? Le plus stupéfiant est que la science confirme complètement cette découverte avec la notion expérimentale de physio-kundalini. Le problème essentiel est que d’une Déesse, forme individuelle de la Conscience Universelle CITI, on fait une simple énergie biologique. Les médecins et les scientifiques pourraient-ils percer le secret de la vie et forcer le ciel ? Par là est enfin fournie la clé du Caducée, avec ses deux serpents entrecroisés, symbole universel des médecins et des profession de santé depuis les Grecs. Ce signe de vie s'est perpétué depuis l'Arbre de Vie du Paradis jusqu'à la double hélice de l'ADN. Cet antique secret, si bien caché, est maintenant divulgué, car les temps sont venus où ce qui était réservé à une toute petite élite d’initiés, doit être offert à tous. Cela constitue en effet la phase ultime de l’évolution de l’espèce humaine. Elle passe du physique au spirituel par une mutation. Dans les malheurs et les difficultés du Kali-Yuga, l’âge de fer, la seule chance pour l’humanité de survivre est de passer à un autre plan de conscience et d’accéder au monde des dieux par l’éveil de la kundalini.
D’ailleurs le souvenir du pouvoir conféré par la Femme-Serpent n’est pas ignoré dans nos régions. Il y a d’abord la Vouivre qui est un serpent qui porte une pierre précieuse enchassée au troisième œil, une escarboucle. La richesse et le pouvoir sont promis à l’homme qui arrivera à la lui ôter, mais à ses risques et périls. Il existe aussi en Vendée une Fée sous forme d’une femme-serpent : Mélusine. Elle est la protectrice de la famille des Lusignan (Mère Luse), qui fournira le dernier roi de Jérusalem. 01 maart La mort: un autre état de conscienceLa mort est un sujet tabou que nous n’aimons en général pas aborder de peur qu’en y pensant, nous rapprochions automatiquement l’échéance fatale.
Il faut absolument éliminer la peur de la mort. La peur de la mort est avant tout la peur de la disparition, de la destruction de nous-mêmes, la peur de l’inconnu, le doute quant à nos croyances, la peur de laisser les êtres aimés, la peur de l’enfer, etc. Une des investigatrices sur la mort qui a fait couler beaucoup d’encre est Elisabeth KUBLER-ROSS (EKR), une psychiatre suisse qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis. EKR a accompagné plus de 1000 malades agonisants et a écrit sept livres sur ce sujet tabou.
Après elle, d’autres investigateurs connus pour leurs recherches sur la mort ou les états proches de la mort ont également publié leurs travaux. Le plus connu du grand public reste sans conteste le docteur Raymond MOODY (médecin et docteur en philosophie) qui, après deux best-sellers traduits en plus de vingt langues, vient récemment de publier un nouvel ouvrage, La Lumière de l’Au-Delà. Un autre explorateur, Kenneth RING, professeur de psychologie et directeur de l’Association Internationale pour l’Etude des Etats Proches de la Mort a, lui aussi, publié ses travaux sous le titre Sur la Frontière de la Vie. Tous ces chercheurs ont rencontré et observé des mourants et des individus ayant connu une NDE, abréviation de Near-Death-Experience, c’est-à-dire, expérience au seuil de la mort. D’après un sondage fait en 1982 par la société Gallup, huit millions d’individus aux Etats-Unis ont rapporté, après leur réanimation, avoir vécu une expérience des plus troublantes et des plus fantastiques se rapportant à une ou plusieurs des phases que l’on rencontre le plus souvent lors des états proches de la mort. En Europe, le sondage est encore en cours. D’après les témoignages des individus ayant connu une NDE, on retrouve toujours un déroulement identique, et cela quelles que soient les latitudes et le milieu socio-culturel. Voici les étapes que relevées à travers les différentes publications sur ce sujet:
Les changements de personnalité sont extraordinaires, à tel point que ceux qui avaient des problèmes psychologiques et des troubles névrotiques en ont été instantanément guéris.
Extrait de "Le cancer apprivoisé" de Léon Renard
(pages 180 à 182, Edition Marabout) 24 februari L'exploration d'autres états d'expansion de conscience vers une transformation radicale de l'êtreLa recherche et l'exploration des états d'expansion de conscience deviennent peu à peu des états de co-naissance - dans le sens d'une nouvelle naissance - pour tous ceux qui en ont fait l'expérience. Et ces prises de conscience mènent vers des sommets que l'intellect ne peut ni sonder, ni comprendre, ni expliquer.
Ces états spéciaux d'éveil confinent parfois à des états mystiques dans le sens premier du terme grec "qui garde le silence". Et cette ouverture de conscience qui mène invariablement vers les vies passées, transcende nos possibilités limitées de perception. Une personne qui ramène à la conscience des vies passées aborde bien souvent ces souvenirs comme autant de phases obligatoires du processus d'une transformation intérieure qui mènent vers un nouveau niveau de conscience. Les individus engagés dans une telle exploration se rendent soudainement compte que l'humanité se trouve confrontée à des dilemnes graves. Dans un cas, il y a une course technologique sans âme, une science sans conscience, une manipulation du monde.
Dans l'autre cas, le retour vers soi et le désir de vivre un processus de transformation radicale qui amène à un nouvel état d'esprit, un nouvel état de conscience. Le premier cas peut nous conduire à une mort individuelle, collective ou planétaire au milieu d'un écosystème anéanti; le second cas offre des perspectives révolutionnaires qui mènent vers une ère solaire, une époque de partage et de fraternité."
Extrait de "Des vies antérieures aux vies futures" de Patrick Drouot
(pages 221 et 222). 23 februari Extrait de "L'Expérience de la Dixième Prophétie"Imaginer, c'est concevoir. Rêver, c'est entrer dans la quatrième dimension. Ce qui était de la science-fiction hier deviendra la réalité de demain. Tandis que l'espèce humaine fonce tête baissée, nous nous demandons où diable nous allons arriver - si tant est que nous arrivions quelque part.
Que se passe-t-il ?
Qu'arrivera-t-il si nous levons le voile qui sépare les niveaux de conscience ?
Quel est l'interrupteur que nous transportons dans notre ADN et sur lequel nous n'avons pas encore appuyé ?
Comme d'autres scientifiques novateurs, Hank Wesselman, paléoécologiste et auteur de Celui qui marchait avec les esprits, histoire d'un voyage chamanique dans les cinq prochains millénaires, croit que nous avons tous en nous un "logiciel" inutilisé qui nous permet d'entrer dans la quatrième dimension quand nous le désirons.
Dans son livre The Future of the Body, Michael Murphy a réalisé un énorme travail sur les fonctions extraordinaires du corps humain. Il pense que ces "capacités exceptionnelles se développent le plus complètement dans les cultures qui les valorisent [...].
Inversement, de telles capacités sont souvent altérées ou étouffées par les conditions sociales. Certains athlètes, par exemple, possèdent un self-control et une sensibilité tels qu'ils seraient probablement des yogis accomplis s'ils vivaient dans la civilisation hindoue".
La culture contribue à façonner nos capacités, et même les révélations mystiques sont filtrées par la matrice sociale, bien qu'elles proviennent de l'énergie divine universelle. L'évolution, alors, n'est donc pas seulement un processus automatique, mais le vaste champ de la créativité, modelé en partie par nos intentions, nos émotions et notre esprit.
L'évolution nous façonne et nous participons consciemment à la conception, même si nous n'avons pas une vision d'ensemble du plan.
Puisque nous sommes en train d'abandonner notre vieux modèle de pensée fondé sur les interprétations littérales, nous pouvons aussi abandonner celles des prophéties des Ecritures concernant la fin du monde. Inutile de croire au déluge, aux incendies généralisés et à l'apocalypse.
Nous savons maintenant comment créer notre monde grâce à notre intention et notre désir.
Nous avons compris que nous sommes des cocréateurs avec l'esprit divin. Nous pouvons réinterpréter les messages des Ecritures et y voir une description métaphorique de cette période de transition."
