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La porte Etroite

La conscience dans tous ses etats !

Le grand secret - la loi de l'attraction

Le Secret de la loi d’attraction


 Le processus de création est simple : Nous demandons. L'Univers répond. Nous recevons ce que nous avons demandé. En concentrant notre pensée sur un désir, nous lançons un message à l'Univers. L'Univers reçoit ce message et y répond instantanément. Il n'y a aucun doute à cela. L'attraction de ce que nous voulons est un processus très simple et très direct lorsque nous savons comment l'utiliser sans résistance. Ce film nous dévoile le secret de la loi d'Attraction afin que nous puissions réaliser notre vie idéale et à notre tour en faire bénéficier le monde entier. N’hésitons pas un instant à déterminer nos objectifs, à visualiser et à ressentir notre vie idéale et à entreprendre les actions que notre vision nous inspire. Le miracle de la création est à votre portée! Nous sommes tous un maître créateur!

Le Grand Secret de l'univers. Il a été transmis à travers les âges, traversant les siècles... pour nous atteindre maintenant.

Il s'agit là du Secret de tout - le secret de la joie illimitée, de la santé, de l'argent, des relations, de l'amour, de la jeunesse : En fait tout que l’on a toujours voulu sans jamais oser le demander !

Ce film explique TOUTES LES ressources nécessaires pour comprendre et vivre Le Secret. Pour la première fois dans l'histoire, les grands scientifiques, auteurs et philosophes du monde vous révèlent Le Secret qui a totalement transformé la vie des personnes qui l'ont connu...Platon, Newton, Carnegie, Beethoven, Shakespeare, Einstein.

Maintenant c’est à VOUS de connaître  Le Secret.

Il pourrait changer votre vie à jamais.

Voir le film sur le lien suivant : Le Secret



02 juni

Comment l'ONU detourne 32 milliard de dollars

Un grand documentaire d'investigation sur l'une des plus scandaleuses affaires de corruption de notre époque, perpétrée aux dépens d'un programme humanitaire mis en place par l'ONU. "Pétrole contre nourriture" est le nom d'un programme initié par l'ONU en 1996, qui visait à satisfaire les besoins humanitaires de la population irakienne soumise à un embargo depuis l'invasion du Koweït en 1990. Il devait permettre à l'Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et d'acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, "Pétrole contre nourriture" va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares...

Visualisé le reportage au lien suivant :
 
 

15 december

TU SERAS UN HOMME MON FILS

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,


                            Tu seras un Homme, mon fils.



Rudyard Kipling
14 december

Zeitgeist 2 : Addendum

L'évolution de l'espèce humaine est inarrêtable, elle peut prendre bien des formes différentes. Et il y a fort à parier que si on laisse faire les choses, ce sera brutal et destructeur. Le seul moyen de "négocier" une transition de culture pacifique nécessaire à notre survie (en fonction de notre environnement), c'est de changer notre point de vue, et d'y associer nos actes.
Zeitgeist Addendum explique les tentatives visant à localiser les causes profondes de cette corruption sociale généralisée, tout en inventant des solutions. Ces solutions ne sont basée non pas sur la politique, la morale, les lois, mais plutôt sur une compréhension moderne, non-superstitieuse de ce que nous sommes et comment nous harmoniser avec la nature, à laquelle nous appartenons, dans la construction d'une société technologique, sans travail, sans politicien, sans économie, sans loi, révélant notre véritable potentiel humain.

 

Lien : Zeitgeist 2 : Addendum

 

Lien : Zeitgeist : fichier PDF en français.

 

 

07 augustus

L'Art de domestiquer la Vache.

Etape 1
vache 1
Au fur et à mesure du processus d'individuation nous verrons les différentes parties du corps de la vache (correspondant aux différents plans de conscience) s'éclaircir les uns après les autres.

Le Bouddhisme, - qui est philosophie, mode de vie plus que religion, - nous montrera d'abord dans cet ouvrage la disparition graduelle de la couleur noire de la vache, qui représente la fausse vision du moi conscient uniquement rationnel, puis la disparition même de l'animal, qui signifiera l'abdication du "moi" et du mental.

Première image. Le Bouddhisme Chan, ou Zen, nous dit : "Il recherche la vache, les sens se jouent de nous". Cette situation correspond à la description du premier palier de la réalisation. La vache, tout entière de couleur noire, représente les possibilités de prises de conscience dont dispose l'être humain, son moi, sa nature ignorante, son être potentiel. Dans la mesure où l'être humain ne le voit qu'obscurément, ou dans ses seules apparences extérieures, la vache est noire. Elle n'est pas totalement sauvage cependant, puisqu'elle a déjà une attache au museau. C'est dire le désir de l'être humain d'évoluer. Les nuages, également noirs dans le ciel, soulignent l'idée (fausse) que, dans l'imaginaire, on voit "tout noir plus noir que le noir". Tel est le commencement du travail sur soi où alternerons douceur et rigueur, comme l'attestent dans les mains du personnage - l'être humain - l'herbe agréable (la carotte !) et le béton.