Extrait de "L'Expérience de la Dixième Prophétie" de James Redfield (dans la suite de la "Prophétie des Andes") :
(pages 348 et 349, Edition Robert Laffont)
Pensée du jourLe jour où nous aurons vaincu toutes les peurs en nous que nous traînons de vie en vie, et que nous aurons reconnu notre essence divine, notre appartenance et notre connexion au Tout par le fil d'or de l'Amour divin qui relie notre être multidimensionnel à la Source Divine, nous pourrons vivre le Paradis sur Terre, éternellement. 17 februari LA DIVINE CONNEXION Ch.2 Tester ma descriptionSi vous souhaitez inclure cette lumière spirituelle et transformante dans votre vie, si vous voulez savoir qui vous êtes et où vous allez, si vous désirez avoir la même compréhension que les enfants de mon étude, vous pouvez. Le grand secret est simplement qu'il n'y a pas de grand secret. Vous n'avez pas besoin de faire constamment des exercices de méditation, de rejoindre un Ashram, ou encore de voyager au bout du monde pour votre recherche spirituelle car le véritable but de celle-ci consiste à apprendre à communiquer avec soi-même. Faites attention à vos idées et à vos faits et gestes. Ecoutez vos pensées et analysez vos émotions. Demandez-vous « suis-je heureux ? » ou « suis-je en colère ? » En comprenant vos motivations et pourquoi vous faites ce que vous faites, vous deviendrez « éclairé » . Comment puis-je affirmer une telle chose ? Parce que cela m'est arrivé : j'ai été guéri par les leçons données par ces enfants qui sont passés de « l'autre côté ». Il y a environ cinq ans, on m'a diagnostiqué une tension artérielle trop élevée. Une nouvelle épouvantable qui m'a aussitôt entraîné à faire la même chose que mes patients, me gaver de médicaments. Ensuite, j'ai sombré dans une longue dépression et suis devenu hypocondriaque. Chaque nuit, dès que ma femme s'endormait, je descendais dans le salon vérifier ma tension sanguine. Bien entendu, elle était toujours élevée, d'autant que j'étais rongé par l'anxiété. Peu de temps après, ce n'est pas un mais trois médicaments que je prenais, sans aucune amélioration notable. J'ai commencé inconsciemment à hyperventiler, ce que j'interprétai bien sûr comme une aggravation de mon état, sans me rendre compte que c'était mon anxiété qui m'entraînait à respirer plus vite. Je me retrouvai donc avec des antidépresseurs à prendre en plus des pilules pour corriger ma pression sanguine qui ne changeait pas. Mon poids, toujours un problème, a augmenté. La nuit je me goinfrais, souvent avec un second dîner, sans même goûter la nourriture. Je me créais juste une activité frénétique pour me débarrasser de toutes les pressions que je me mettais dessus. J'étais arrivé au bout de ce que je pouvais endurer. J'ai essayé de prier une nouvelle fois, mais sans trouver de réconfort. L'expérience spirituelle vécue lors de mon premier essai racontée dans ce livre, ne s'est pas renouvelée. Si seulement je pouvais vivre en harmonie avec cette maladie, alors je n'aurais pas de problèmes supplémentaires. C'est ce que je me disais. Puis j'ai eu une idée : dresser les dix secrets du bonheur d'après toutes les interviews de ces enfants qui avaient failli mourir. Ces « secrets » résidaient dans les habitudes mises en place dans leur vie, après leur expérience, celle qui les avait aidés à rester en contact avec leur lumière intérieure rencontrée pendant la « mort » temporaire. Il se trouve que j'avais la liste de ces secrets quelque part dans un tiroir de mon bureau où je gardais les retranscriptions des entretiens. La plupart provenaient d'enfants et d'adultes avec lesquels j'avais parlé des transformations qui s'ensuivaient. En examinant la liste, je m'émerveillai de leur simplicité. « Pourquoi n'ai-je pas fait la même chose depuis tout ce temps ? » me demandai-je aussitôt. La réponse était pourtant simple. Ces dix secrets étaient tellement évidents que je les avais totalement oubliés. Mais maintenant que j'étais assis là, devant mon bureau, à lire la liste, je me sentis soulagé en pensant que ma vie pourrait être transformée sans pour autant être obligé de vivre, moi aussi, une expérience aux frontières de la mort.
Invitation à découvrir le lobe temporal droit Vous auriez pu vous arrêter de lire dès maintenant, pour améliorer votre vie spirituelle, en suivant ces dix leçons. Mais votre curiosité a peut-être été éveillée et vous voulez en savoir plus sur ce lobe temporal droit, cet endroit de votre cerveau où habite Dieu. C'est exactement ce qui m'arriva : j'ai commencé par me demander comment cette zone mystérieuse du cerveau pourrait devenir plus accessible et ce qui se passerait dans ce cas. Je me suis demandé ensuite pourquoi le Point de Dieu faisait partie de la physiologie humaine et si d'autres peuplades l'avaient initialement utilisé pour parler à Dieu avant de le négliger progressivement avec l'apparition de nouveaux objectifs et perspectives. Ce point nous connecte-t-il vraiment à la fabrication de l'univers ? Est-il la source de la « raison de vivre » que tout le monde à toujours essayé de découvrir ? Est-il cette part de nous qui vit après la mort du corps physique ? Une nuit, peu de temps après que mon hypertension fut redevenue normale, j'ai commencé par imaginer une série d'essais que je pourrais écrire sur ce point cérébral. Ils examineraient dans les études scientifiques, philosophiques et les expériences personnelles une importante série de questions à propos de cette zone cérébrale, activée pendant les EFM et les expériences mystiques. Pourtant, ces questions, capitales dans le champ des expériences aux frontières de la mort ont rarement été étudiées en profondeur. Elles ont été divisées en une douzaine de points qui avaient déjà fait l'objet d'études scientifiques ou de conférences spécifiques. Alors j'ai découvert que je me trouvais sur une piste que personne n'avait explorée auparavant, une piste qui présenterait enfin une théorie globale pour expliquer pourquoi et comment une expérience mystique avait lieu, et, encore plus important, ce qui se passait lorsqu'elle se déroulait. En quelques heures, j'avais posé les questions auxquelles devaient répondre ces trois essais : 1 ) La mémoire se trouve-t-elle à l'extérieur du corps ? Question choquante. Pourtant il n'existe aucune théorie scientifique ou médicale contemporaine expliquant ce qu'est la mémoire et comment elle est conservée. Je parlais à un groupe de neurologues à l'University of California de Los Angeles lorsque le sujet de l'emplacement de la mémoire fut abordé. Un médecin de l'audience remarqua que si des patients comateux peuvent avoir des expériences aux frontières de la mort, et s'en souvenir, alors nous devons expliquer comment un cerveau mourant et en plein dysfonctionnement peut traiter les souvenirs à long terme. Je savais depuis mon étude sur la transformation que les enfants se rappellent de leur EFM non seulement après coup mais aussi toute leur vie. Une réponse simple pourrait être la suivante : peut-être que nos souvenirs ne se trouvent pas dans notre cerveau. Affirmation scandaleuse a priori, mais si elle était réelle, elle répondrait alors à d'innombrables questions associées à la perception, y compris celle des fantômes, des anges, des vies passées, et même au syndrome des faux souvenirs d'enfance que se remémorent certaines personnes, alors qu'elles ne les ont jamais vécus. 2 ) La réincarnation ne serait-elle pas simplement un accès à cette banque de données universelle ? J'avais toujours considéré les souvenirs de vies passées comme des idioties et des inventions. Mais à l'époque, je n'étais pas informé des recherches de personnes aussi sérieuses que le Dr Ian Stevenson de l'University of Virginia. En lisant ses travaux, j'y ai découvert d'innombrables études de très haut niveau, mais un problème demeurait néanmoins : on n'y trouvait aucune théorie expliquant comment toutes ces vies passées peuvent cohabiter dans le cerveau d'une seule personne. D'autres questions sur les vies antérieures provenaient de mes propres patients. Par exemple, comment un jeune garçon de deux ans et demi pouvait-il décrire dans mon cabinet, à sa mère et à moi, avec beaucoup de détails, une vie passée ? Il était trop jeune pour inventer ou raconter des histoires, d'autant qu'il venait tout juste d'apprendre à parler. Il se souvenait de quelque chose. Mais de quoi ? Ma théorie sur les souvenirs stockés à l'extérieur du cerveau nous offre un point de vue totalement nouveau pour comprendre la réincarnation et les souvenirs de vies antérieures. 3 ) Les fantômes et les anges seraient-ils des formes d'énergie « figées » ? Ces êtres semblent venir d'une autre réalité. Les anges permettent même des communications et des interactions avec l'univers, alors que les fantômes, eux, semblent plus statiques. Dans mes travaux, j'en ai conclu qu'ils sont également perçus par notre lobe temporal droit. Mais que perçoit exactement le lobe temporal droit ? Les spécialistes de physique théorique du laboratoire de Los Alomos et du National Institute of Discovery Science avec lesquels je travaille m'ont expliqué que les énergies que nous dégageons sous forme de pensée et de comportement ne disparaissent pas, mais survivent quelque part dans la nature. Si cela est exact, peut-être que nos énergies deviennent une partie de cette banque de données universelle, parfois perçues comme des anges ou des fantômes par notre lobe temporal droit. 4 ) Existe-il un profil de personne capable de communiquer avec cette base de données universelle plus facilement que le reste d'entre-nous ? J'ai émis l'hypothèse que notre lobe temporal droit représente notre faculté biologique à communiquer avec Dieu et avec cette mémoire universelle. Si cela est exact, alors cela implique que certaines personnes soient plus « douées » que d'autres. En observant des gens qui semblent avoir des lobes droits extraordinairement ouverts, j'ai découvert qu'ils ont souvent eu une EFM, ou des visions, soit dans leur enfance, soit à l'âge adulte qui ont déclenché leur talent mystique. Est-il possible qu'une telle expérience puisse activer le lobe temporal droit ? Mon étude sur la transformation semble dire oui et nous apprend qu'ils ont quatre fois plus d'expériences spirituelles vérifiables que ceux qui n'en ont jamais eu. Est-il possible d'imaginer qu'une vision ou une EFM permette soudainement aux gens de découvrir une zone de leur cerveau qu'ils n'utilisaient pas auparavant ? C'était incontestablement le cas de Joe McMonagle, qui faillit mourir à l'armée. Maintenant, il est devenu l'un des « visionnaires à distance » de la CIA après avoir réussi à dresser une carte précise d'une installation balistique secrète russe en la «visualisant» simplement dans son cerveau et ce, dans un bureau sans fenêtre situé en Californie. 5 ) Les coïncidences existent-elles ? Cela semble être une question idiote puisqu'on en vit régulièrement. Pour moi, elles tournent toujours autour des maladies. Lorsqu'un enfant devient sérieusement souffrant par exemple, un fait singulier dans la vie familiale sera vu comment l'élément déclencheur de la maladie. A un jeune patient qui venait d'entrer à la maternelle, on diagnostiqua une leucémie. Les parents pensèrent que la cause et l'effet étaient imbriqués : quelque chose à la maternelle était responsable de cette leucémie. Pourtant, la maladie s'était déclenchée des mois avant que le diagnostic ne fût fait, et donc avant l'entrée de l'enfant à la maternelle. Mais je ne pouvais pas convaincre les parents. Dans leur désespoir et leur colère, ils se fixèrent sur l'idée qu'un grave problème de pollution à l'école avait causé la leucémie. Ceci est un exemple typique de pensée magique, ou comment trouver une explication à ce qui a dérapé. Il illustre aussi le besoin puissant que nous avons tous de trouver des connections et d'attribuer une signification aux choses importantes de notre vie. Alors la question « Une coïncidence peut-elle exister ? » se réfère à une autre, bien plus profonde : « Est-ce que nous, êtres humains, créons des significations pour nous-mêmes dans un univers par ailleurs totalement incompréhensible et aléatoire ? » , ou bien : « Existe-t-il une sorte de fil conducteur que nous pouvons découvrir si nous sommes suffisamment ouverts et conscients ? » Lorsque les enfants me disent qu'ils ont appris au cours de leur expériences aux frontières de la mort « que les coïncidences n'existent pas » , et ils me le disent souvent, cela signifie qu'ils ont appris que la vie possède effectivement un fil conducteur et un sens profond, bien au-delà de ce que nous, humains, pouvons lui attribuer. Ma question donc est de savoir si oui ou non il existe un concept scientifique tout comme il en existe un spirituel. Ces enfants font-ils une magistrale déclaration scientifique et métaphysique, lorsqu'ils affirment que tout dans la vie possède une raison et une signification, et que les coïncidences n'existent pas ? Scientifiquement, cette question a également posé des problèmes à Albert Einstein et à Richard Feynman. J'espère, quant à moi, pouvoir contribuer à l'étude de cette question capitale. 6 ) Au fait, qu'est-ce que l'intuition ? Nous parlons tous très facilement de notre voix intérieure ou de l'instinct de notre conscience. Et c'est Gavin de Becker, expert en sécurité, ancien garde du corps de plusieurs présidents des Etats-Unis et auteur du livre « The Gift of Fear » , qui nous demande de ne pas minimiser, ou mettre de côté, l'un de nos sens les plus importants, l'intuition. Il a le sentiment qu'apprendre à l'utiliser est bien plus important qu'être en possession d'un gilet pare-balles ou d'un pistolet. Lorsque j'ai commencé mes études de médecine, mes professeurs avaient pour habitude de dire : « Il y a une chose qu'on ne peut pas vous apprendre : faire confiance à votre instinct et écouter ce qu'il a à vous dire » . Maintenant je me demande si l'intuition ne serait pas finalement un mélange de talents médiumniques, tels que la télépathie, la vision à distance, la prémonition et la communication directe avec Dieu. Mais alors, mon étude sur les EFM infantiles indiquerait-elle que nous pouvons nous entraîner à utiliser nos instincts de manière plus consciente ? Les chercheurs ont spéculé par exemple sur le fait de savoir si nos ancêtres chasseurs n'étaient pas plus adaptés que nous à la vision à distance, à la télépathie et à la perception du futur. Peut-être qu'en nous reposant trop sur notre lobe temporal gauche, là où se trouve le langage, nous avons oublié les possibilités offertes par notre lobe temporal droit. Après avoir utilisé avec succès les dix secrets des « transformés » pour mes problèmes de santé, mon esprit se focalisa sur les questions de guérison : 7 ) Pourquoi les prières aident-elles certaines personnes gravement malades ? Il existe aujourd'hui plusieurs études extrêmement sérieuses qui prouvent l'efficacité de la prière. La plus connue d'entre-elles a été réalisée dans les années quatre-vingt par Randolph Byrd, un cardiologue du San Francisco General Hospital. Cette étude, la toute première du genre sur les effets médicaux de la prière, a découvert que les patients cardiaques pour qui on avait prié avaient guéri 10% plus vite, et mieux, que ceux pour lesquels personne n'avait prié. Un total de 393 sujets fut utilisé pour cette analyse très controversée. L'observation de Byrd a été répétée en 1998 par d'autres médecins au Kansas City's Mid-America Heart Institute avec cette fois 990 patients. Leurs résultats sont presque les mêmes : ceux pour lesquels on avait prié ont guéri 11% plus vite. Une étude qui a été répliquée est difficile à nier, bien que les médecins qui aimeraient le faire soient très nombreux. Si la seule variable est la prière, alors celle-ci est donc un médicament, n'est-ce pas ? On comprend alors que les docteurs ne puissent pas, ou ne veuillent pas l'admettre puisque cela implique une guérison sans médicaments. J'ai, pour ma part, longtemps cru que chaque cellule de notre corps possédait une forme d'énergie, une « forme morphique » , qui détermine des facteurs tels que la taille, la forme et la santé. La théorie biologique moderne sous-entend que notre ADN n'est que la réflexion holographique d'un champ énergétique plus profond qui existe dans la nature, un champ qui donne à toute chose vivante la forme qu'elle possède. J'ai donc été très excité à l'idée que la prière puisse affecter cette forme morphique et j'ai voulu explorer cet aspect de la guérison. 8) Que sont vraiment les interactions spirituelles ? Je sais que celles-ci peuvent avoir un profond effet de guérison du corps. Dans les études sur les personnes spontanément guéries d'un cancer ou d'autres maladies auto-immunes, on découvre toujours la présence d'une EFM, d'une sortie hors du corps ou d'une expérience similaire. Quant aux personnes qui possèdent d'authentiques dons de guérison, elles déclarent, elles aussi, avoir eu une EFM ou quelque chose de semblable dans leur passé. Tout ceci indique bien que le lobe temporal droit est impliqué, d'une manière ou d'une autre, dans la régulation de ces guérisons en communiquant avec les « formes morphiques » du corps ( ou énergies guérisseuses ) . Mon but consiste à explorer le fonctionnement de cette interaction. 13 februari LA DIVINE CONNEXION C h.1 Pique-nique aux frontières de la mortCela fut agréable de revoir tous les enfants qui avaient participé à ma recherche initiale sur les expériences aux frontières de la mort. Quinze ans avaient déjà passé depuis ma rencontre avec Katie dont l'histoire extraordinaire avait déclenché l'étude, et sept ans depuis la publication du livre « Des enfants dans la lumière» , dans lequel je racontais ce qu'ils avaient vécu. En les retrouvant tous, je ne parvenais pas à croire à quel point ils avaient grandi et changé. Mais n'est-ce pas la raison d'être des enfants ? Durant toute l'après-midi, ils arrivèrent avec leurs familles pour nous rendre visite à ma femme et à moi. Nous disposions du lieu idéal pour un pique-nique : de grands espaces pour jouer, des chevaux, un étang, des granges à explorer et des champs à parcourir. C'était l'une de ces nombreuses réunions que nous organisions régulièrement pour ces gamins qui avaient traversé le seuil de la mort et avaient survécu afin de nous raconter leurs histoires miraculeuses. Ces fêtes étaient l'occasion rêvée pour rattraper le temps perdu et passer de bons moments ensemble mais, fait plus important encore, elles me permettaient d'apprendre comment leur expérience avait influencé leur personnalité adulte. A en juger à tout ce que j'avais vu et entendu jusqu'alors, leur vie se déroulait de façon remarquable. En tant que groupe, ces jeunes gens étaient d'ailleurs différents de leurs camarades, différents pas simplement parce qu'ils avaient failli mourir jeunes, mais aussi à cause des perceptions et des perspectives uniques que leur expérience de la mort leur avait apportées. Les limites communément perçues du développement et du potentiel personnel n'existent pas pour eux. Ils possèdent une nature intuitive et compréhensive qui les met en relation avec des aspects du monde et qui fait rêver la plupart d'entre nous. Leur expérience leur a même procuré une variété inhabituelle de capacités psychiques nouvelles comme la télépathie ou la vision du futur. Et ils se distinguent aussi pour d'autres raisons encore plus évidentes. Ils constituent un groupe solide, stable. En grandissant, ils sont parvenus à éviter les embûches classiques qui piègent les autres enfants du même âge. Pas une des filles de ce groupe de trente personnes n'est enceinte et pas un garçon n'est drogué ou alcoolique. Tous sont des « gagneurs » à leur façon. Il y a une leçon commune que nous pouvons tous apprendre de ces enfants, une leçon que chacun d'entre-nous qui n'a pas connu une EFM peut apprécier : il s'agit d'une leçon d'unité mystique avec l'Univers. Ces enfants m'avaient souvent dit des phrases comme : « J'ai appris que nous étions tous connectés » , « J'ai appris que tout était important » ou « Je vois les éclats de cette lumière partout » . Ils décrivent précisément les mêmes idées que celles des grands mystiques, présents dans presque chaque culture tout au long de l'histoire humaine. Et cette prise de conscience est encourageante car non seulement ils m'ont affirmé que les expériences mystiques transforment les gens, mais qu'elles changent aussi la manière de penser ainsi que la perception de la mort et ses implications. L'écrivain scientifique James Burke a analysé sur plusieurs milliers d'années un nombre important de métamorphoses soudaines de la conscience humaine et il a montré qu'elles s'effectuent toujours grâce à la découverte d'informations nouvelles, inexplicables par l'ancien mode de connaissance. Ces idées révolutionnaires, souvent dues à la chance ou au hasard, provoquent une tension dans l'ordre ancien vigoureusement défendu par une génération de scientifiques et de philosophes en perte de vitesse. En effet, le changement n'est jamais facile et il est rarement bien accueilli par ceux qui sont installés dans l'habitude et qui détiennent le pouvoir.