De son côté, et semblablement saint Jean de la Croix écrit en termes chrétiens : "L'âme, par amour pour Dieu, meurt au péché et à tout ce qui n'est pas Dieu". Comme notre texte, il débute par la mort des sens et du mental. Mû par la même humilité, nous entendons Lao-tseu dire : "Tous les êtres sont clairs, moi seul suis trouble" C.G. Jung leur fait écho, parlant de lui-même : "Je ne suis tout à fait sûr en rien".
Etape 2

vache 2


"L'individu est malade de n'avoir pas développé certaines
parties de sa personnalité qui demandent à l'être".
C.G. Jung (Cahiers no 78 ).

Les étapes de la transformation feront disparaître la couleur noire de la vache, puis la vache elle-même. Nous verrons s'éclaircir peu à peu les différentes parties de son corps, correspondant aux différents plans de conscience. Nous n'en sommes encore qu'au début : dans cette seconde image, le bouvier brandit encore le fouet et tire sur la longe ; la vache veut encore s'échapper, attirée par les faux plaisirs d'une soi-disant liberté.

De son côté, à son deuxième échelon, Jean de la Croix nous dit : "L'âme ne cesse plus de chercher Dieu". Encore faut-il que le chercheur connaisse d'abord sa propre nature obscure, représentée ici par la vache ; autrement, il n'aborderait qu'une partie de l'ensemble de son être. Capturée, la vache demeure rétive ; sans doute, le museau commence à blanchir (maîtrise du goût et de la parole), la tête se retourne vers la bonne direction, la longe s'est assouplie, les nuages ont disparu ; mais le soleil reste absent.

Il convient toujours de rechercher le vrai "moi" par opposition au "moi" apparent. Il est juste non pas de se complaire dans ce que nous sommes, dans notre suffisance, mais de nous transformer un peu chaque jour, afin de nous dégager des aspects éphémères pour atteindre une première certitude, seule porteuse de joie. Il ne s'agit pas d'entités différentes, mais d'un "moi" qui emprisonne le Soi. Ce "moi" doit être sacrifié par l'adhésion à l'inconscient. L'homme qui ne vit qu'au niveau du conscient reste séparé de ses racines, de sa "terre", comme semblent l'indiquer les pattes antérieures de l'animal.

Le passage de la "nature" à la "culture" n'est pas aisé. La vache est de nature vile. Mais par la lecture des enseignements de nos rêves, nous commençons à distinguer le correct du pervers, le vrai du faux, à passer du plomb à l'or.

Le deuxième échelon de st. Jean de la Croix est déjà très élevé ("l'âme ne cesse plus de chercher Dieu") par rapport à la deuxième étape du Dressage de la Vache ; mais à terme, nous le verrons, malgré certains déséquilibres entre les deux démarches, fin et commencement ne feront qu'un.

Etape 3

vache 3


Sur la troisième image, nous constatons que la vache a la tête blanche. La couleur noire représentait l'obscurité de l'esprit. Il nous faudra donc tendre vers un accroissement de lucidité. La vache, docile, suit son bouvier. Elle cesse de gambader ; mais l'homme tient toujours le licou - plus souple -, et veille sans cesse en la regardant. Il tient aussi la branche en cas de nécessité. Il devient spectateur de l'animal qui habite en lui. Celui-ci n'est plus vicieux, car, bien "tenu", il ne se sent plus coupable d'exister. Ainsi nous n'irons plus brouter l'herbe des autres : nous mangerons le monde, certes, (la terre nourrit ses enfants), mais pas plus que ce dont notre corps a besoin.

Le soleil est là, encore entouré de nuages : la conscience cherche à se dégager de l'inconscience. Sans oublier que l'inconscient contient aussi les sources sombres de l'instinct, - celui de conservation englobe tous les autres, - et de l'intuition.

Il n'est pas pour autant question de refouler l'"animal" qui vit en nous : il donne une certaine valeur à la vie. Il ne doit être que domestiqué, habile à RELIER raison et non-raison, conscient et inconscient.

Que nous dit, de son côté, le troisième échelon de st. Jean de la Croix ? "On fait agir l'âme, et l'on met en elle ce feu" (la conscience éveillée) "pour l'empêcher de tomber" ; de tomber dans ces passions que sont ignorance, méchanceté, intempérance, injustice, envie, ruse, colère, et même tristesse ! Ce "feu" n'est pas sans rappeler le soleil de l'image ; de même que le ruisseau qu'on voit en bas, cette "eau limpide coulant de la colline", comme dit encore st. Jean de la Croix.