Toute découverte entraîne une résistance Les hommes de science ne font pas exception à cette façon préjudiciable de réagir à la nouveauté. Mais le changement est à la base du progrès scientifique. Prenons par exemple le cas de l'obstétricien viennois Ignaz Philipp Semmelweis : en 1861, il démontra de façon incontestable que les femmes mouraient de la fièvre de l'accouchement ( fièvre puerpérale ) parce que les médecins ne se lavaient pas les mains après leurs examens, leurs autopsies et leurs accouchements. En l'absence d'une « théorie des germes » , ils ne voyaient aucune raison de se laver les mains. Les idées de Semmelweis sur l'existence d'agents pathogènes invisibles faisaient même rire les scientifiques bien pensants de l'époque. Ainsi, l'habitude se laver les mains mit cinquante ans à s'établir. Pour cela, il fallut attendre l'invention du microscope, la théorie de Lister sur les germes et finalement une nouvelle génération de scientifiques, pour que l'hygiène des mains devienne une procédure standardisée. La nouvelle génération de médecins était capable désormais d'apprécier objectivement des données cliniques : les femmes accouchées par des médecins aux mains propres survivaient mieux que celles dont les praticiens ne s'étaient pas lavé les mains. Une modification de la pratique clinique s'ensuivit. Un exemple plus récent de découverte modifiant la médecine, faite dans les années quatre-vingt-dix, a prouvé que la plupart des cas d'ulcère n'étaient pas dus à un niveau élevé de stress comme on l'a si longtemps pensé, mais simplement à une bactérie commune. Peu acceptée au début par la majorité des médecins, elle a pourtant progressivement modifié le traitement : maintenant, la plupart des cas d'ulcère sont rapidement soignés, et avec succès, par des antibiotiques, en lieu et place d'opérations chirurgicales, d'anti-acides et de régimes qui ne fonctionnaient jamais. En résumé, un changement conceptuel intervient uniquement lorsque une théorie en place ne peut expliquer une nouvelle donnée scientifique. Jusqu'ici, ces données ne pouvaient être comprises et acceptées qu'après la mise au point d'une théorie scientifique ad-hoc et d'un cadre dans lequel on pouvait les placer. Au XVIIIe siècle, des paysans français rapportèrent d'étranges visions qu'ils avaient de pierres tombant du ciel ! Bien qu'il y eût de nombreux documents rendant compte de tels phénomènes, ce n'est qu'à la suite des progrès réalisés par les théories scientifiques dans la compréhension de la course des planètes autour du soleil que la réalité des météorites fut finalement acceptée. Il en fut de même pour les foudres sphériques reléguées de manière similaire au rang d'hallucinations ou de phénomènes d'hystérie collective et ce, en dépit d'observations précises issues de sources aussi sérieuses que des pilotes de ligne. Elles ne seront admises par la communauté scientifique qu'après les progrès de la physique théorique qui put les expliquer. Cela vaut également pour les études sur les expériences aux frontières de la mort que j'avais pilotées au Children's Hospital de Seattle. J'avais rassemblé les données d'enfants qui m'avaient confié leurs observations et rencontres sur le seuil de la mort. Leurs expériences possédaient de nombreux points communs : sensation de quitter leur corps physique, d'être en contact avec une conscience même si leur corps était cliniquement mort et de rencontrer un être d'amour et de connaissance universelle que la plupart d'entre-eux appellent Dieu. Ils ont aussi fait l'expérience de la lumière éblouissante et se souviennent d'avoir rencontré leurs proches décédés et même parlé avec eux. L'expérience en elle-même transcende ce que nous considérons être l'écoulement normal du temps puisque là, elle [ l'expérience ] , comme le temps, semblent durer éternellement. Mais lorsqu'ils reviennent à la réalité que nous partageons tous, ils possèdent des informations et capacités nouvelles. Certains sont même devenus millionnaires grâce aux inventions et brevets qu'ils ont développés à partir des choses vues dans cette éternité, un état générant un savoir absolu. D'autres mettent leurs dons extraordinaires au service d'autrui en aidant à comprendre que la mort n'est pas à craindre, mais constitue plutôt une expérience sacrée à vivre le moment venu. Au pique-nique par exemple, une jeune femme de mon étude de Seattle partageait son don en faisant les portraits des enfants. Petite fille, elle dessinait déjà des centaines de scènes de son EFM. Même si elle changeait souvent de matériau et de couleurs, elle dessinait toujours la même scène, encore et encore : en bas de la page, elle se représente auscultée par les médecins, dont mon confrère David Christopher. Le dessin est si détaillé, jusqu'à l'emplacement précis de ses mains sur sa poitrine, qu'il aurait pu provenir d'un livre sur la réanimation cardiaque. Elle se représente ensuite flottant hors de son corps et rencontrant Jésus, les anges ainsi qu'une lumière qui lui expliqua qui elle était et où elle allait. Dix ans plus tard, elle n'avait plus grand chose à dire à ce propos, mais sa fascination pour le dessin prouve que son expérience est omniprésente dans sa vie. Elle emmène souvent ses esquisses dans les hôpitaux pour les montrer aux enfants mourants. « C'est quelque chose que je peux partager» explique-t-elle, « car cela aide les enfants et leurs parents à comprendre l'expérience à venir. Je pense aussi que cela diminue leur peur et donne de l'espoir » . Bien qu'elle n'en parle pas elle-même, j'ai entendu dire qu'elle possède un don réel et inexpliqué pour aider les enfants à affronter la mort. Elle, comme d'ailleurs les autres enfants de mon étude, semble posséder une compréhension innée du lien existant entre le corps et l'âme.
Les traversées du tunnel Katie sauta de la barrière du corral et vint me retrouver : « C'est super, je n'y crois pas, tout le monde est là » dit-elle, « vous savez, Dr Morse, récemment j'ai beaucoup pensé à vous et me suis souvenue de notre première conversation. Vous vous en rappelez ? » Comment aurais-je pu oublier ? J'avais rencontré Katie quinze ans auparavant, alors qu'elle n'avait que neuf ans. Elle fut retrouvée flottant dans une piscine, le visage sous l'eau, et personne ne savait depuis combien de temps elle s'y trouvait. Je terminais mon internat en pédiatrie dans une petite ville de l'Idaho lorsque j'aidai à la réanimer. A l'époque, ce fut le cas le plus dramatique que j'avais vu et et j'étais certain qu'elle allait mourir. Mais non. Au lieu de cela, elle se remit totalement. Lors de ma visite suivante, je me souviens de m'être émerveillé car ses yeux révélaient une intelligence qui n'avait pas été diminuée par la privation d'oxygène dans le cerveau, ce qui se produit souvent chez les noyés. Bien qu'elle eût été inconsciente dans la salle des urgences, Katie se souvenait de chaque détail du traitement reçu et des personnes qui l'avaient administré. Et lorsque je lui demandai si elle se rappelait ce qui s'était passé dans la piscine, elle me dit : « Vous voulez dire lorsque j'ai visité le Père Eternel et Jésus ? » Cette réponse et les autres souvenirs que Katie me raconta à chaque examen médical changea à jamais ma façon de voir la maladie et la mort. Elle avait traversé un tunnel dans lequel elle avait été rejointe par une personne lumineuse observé ses parents dans leurs activités quotidiennes ( avec des descriptions qui se révéleront exactes... ) alors même qu'elle était inconsciente. Dans cet au-delà, elle avait été jusqu'à se faire des amis et avait de toute évidence apprécié son séjour. Et puis elle était revenue auprès de sa famille pour grandir et devenir cette adorable jeune femme qui se tenait devant moi. « Bien sûr que je me souviens de notre première rencontre » lui dis-je, « à ce propos Katie, de quoi te rappelles-tu exactement ? » « Oh, je me souviens de tout, de chaque détail car ces images sont gravées dans ma mémoire » me confia-t-elle. « Ma vie est plus riche grâce à cette expérience. Et je travaille tous les jours pour partager cette richesse avec ma famille et mes amis. Il y a tant de choses à faire dans cette vie. Je n'en perdrais pas une minute » . L'attitude de Katie est typique de ces jeunes gens. Elle fut transformée par cette expérience et le prouve dans sa capacité à ressentir le champ énergétique des autres personnes. Bien des enfants de mon étude possèdent cette faculté « innée » et naturelle de dépasser les limites communément acceptées du temps et de la matière. Certains ont même affirmé avoir vu des apparitions ( des fantômes ou des anges si vous voulez ) , et dialogué avec elles. D'autres comme Darren, continuent d'avoir ce que j'appelle des visions prénatales. A six ans, on lui diagnostiqua un neuroblastome, sorte de tumeur maligne, diagnostic assorti d'un pronostic assez sombre. Mais Darren n'avait rien de tout cela. Il eut une vision dans laquelle sa tumeur disparaissait. Il se dessina même sans sa tumeur. Et depuis ce jour, il est en rémission. Maintenant, c'est un véritable boute-en-train, aussi à l'aise avec les tout petits qu'avec les adultes. Il utilise son don pour guider les autres en leur donnant des conseils particulièrement « éclairés » . Personne dans cette réunion n'aurait pu imaginer que le jeune homme, qui remplissait de foin l'arrière du 4x4 pour la course de l'après-midi, était devenu séminariste afin de se dévouer aux malades et de travailler dans les hospices. On retrouve également cette dévotion spirituelle chez Andrew, un autre de mes patients, qui m'aidait à préparer le barbecue. Entre le charbon de bois et la fumée, il m'expliquait son travail de thérapeute et d'entraîneur sportif. Il poursuivait aussi d'autres activités d'« aide » à cause de l'EFM vécue dans son enfance. « Vous savez, Dr Morse, lorsque nous avons parlé de ce que j'avais vécu pendant mon expérience, je pensais que c'était là la chose la plus naturelle au monde. Mais je n'étais qu'un bébé à ce moment. Je n'en savais pas plus. Ni que cela allait me guider tout au long de ma vie » dit-il. Son expérience était unique dans la mesure où il n'avait que neuf mois lors des faits. Il eut un arrêt cardiaque et se retrouva flottant au-dessus de son corps. Il vola vers la salle d'attente où il vit ses grands-parents en train de pleurer. Puis, aidé par une main invisible, il parcourut un long tunnel sombre avant de se retrouver dans un champ qu'il découvrit en compagnie de Dieu. Le souvenir de cet événement s'estompa progressivement, mais pas son sentiment d'avoir une tâche importante à accomplir dans sa vie. « Cette expérience m'a totalement modifié et m'a rendu différent des autres» m'a-t-il déclaré, « car aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, j'ai une tâche à accomplir dans la vie. Je suis guidé par cette lumière et par ce qu'elle m'a montré » . Ces enfants provenaient de toutes les couches sociales, de toutes les races et de toutes les religions. Un petit garçon qui, il y a quinze ans, avait ouvert ses yeux juste après une crise cardiaque, m'avait regardé et dit : « Dr Morse, j'ai un merveilleux secret : j'ai monté les escaliers du paradis » . Si aujourd'hui il ne s'en rappelle plus, il n'en demeure pas moins qu'il a grandi pour devenir un garçon énergique dont l'intuition et la créativité le mettent à part de ses semblables. Il a peut-être oublié les escaliers, mais il est clair qu'il ira très loin. En revanche, ceux qui s'en souviennent m'ont affirmé qu'il s'agit d'une expérience dont la signification est parfaitement claire. Une petite fille m'avait dit : « J'ai appris que la vie était faite pour vivre et que cette lumière serait toujours avec moi » . C'est le type même d'expérience qui bouleverse la vie alors que d'autres l'attendent pendant toute leur existence. Aujourd'hui, cette jeune fille écoute les autres avec beaucoup d'empathie et résout naturellement tous les problèmes. Dans le débat sur les expériences aux frontières de la mort, tout le monde s'accorde pour dire que l'expérience en elle-même est totalement réelle car elle possède cette qualité indubitable, inoubliable et ineffable de la réalité. Pour la plupart de ceux qui l'ont vécue, il n'y aucune discussion possible. Res ipsa loquitor. Elle parle d'elle-même. Mais malgré cela, maintenant que ces enfants étaient devenus de jeunes adultes, ils venaient me demander « Dr Morse, est-ce que tout cela était vrai ? » Une question qui défie l'âme puisque la preuve se trouve hors de portée de notre conscience. Peut-être que la réponse la plus satisfaisante est un commentaire du Dr William Wommack, l'un de mes critiques les plus sévères du Children's Hospital : « La question n'est plus de savoir si l'expérience est réelle ou pas. Car la transformation, elle, elle est bien réelle » . En observant Marla jouer au ballon, je me suis souvenu de son cas : elle fut intégrée dans mon étude après avoir survécu à un coma Glasgow trois, un niveau généralement associé à une mort certaine. Contrairement à son père et son oncle, Marla ne se souvenait pas de s'être noyée. Les deux hommes plongèrent à maintes reprises dans le lac pour la secourir. Mais le ciel était si couvert et l'eau si sombre que sous l'eau ils ne voyaient rien. Ce n'est qu'au dernier plongeon qu'ils l'aperçurent, et pour cause : elle était illuminée par une sorte de clarté intérieure qui les avait guidés jusqu'à son corps. Aujourd'hui cette lumière brille toujours en elle.
Connectés à vie
De nombreuses questions sans réponse subsistent encore à propos de ces expériences aux frontières de la mort. Ce que l'on sait en revanche avec certitude, c'est la zone cérébrale où elles se déroulent : le lobe temporal droit. Or dans le cerveau, peu de choses peuvent être localisées avec certitude dans un lieu précis car il est flexible et incroyable dans sa capacité à répliquer ses facultés dans différents endroits. Par exemple, les souvenirs et les aptitudes que l'on dit résider dans la moitié gauche du cerveau où se trouve notre capacité de parler, peut aussi exister dans la moitié droite. Aussi, lorsque je dis que le ciel et Dieu peuvent être perçus à travers le lobe temporal droit, je tiens à y inclure les autres structures importantes liées à ce lobe. Je pense notamment à l'hippocampe ainsi qu'aux autres structures limbiques qui jouent toutes un rôle dans le contrôle de la mémoire et des émotions. Il y a une centaine d'années environ, les scientifiques ont commencé à dresser un plan des différentes régions du cerveau. Leurs recherches ont démontré que notre lobe droit, en plus de nous aider à entendre, à sentir et à goûter, est aussi capable de donner des perceptions mystiques de Dieu et d'autres capacités spirituelles, principalement celle de voir en dehors du corps, ou tout simplement de sortir de son corps. A la fin du XIXe siècle, les anatomistes ont remarqué que les patients atteints de tumeurs au cerveau ou d'autres lésions au lobe temporal droit avaient des hallucinations complexes de gens et d'événements, projetés en trois dimensions en dehors de leur corps. D'ailleurs, une attaque touchant le lobe temporal droit peut conduire le sujet à rencontrer régulièrement Dieu ou à sortir de son corps. Il y a presque quarante ans, le Dr Wilder Penfield, l'autorité dominante de l'époque en neurochirurgie, a découvert que la stimulation électrique d'une zone précise du lobe temporal droit déclenchait des sensations de type EFM : les sujets entendaient de la musique céleste, rencontraient des amis ou des proches morts et voyaient même leur vie défiler devant leurs yeux. Cette zone, la scissure sylvienne pour les spécialistes, se trouve dans le lobe temporal juste au-dessus de l'oreille droite. Pendant ses interventions, le Dr Penfield prenait de longues aiguilles d'acier inoxydable et commotionnait les zones internes du cerveau des patients éveillés. Il découvrit qu'en étant ainsi stimulés, ses patients avaient l'impression de sortir de leur corps, voyaient des lumières et des formes géométriques, revivaient leur vie en trois dimensions à l'extérieur de leur corps et ressentaient pratiquement tous les autres éléments classiques d'une EFM. Une des patientes dit au Dr Penfield : « Mon Dieu, je suis en train de quitter mon corps » , et, encore plus intéressant, « je suis moitié à l'intérieur, moitié à l'extérieur » . De façon similaire, le chercheur canadien Michael Persinger, spécialiste de la conscience, découvrit que la stimulation du lobe temporal droit avec un courant électrique déclenchait les effets bénéfiques de ce qu'il a baptisé « l'expérience de Dieu » . Il alla même jusqu'à recommander à tous les êtres humains l'induction de cette expérience à travers la prière ou la méditation comme antidote à la violence, à la dépression, à la drogue et à l'effondrement de nos structures sociales, autant de fléaux qui empoisonnent notre société. Aujourd'hui, le Dr Persinger pense que ses recherches, qui démontrent la perception de Dieu ainsi que ses effets transformateurs, peuvent être dupliquées par des études accompagnées de stimulations électriques semblables à celles qu'il pratiquait. Il a déclaré : « La possibilité d'avoir cette expérience de Dieu est une conséquence de la construction même du cerveau humain. Si le lobe temporal droit s'était développé d'une manière différente, cette expérience ne pourrait avoir lieu » . Il va même plus loin avec cette observation révélatrice : pour la plupart, nous avons appris à compartimenter l'expérience de Dieu. Elle peut être conditionnée à se passer uniquement à certains moments ou bien dans certains endroits. Or, à cause de la relation existant entre les lobes frontaux ( ceux impliqués dans les prises de décision ) et les lobes temporaux ( ceux de la mémoire, de l'interprétation de l'expérience et de l'expérience de Dieu ) , la plupart d'entre-nous pouvons apprendre à contrôler l'expérience de la perception de Dieu et à la reproduire à volonté. Mais d'abord pourquoi cette expérience se passe-t-elle ? Certains disent qu'il s'agit simplement d'un mécanisme primitif de défense, un mécanisme qui, au moment de la mort, est destiné à nous réconforter. D'autres pensent que cela encourage la loyauté parentale ou la stabilité à l'intérieur d'un groupe, comme par exemple une tribu ou une famille. Cela ne veut pas dire pour autant que la foi soit juste un mélange de chimie et de physiologie cérébrale, bien au contraire : cela désigne simplement la région exacte du cerveau impliquée dans la foi. Les autres fonctions du lobe temporal droit donnent l'accès aux souvenirs et déclenchent l'interprétation des expériences, ce qui permet aux aspects « transformateurs » ( de « l'expérience de Dieu » ) d'affecter toute la personnalité. Les zones voisines du cerveau favorisent également l'expérimentation de la lumière. Lorsque le circuit entier fonctionne correctement, la personne qui a un lobe temporal droit en ordre perçoit une lumière divine qu'elle identifie comme étant Dieu. En retour, cela entraîne des transformations profondes sur sa personnalité. Je ne suis pas le premier à établir cette connexion. Bien d'autres avant moi l'avaient vue comme le philosophe et neuro-scientifique Arthur Mandell qui a écrit : « Le royaume des cieux peut être trouvé dans le lobe temporal droit ». Pourtant, la plupart des scientifiques le réfutent. Quelques uns, effrayés par les implications, l'ont repoussé dans un coin obscur des études scientifiques. Et il est resté là, caché comme un événement mental anormal.
La science est limitée par ce qu'elle peut admettre L'histoire de la science a toujours été dépendante de ce que la société était capable d'admettre. Examinons par exemple l'invention simultanée, mais indépendante, du calcul des équations par respectivement Sir Issac Newton et le grand mathématicien japonais Takakazu Seki. Du temps de Newton, on croyait que Dieu était un créateur qui avait inventé un Univers mécanique reposant sur des lois précises révélées par les principes mathématiques tels que le calcul différentiel. Résultat : le fait que les mouvements complexes des corps célestes puissent être expliqués par des lois mathématiques représentait la preuve absolue de l'existence de Dieu. Les Japonais, eux, ne reliaient pas la science à l'Univers. Ils avaient une vision complexe de ce dernier où Dieu, la nature et les êtres humains étaient liés et inséparables. Mais la conséquence d'une telle vision fut que les grandes découvertes du mathématicien nippon restèrent totalement ignorées de ses concitoyens. Les Japonais ne voyaient pas quel usage pratique ils pouvaient tirer de la course des planètes ou de tout autre phénomène de l'Univers, alors que nous, nous utilisons maintenant ces équations pour envoyer des fusées sur la Lune. Les enfants que j'ai étudiés ont une compréhension instinctive des nouvelles sciences parce qu'ils ont été préparés à les comprendre par leur EFM, qui constitue ainsi un cas typique d'illumination mystique. Mes patients parlent déjà le langage des physiciens « théoriques » et des mathématiciens « chaotiques ». Ils peuvent appréhender un univers éternel dans lequel l'espace, le temps et la masse ne peuvent être séparés. Pourquoi ? Parce qu'ils ont perçu l'univers depuis une fenêtre de référence unique, hors de leur corps et tout en vivant une rencontre avec un Dieu plein d'amour. L'un des exemples les plus spectaculaires de cette compréhension scientifique soudaine est celui d'Olaf Swendon. Olaf, un inventeur suédois, n'avait pas cru à la masse phénoménale de savoir qui l'avait envahi lors de sa vision mystique, jusqu'à la découverte officielle des particules subatomiques, les neutrinos. Lorsqu'il en entendit parler, il réalisa soudain qu'il les avait déjà vus, adolescent, lorsqu'il avait failli mourir ! Olaf représente l'une des premières illustrations de cette règle. Il eut une vision mystique mais sans les connaissances académiques indispensables ( chimie et de physique théorique ) pour la comprendre, elle ne lui servait à rien. En revanche, avec la formation intellectuelle adéquate, les bénéfices furent considérables : Olaf est devenu multi-millionnaire car il possède aujourd'hui plus d'une centaine de brevets dans le domaine de la chimie organique. Et ce n'est pas tout. Son expérience aux frontières de la mort lui donna également des aperçus spirituels. En effet, il aurait pu utiliser ses connaissances pour fabriquer des gaz de combat et des armes de guerre. A la place, il se rendit compte que tout dans la vie était interconnecté, et que lui-même avait des responsabilités philosophiques et spirituelles. Pour cela, il inventa un procédé permettant d'inclure de la craie dans la pâte à papier. Le résultat ? On abat aujourd'hui nettement moins d'arbres. Malgré tout cela, en 1995, à la conférence « Beyond the Brain » de l'Université de Cambridge, la peur subliminale qui a émergé derrière ce paradigme a été parfaitement résumée par la question du Dr Julian Candy : « Comment pouvons-nous abandonner nos principaux mythes sans tomber dans la superstition ? » Par « principaux mythes » , il entend la vision des anciens dans laquelle l'Univers n'est qu'une simple horloge géante aux actions parfaitement prévisibles. Les nouvelles technologies ont conduit au développement de la puissance nucléaire et à la production d'énergie bon marché en quantité illimitée. Nous pouvons maintenant regarder à l'intérieur d'un corps humain pour rechercher des cancers et autres maladies ou blessures, en utilisant le système d'images par résonance magnétique nucléaire qui détecte les variations électromagnétiques les plus subtiles des tissus humains. Pratiquement chaque hôpital possède à présent un IRM, outil incroyable d'aide au diagnostic. Pourtant il a été développé sur la base de ce qui n'était encore que de purs concepts il y a vingt ans. Je ne mets pas en cause le fait qu'il est nécessaire que la science progresse sur des bases solides et fasse preuve dans certains cas de scepticisme, voire d'une rigueur certaine, pour ne pas dire rigidité, mais notre quête de la signification de la vie et de la nature divine ne doit pas s'arrêter. A une époque, les philosophes pensaient que l'univers se trouvait sur le dos d'une tortue géante. L'astrophysicien Stephen Hawking avait parlé de cette idée du monde lors d'une conférence et fut surpris par une femme qui se leva pour lui dire qu'elle y croyait. « Mais qu'il y a-t-il alors sous la tortue ? » demanda Hawking. « Oh, c'est tout simple » répondit-elle, « il y a d'autres tortues jusqu'en bas » . La réponse de cette femme était pratique à défaut d'être correcte. Nous ne sommes pas plus prêts à répondre aujourd'hui à ces questions que les philosophes antiques. Qui a fait l'Univers ? Qu'y a t-il en dehors ? Comment peut-il exister avec le vide autour de lui ? Et d'abord, d'où vient-il cet Univers ? Que s'est-il passé avant le Big Bang ? L'Univers suscite une quantité infinie de questions en attente de réponses, celles qui pourraient modifier cette notion mécanique de la nature. Ces simples réflexions s'appliquent aussi à notre univers personnel car il y a tout autant à apprendre sur la nature de notre âme et sur ce qui la fait vivre. Tout comme l'univers autour de nous, nous sommes, nous aussi, un amalgame de questions sans réponse, la plupart d'ailleurs reliées à ce que nous appelons nos propres aspects métaphysiques. Survivons-nous après la mort ? Comment la télépathie fonctionne-t-elle ? Nos âmes peuvent-elles quitter nos corps pour voyager ailleurs ? Existe-il une manière d'atteindre mentalement nos propres capacités de guérison ? Vivons-nous comme les autres peuples ? Ce sont toutes des questions auxquelles on peut apporter des débuts de réponses en examinant la physiologie des expériences aux frontières de la mort. Comme l'ouverture d'une porte secrète sur un monde inconnu, les EFM nous permettent de regarder avec un oeil neuf le lien entre nos cerveaux et cet univers. Dans cette optique, on explore un nouveau changement dans lequel science et spiritualité se donnent la main pour trouver un terrain d'entente dans le cadre de l'éternelle opposition « corps-âme » . Je trouve d'ailleurs rassurant que la science et la spiritualité soient enfin connectées et qu'elles aient besoin l'une de l'autre, mais c'est une constatation pleine d'ironie, quand on connaît l'hostilité permanente qui les a toujours opposées. Quoi qu'il en soit, nous avons suffisamment de preuves aujourd'hui pour affirmer qu'un modèle purement informatique et mécanique du cerveau ne peut expliquer la conscience humaine. La réflexion des êtres n'est pas mécanique mais plutôt connectée à des forces que nous définissons comme « divines » ou « spirituelles » . Contrairement aux ordinateurs, la conscience humaine est toujours irrationnelle. Les accès créatifs et les compréhensions intuitives représentent l'essence même de la conscience humaine et ils comblent les espaces vides en utilisant la logique et en échafaudant des théories. Nous obtenons toujours des témoignages scientifiques mettant en évidence le rôle du cerveau dans les cas de guérisons spontanées du corps, ou, encore plus extraordinaire, sa liaison avec les zones situées en dehors du crâne humain. Répartis dans divers comptes-rendus de magazines scientifiques, et ce dans dans toutes les disciplines, se trouvent des exemples de « lectures de pensées » , de télékinésie, de guérisons par l'imposition des mains, de rencontres avec des personnes décédées lors de visions, d'expériences hors du corps vérifiables et bien d'autres exemples encore. Cela prouve que le cerveau n'est pas qu'un simple ordinateur mais une partie de notre corps qui contrôle et communique de manière trop mystérieuse pour que la science puisse le comprendre aujourd'hui. Mais la plupart des scientifiques n'aiment pas admettre une telle chose. L'un des participants de la conférence de Londres le résuma parfaitement en affirmant avec colère : « Si nous acceptions le fait que l'homme ait un esprit, nous tournerions le dos à la science et aux trois cent dernières années de progrès scientifiques. Nous perdrions tout ce que nous avons accompli » . Face à un tel scepticisme, des universités prestigieuses comme l'University of Virginia et l'University of Connecticut explorent malgré tout les limites de la conscience en effectuant des recherches prudentes mais toujours vérifiables, y compris sur les expériences aux frontières de la mort. Il est rassurant de savoir qu'un petit nombre de précurseurs courageux aient réussi à découvrir la lisière d'un nouveau territoire et se préparent à l'envahir. Cette invasion inclut l'adhésion à une série de faits indiscutables qui sont les bases de la recherche actuelle sur les expériences aux frontières de la mort : 1 ) Les EFM, comme les expériences spirituelles, sont réelles. Par cela, j'entends qu'elles sont aussi vraies que les autres perceptions humaines comme celles générées pas nos yeux et nos oreilles. Nous pouvons, grâce à des batteries de tests scientifiques, distinguer les maladies mentales, les maladies physiques, les états de conscience modifiés par la drogue des expériences spirituelles authentiques comme une EFM. Trois articles majeurs publiés au cours des dix dernières années dans des magazines médicaux le prouvent. Au final, des EFM ont été recréées en laboratoire et je vais les aborder un peu plus loin 2 ) Les EFM ainsi que les autres expériences spirituelles sont connectées à des cheminements particuliers dans le lobe temporal droit. Elles ne sont pas la conséquence d'un dysfonctionnement cérébral mais bien l'activité normale d'une zone spécifique de notre cerveau. Exactement comme les régions qui nous permettent d'entendre et de voir, le lobe temporal droit perçoit d'autres réalités. 3 ) Il existe d'autres réalités. Au moins deux, virtuellement identiques à la nôtre, ont été documentées en laboratoire de physique, mais seulement au niveau subatomique. Quelques physiciens théoriques ont même postulé l'existence de dix autres réalités. Il s'agit là d'un point capital. En effet, une des raisons pour lesquelles les expériences aux frontières de la mort sont mises sur le compte d'une hallucination réside dans la définition même de celle-ci, à savoir la perception de quelque chose qui n'est pas réel. Le fait que l'existence d'autres réalités soit prouvée scientifiquement implique théoriquement que les visions/perceptions expérimentées au cours d'une EFM sont donc réelles. Le psychologue et chercheur Charles Tart résuma parfaitement les études effectuées sur les expériences aux frontières de la mort et sur la conscience : « Ce dont nous avons besoin ce n'est pas d'une nouvelle définition ou explication de la conscience mais simplement d'une carte mise à jour. Celle-ci nous permettrait de tracer à la fois les cheminements de ces nouvelles avenues et ceux pris par les sentiers traditionnels et ceci non seulement pour voir leurs convergences, peut-être surprenantes, et les endroits où des ponts pourraient être établis, mais aussi pour obtenir un aperçu de la destination où ils mènent. Et après tout, une nouvelle carte est ce que nous apporte un changement » .
La mort dissimule une autre vie inconcevable Il se faisait tard. Les grillons avaient commencé leurs stridulations accompagnés par les grenouilles de l'étang où des enfants essayaient de pêcher. Quelques uns des parents et moi-même avions rassemblé des morceaux de bois pour faire un feu. On entendit un « woosh » et le bois sec s'enflamma comme aspiré avidement vers les étoiles. La lumière brillante attira les enfants comme je l'avais prévu. La plupart d'entre eux m'avaient dit que celle qu'ils avaient rencontrée dans leur EFM était toujours présente à leurs côtés. Quelque fois, elle se trouvait hors de vue, mais d'autres fois elle les emplissait d'un profond sentiment de bien-être spirituel. Ce fut une belle journée avec un excellent repas, une compagnie agréable, des jeux passionnants et des témoignages encore plus intéressants. Jonathan, un jeune homme d'origine indienne et Jane, une assistance sociale, accordaient leurs instruments pour chanter autour du feu. Jane, une enfant terriblement timide lorsqu'elle m'avait raconté son expérience il y a une quinzaine d'années, s'était transformée en une femme courageuse qui se dévouait pour travailler avec des patients mourant du cancer. S'ils sont tous uniques, ils partagent néanmoins la certitude que dans la mort il existe un type de vie que personne d'entre-nous ne peut encore imaginer jusqu'à ce que cela nous arrive.
11 februari LA DIVINE CONNEXION "Le point de Dieu"Les neurologues de l'University of California de San Diego ont annoncé en 1997, avec beaucoup de courage, qu'ils venaient tout juste de découvrir dans le cerveau humain une zone « qui pourrait être spécialement conçue pour entendre la voix du Ciel » . Avec des recherches spécialement élaborées pour tester cette zone, les médecins ont établi que certaines parties du cerveau, le lobe temporal droit pour être exact, s'harmonisent avec la notion d'Etre suprême et d'expériences mystiques... Ils ont donc baptisé cette zone « le module de Dieu » , précisant qu'elle ressemblait à un véritable « mécanisme dédié à la religion » . Si bien des scientifiques furent ravis de cette découverte, l'un d'eux, Craig Kinsley, neurologue à l'University of Virginia de Richmond, fit cette remarque pleine de bon sens : « Le problème est que nous ne savons pas si c'est le cerveau qui a créé Dieu ou si c'est Dieu qui a créé le cerveau. Néanmoins, cette découverte va vraiment secouer les gens » . Je comprenais parfaitement ce qu'il voulait dire. Dans mes trois livres précédents sur les expériences aux frontières de la mort, j'avais déjà identifié le lobe temporal droit comme l'emplacement de ce point de contact entre l'homme et Dieu. C'est là qu'Il semble habiter en chacun de nous, dans une zone au potentiel illimité et inexploité que j'appelle le « Point de Dieu » ou le « Point Divin » il permet aussi bien la guérison du corps que le déclenchement de visions mystiques, de capacités médiumniques et d'expériences spirituelles inoubliables. En clair, le lobe temporal droit nous permet d'interagir directement avec l'Univers. Bien que les événements vécus au cours d'une expérience aux frontières de la mort ( EFM) soient considérés aujourd'hui comme notre dernière communication et interaction avec la vie, il semble que rien ne puisse être aussi inexact. L'EFM est seulement une expérience spirituelle qui se déclenche lorsqu'on meurt. Mais en étudiant ces expériences, nous avons appris que chaque être humain possède ce potentiel biologique pour interagir avec l'univers et ce à n'importe quel moment de sa vie. Pour cela, nous devons simplement apprendre à activer notre lobe temporal droit, là où habite Dieu. En tant que pédiatre, j'ai vu ce qui se passait lorsque cette zone était activée chez les enfants passés « de l'autre côté » . J'ai aussi remarqué combien ils étaient marqués à vie par leur expérience : ils devenaient plus équilibrés non seulement au niveau mental et physique, mais aussi au niveau spirituel ! Ils mangeaient une nourriture plus saine, obtenaient de meilleurs résultats scolaires et possédaient plus de maturité que leur camarades. Ils sont conscients ce lien avec l'Univers alors que la plupart de leurs camarades ignorent jusqu'à son existence. Ces enfants ont même le sentiment absolu d'avoir une tâche à accomplir sur terre. Ils ne craignent plus la mort. Mieux, ils suivent en permanence leurs intuitions et savent qu'ils peuvent retrouver cette présence divine aperçue dans leur EFM à tout moment, sans être obligés de mourir à nouveau. « Une fois que vous avez vu la lumière de l'autre côté, si vous essayez, vous pouvez la revoir » m'a dit l'un de mes jeunes patients. « Elle est toujours là pour vous » .
Où se trouve le Point de Dieu ? Ne le cherchez pas dans un livre d'anatomie, la science médicale contemporaine ne le reconnaît pas, pas plus qu'un autre d'ailleurs, comme étant celui de Dieu. En fait, les livres classiques de neurologie décrivent le lobe temporal droit simplement comme étant le « décodeur » , l'interprète de nos souvenirs et de nos émotions. Dans ce livre, nous allons montrer que le lobe temporal droit fonctionne plutôt comme une zone « surnaturelle » procurant des capacités d'auto-guérison, de télépathie et surtout de communication avec le divin. Comme ces capacités sont « paranormales » , elles sont donc controversées. Mais comment cela est-il possible ? Comment pouvons-nous ignorer, et ce depuis des millénaires, quelque chose d'aussi important que la faculté de communiquer avec Dieu ? La réponse la plus simple pourrait être la suivante : « nous sommes au Moyen-âge de la spiritualité » et devons encore évoluer pour en sortir. En effet, l'histoire humaine comporte d'innombrables cas d'aveuglements intellectuels. Ce sont les Chinois par exemple qui ont inventé le compas. Mais pas pour voyager. Ils utilisaient cet instrument remarquable pour aligner géographiquement leurs maisons et cela dans le souci d'observer des règles religieuses. Les Mayas, eux, ont inventé la roue. Mais comme jouet pour leurs enfants. Ce n'est que des années plus tard que d'autres cultures finirent par découvrir les possibilités supplémentaires offertes par ces instruments et les ont adoptés, ce qui changea le cours de l'histoire. En conséquence, il nous faudra encore beaucoup de temps pour que la médecine occidentale reconnaisse une zone du cerveau comme étant notre interface avec l'Univers et cela malgré les recherches des institutions scientifiques les plus respectées. Bien que les médecins se servent quotidiennement de leur intuition dans leur cabinet, la plupart d'entre-eux considèrent cette relation « corps-âme » comme un concept plutôt que comme une réalité. Un réel Point de Dieu ? Impossible.
J'étais l'un de ces médecins totalement sceptiques Bien sûr, je sais pourquoi la plupart des médecins occidentaux ne peuvent pas reconnaître le Point de Dieu comme un point anatomique. Après tout, j'ai fait mes études à la John Hopkins University, l'un des bastions américains de l'enseignement médical. Et si l'un de nous avait seulement songé à proposer quelque chose d'aussi saugrenu et en dehors de tout courant de pensée, qu'une zone du cerveau interagissant avec Dieu, personne ne nous aurait jamais pris aux sérieux. Le strict enseignement médical que j'ai reçu m'a entraîné à nier l'existence d'un telle zone. Et même après avoir étudié les expériences aux frontières de la mort en interrogeant une centaine d'enfants rescapés, j'avais vraiment du mal à croire tout ce que j'entendais. J'avais interviewé des enfants qui avaient quitté leur corps allongé sur la table des urgences, qui avaient « flotté » jusqu'à la salle d'attente pour rendre visite à leur famille apeurée et qui, plus tard, ont été capables de rapporter les conversations et les scènes auxquelles ils n'avaient absolument pas pu assister vu leur état comateux. J'acceptais mal l'authenticité de cette expérience principalement à cause de ma stricte formation de médecin qui me rendait extrêmement sceptique face aux faits inexpliqués. J'étais comme un homme ne lisant que des ouvrages sur la survie dans la jungle, mais qui n'a jamais campé de sa vie, ni dormi une seule fois à la belle étoile pour appliquer tout ce qu'il a appris. Puis, un jour, cette lumière, je l'ai vue. Je parlais à un groupe de techniciens d'électroencéphalographie, ces spécialistes qui utilisent des ordinateurs complexes pour surveiller l'activité du cerveau des malades, lorsque une jeune femme me demanda : « Dr Morse, comment peut-on stimuler le lobe temporal droit ? » Je lui répondis de manière très technique, donnant le cas d'un neurologue qui s'était servi de courants électriques pour le stimuler artificiellement, avant d'être interrompu en plein milieu de ma phrase : « Non, non » dit la jeune femme, « en fait je voulais savoir comment on peut activer cette zone de façon naturelle » . Je haussai les épaules, puis dis la première chose qui me passa par la tête : « J'imagine que c'est ce que font les gens quand ils prient » .
Tester ma propre prescription Jamais je n'avais songé à essayer cette méthode de stimulation du lobe temporal droit, une méthode pourtant éprouvée à travers le temps et appelée « prière » . J'étais comme la plupart des médecins qui ne prennent que rarement les médicaments qu'ils prescrivent. Ainsi, je me suis toujours tenu éloigné de la « prière » sans jamais l'utiliser personnellement. Je peux même sincèrement avouer que je n'avais jamais réellement prié avant ma quarantaine. Alors, presque par défi, je décidai de sauter le pas. Cela se passa lors de la tournée promotionnelle pour mon troisième ouvrage, « Parting Visions » , un événement frénétique où l'auteur d'un livre passe d'interview en interview en compagnie d'attachées de presse chargées de l'accompagner d'un studio de télévision à un autre. C'est un exercice parfois ennuyeux à mourir car il revient toujours à répondre aux mêmes questions, et à toujours résumer un sujet aussi complexe que les visions spirituelles en deux ou trois minutes juste avant la pause publicitaire. Ces tournées littéraires sont certes difficiles, mais elles apportent bien autre chose que la stricte promotion des livres : elles me donnent l'opportunité d'apprendre directement auprès de mes lecteurs ce qu'ils pensent de mes recherches. Et l'une de ces opportunités me fut justement donnée dans le Midwest, lorsqu'une attachée de presse, qui venait tout juste de perdre son mari à la suite d'un cancer, me récupéra à l'aéroport. C'était l'une de ces journées grises où rien ne fonctionne comme prévu. Plusieurs radios avaient annulé leur interview et je me retrouvai avec un emploi du temps vide, sans rien à faire hormis tuer le temps en compagnie de mon chaperon, une femme extrêmement religieuse qui n'avait aucun doute sur l'existence d'une vie après la mort. Elle m'expliqua qu'en phase terminale, son mari avait eu de véritables visions d'une autre vie, visions dans lesquelles elle voyait la preuve formelle de sa foi. D'ailleurs elle chérissait ces souvenirs bien plus que les derniers instants de son mari. Et elle aussi me demanda : « Dr Morse, comment se connecte-t-on à Dieu ? » Je lui expliquai donc ma théorie sur le Point de Dieu et les différentes façons dont il pouvait être « activé » , indépendamment d'une mort imminente ou de la mort elle-même. Je lui énumérai même les nombreuses études dans lesquelles la stimulation du lobe temporal droit se traduisait par l'« activation » d'une expérience spirituelle. Et je lui précisai aussi qu'une « vraie prière » pouvait également exciter ce point. « Mais » , ajoutai-je aussitôt, « je ne sais pas vraiment ce qu'est une "vraie prière" » . « Vous devez quand même savoir ce que c'est ! » me dit-elle, surprise, « vous n'avez jamais prié, Dr Morse ? » Je répondis honnêtement par la négative. J'avais prié lorsque mon père avait été atteint par le cancer, en ayant le sentiment que ce n'était qu'une façon d'exprimer mon angoisse. Et bien que j'eusse usé mes fonds de culotte sur les bancs d'une école hébraïque, les prières que nous récitions en classe ressemblaient à des chants de textes archaïques dénués de sens. Pourtant, je n'avais pas de problème de conscience à transformer la science en une sorte de religion : si une partie de mon travail m'avait effectivement obligé à modifier ma foi, ce fut toujours par petites touches, solidement démontrées par des études scientifiques.
« Mais la religion » , dis-je à cette dame, « se trouve de l'autre côté de ce ravin, trop large à franchir pour moi » . « Peut-être » , me répondit-elle, « mais je ne vous avais pas demandé si vous étiez religieux, Dr Morse. Je vous avais simplement demandé si vous aviez déjà prié. Ne pensez-vous pas que la religion et la prière puissent être deux choses distinctes ? » « Jamais je ne les avais perçues comme séparées » , répondis-je, « mais j'ai vu comment prière et religion peuvent être utilisées ensemble, ou séparément, comme une passerelle à la spiritualité » . J'ajoutai même que la religion était plus souvent utilisée comme un moyen de contrôle plutôt que comme une libération de l'esprit. « Oubliez tous les mauvais aspects qui ont découlé de la religion » , dit-elle. « Pensez plutôt au Créateur de l'Univers et au fait de toucher cette Puissance. Mettez-vous à genoux et parlez à Dieu. Si vous le faites correctement, peut-être que Dieu vous répondra » . J'éclatai de rire : « Bon, bon, peut-être que j'essaierai un jour » . « Promettez-moi que vous le ferez ce soir » insista-t-elle. Je le lui promis : « D'accord, j'essaierai ce soir » . Une promesse tenue aux conséquences inattendues Un peu plus tard dans la soirée, comme promis, je me suis agenouillé au pied de mon lit et je ne me suis pas senti aussi idiot que je l'avais imaginé. J'ai songé avec beaucoup d'affection à chacun de mes enfants, souri en me rappelant ce qu'ils m'avaient dit, et j'ai remercié Dieu. J'ai pensé aussi à ma femme et à la chance qui était la mienne d'avoir à mes côtés un être aussi précieux qui comprenait ma dévotion à la médecine. J'ai prié ensuite pour la santé de mes patients et pour que je puisse avoir le discernement nécessaire afin de les aider. Et puis, comme ça, j'ai décidé de poser une question à Dieu. Je Lui ai demandé : « Quelle est la nature de Dieu et quelle est la relation entre Dieu et l'homme ? » Je sais que ma prière semblait artificielle mais j'agissais avec mon coeur. A la fin de la soirée, j'avais prié en totale sincérité et ouverture d'esprit pendant cinq bonnes minutes. J'avais même suivi les conseils donnés par mon mentor : quelques minutes à remercier Dieu pour ses grâces et quelques minutes à prier pour les autres, puis ma question. Afin que cette expérience de prière devienne un peu plus « scientifique » , j'y ai inclus la condition que je devais avoir la réponse en 24 heures ! De cette manière, elle serait claire et précise et je n'aurais pas à me demander si les événements des jours suivants ne devaient pas être interprétés comme une réponse de Dieu à ma question. Le lendemain, je me levai de bonne heure et m'envolai pour Los Angeles où m'attendait un emploi du temps particulièrement chargé en interviews télévision et radio. Dans l'après-midi, j'avais même totalement oublié mon test. Ce n'est que le soir, de retour à l'hôtel, totalement exténué, que j'obtins ma réponse. Empli d'une énergie refoulée et marchant nerveusement dans ma chambre, je fus soudain entouré d'une lumière extraordinaire qui me donna un sentiment de paix, de calme et d'amour. Immédiatement, je sus ce que c'était. Le léger sifflement que j'avais entendu toute la journée dans mon oreille dès que je bougeais les muscles de mes mâchoires avait disparu. J'avais l'impression d'être immergé dans une sorte de miel doux et chaud. Je pouvais le sentir sur ma peau comme je le ressentais dans mon coeur et dans mon cerveau, tout en étant en paix et submergé d'amour. Je savais tout. J'ai même compris soudain que si je posais une question, j'en connaîtrais immédiatement la réponse. Alors j'entendis ma question de la veille résonner dans ma tête : « Quelle est la nature de Dieu et quelle est la relation entre Dieu et l'homme ? » Dans cette exquise sensation de bien-être, je compris que l'homme, tout comme le reste de l'Univers, n'était qu'une parcelle de Dieu. Tout comme chaque flocon de neige contient des représentations miniatures du flocon tout entier, et tout comme chaque enchaînement d'ADN contient le code pour créer un être humain unique, nous sommes tous des petits fragments de Dieu. Etre exposé à cette lumière universelle me fit le même effet que si j'avais reçu un coup de poing en plein ventre. Mon souffle fut coupé et une douleur intense s'empara de tout mon corps. Puis tous les sentiments et sensations cessèrent. Dans un flash aveuglant, je réalisai d'un seul coup que j'étais un corps dans une âme, et pas le contraire. Je saisis tout cela en un instant, mais un instant qui semblait durer éternellement, qui n'avait pas de fin. J'avais étudié cette expérience pendant des années chez les autres, mais jamais je ne l'avais vécue moi-même, jusqu'à ce moment-là. Hélas, une tel bonheur ne s'est jamais répété bien que j'aie prié de très nombreuses fois depuis. Mais le fait que cela eut lieu une fois est déjà suffisant. Maintenant je sais que je peux communiquer avec Dieu dès que le besoin s'en fait sentir, une certitude partagée par presque toutes les religions du monde. Et je sais aussi que je pourrai revivre cette expérience une nouvelle fois, si jamais j'en avais besoin. Chercher du feu avec une bougie allumée Mon contact avec les enfants passés de « l'autre côté » m'avait déjà enseigné des leçons importantes que je ne pouvais pas toujours suivre, mais qui sont toujours présentes dans mon esprit : ma femme et mes enfants représentent les cadeaux les plus importants de ma vie car l'amour est la matière qui réunit l'humanité. Je ne veux surtout pas me décrire comme une sorte de petit saint. Il m'arrive de hurler sur les enfants à la fin d'un long week-end, lorsque tout le monde est fatigué, d'être totalement insensible, de trop regarder la télévision, de ne pas faire attention à ma femme et d'être irascible à mon cabinet. Mais j'ai réalisé aussi que la vie était brève et précieuse. « Nous n'avons que quelques minutes » disait Billy Graham, « car le plus grand mystère de la vie se trouve dans sa courte durée » . Le bref réveil de mon lobe temporal droit m'avait conduit à faire confiance au reste de ses capacités, télépathie, vision à distance et guérison du corps. J'ai appris ainsi à suivre mes instincts et à voir l'intuition comme un outil biologique implanté directement dans notre cerveau. Après quinze années passées à écouter les enfants décrire ce à quoi ressemblait la mort, j'ai appris que ce qu'ils ont vécu dans leurs derniers instants peut arriver à chacun d'entre-nous, et ce à n'importe quel moment de notre vie. Ces expériences nous montrent qu'une zone importante de notre cerveau ( toujours le lobe temporal droit ) reste sous-employée. Il est d'ailleurs scientifiquement prouvé, et je vais en donner les preuves dans ce livre, que lorsque cette zone fonctionne pleinement, nous recevons une sorte d'explication sur la signification de la vie, accompagnée d'une présentation « personnelle » de Dieu.
Pour la plupart d'entre-nous, la recherche de Dieu ressemble à ce que fait un homme qui cherche du feu avec une bougie allumée dans la main. La flamme se trouve toujours devant son visage, mais comme il regarde loin devant lui, il ne la voit pas. Souvent d'ailleurs, nous ignorons les éclairages et les visions transmises par notre lobe droit. Nous ne leur faisons pas confiance ou nous ne croyons pas que les réponses à nos problèmes puissent être aussi simples. Comme vous allez le découvrir dans ce livre, le lobe temporal droit nous donne en permanence des informations concernant notre vie. Le problème consiste simplement à apprendre à écouter cette petite voix et surtout à distinguer ces informations de la cacophonie des autres voix et sentiments qui encombrent notre cerveau. Cela me rappelle cette petite fille qui, au cours de son expérience aux frontières de la mort, a rencontré des membres de sa famille décédés. Elle se trouvait dans un « endroit lumineux » lorsqu'un petit bonhomme surexcité, qui semblait être l'incarnation même de la frustration, est venu à sa rencontre. Lorsqu'elle lui a demandé ce qui n'allait pas, il a répondu : « Ils n'arrêtent pas de me prier pour avoir des réponses, et je ne cesse de leur en donner, mais ils ne semblent jamais les entendre » .
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