Etape 4

vache 4


La première image nous a montré à quel point l'homme vit à l'écart de lui-même, de son corps, de ses instincts ; la deuxième, combien il discerne peu le vrai du faux, le bien du mal ; la troisième, l'importance de l'animal en lui. La quatrième image le montre encore attiré par tout ce qui est extérieur, mais des transformations se font jour. Le bouvier lie la vache à un arbre afin de pouvoir se rendre ailleurs sans elle. Il demande à la Nature (l'arbre) de l'aider au lieu de se retourner contre lui ; il apprend à la vaincre à l'intérieur de lui. Moment difficile à maîtriser à cause du monde objectif qui l'accable, lui offre mille et un sujet de "distraction" pour l'obliger à vivre des expériences concrètes.

La tête de l'animal est tournée sur le côté, ce qui indique une douloureuse prise de conscience de l'ombre - nos défauts, - symboliquement située derrière nous. N'oublions pas que l'ombre consiste en particulier à utiliser le sentiment en introduisant, par perversion, un désir inconscient de pouvoir sur l'autre.

Au cours de la montée du quatrième échelon de saint Jean de la Croix l'âme éprouve de même pour le Bien-Aimé une souffrance. C'est que la prise de conscience de l'ombre est douloureuse ; elle est la mort du vieil homme ; mais comme toute mort, elle précède une résurrection. C'est l'"oeuvre au blanc" des alchimistes, que nous suggère aussi l'image. Le devant de l'animal est maintenant assoupli, quelque peu dompté, déjà blanc. Momentanément, le ciel est sans nuages, le fouet a disparu. Cette souffrance n'est pas fatigue, l'âme ne désire aucun pouvoir, ni dans la famille, ni dans la société.

Mais pour accéder à ce genre d'état, la référence aux données de l'Être est indispensable. Comme nous le rappelle Mircea Eliade, "la compréhension des valeurs religieuses traditionnelles est le premier pas vers le réveil spirituel".

Etape 5

vache 5

Nous voici parvenus à la cinquième image. Elle montre la fin de la lutte contre la part de nous-même que nous nommons l'ombre, puisqu'en effet, la vache suit docilement son maître ; en d'autres termes, le "moi" éclairé, le "moi" qui a pris conscience de lui-même, le "moi" vrai.

Seule reste noire la partie postérieure du corps de l'animal.

Même les cornes ont blanchi, ces cornes que l'on retrouve dans le symbolisme judéo-chrétien en tant que "cornes de lumière" ornant la tête de Moïse après qu'il a reçu les Tables de la Loi. (Rappelons que la racine du mot corne est KRN, que l'on trouve dans CRâne, CouRoNe, CRoix, saCRement, saCRé, saCRifice).

Cependant, longe et baguette sont toujours dans les mains du bouvier, celui-ci demeure attentif.

Pour Saint Jean de la Croix, le cinquième échelon est ainsi décrit "L'âme désire et recherche Dieu avec une sainte impatience ; elle voit ce qu'elle aime, ou elle meurt". C'est à peu près, dans le langage de son temps, la même idée.

Toujours d'une extrême mobilité (le Mercure alchimique), l'âme ne peut se fixer tant qu'elle n'a pas fait le tour de ses expériences, heureuses et malheureuses. L'image montre que, pour le moment, le bouvier et l'animal ne sont encore reliés que par le regard. L'homme ne voit pas la montagne, encore moins son sommet. Il est beaucoup trop préoccupé par ses petites affaires, ces affaires dites "courantes" (et Dieu sait si elles courent vite), ces espèces d'inconsistances qui sont entre lui et lui.

En ce temps de Pâques, souhaitons que chacun de nous puisse au moins entrevoir le haut de la montagne en acceptant de faire le sacrifice du petit "moi", qui permet l'émergence du Soi : ici commence l'Alchimie spirituelle.


Etape 6

vache 6

Plus de fouet, plus de licol sur cette sixième image : l'homme tient la vache sous sa domination par son calme, et la charme par la joie que donne la flûte. L'arbre est couvert de feuilles, de fleurs peut-être. Le sommet de la montagne est visible. La vache, maintenant paisiblement couchée, regarde vers son maître. Seuls l'arrière-train et la queue sont encore noirs : l'élément sexuel n'a pas été dompté en toute sécurité.

Les nuages symbolisent les tourbillons d'idées qui toujours nous habitent. Nous sommes troublés par et pour des vétilles qui, en elles-mêmes, ne sont rien, mais qui font de nous des pantins. Notre "travail" sera de ne pas intellectualiser le quotidien afin que notre pensée ne devienne pas obsessionnelle, ni surtout ces évènements du passé qui nous torturent comme si nous pouvions l'annuler ou le revivre autrement.

Le sixième échelon de st. Jean de la Croix fait allusion à "l'âme qui court d'un pas léger vers Dieu et L'atteint souvent de ses touches". Ce pas léger, ces touches ne sont pas sans évoquer le chant de la flûte du bouvier, expression même de l'âme. Celle-ci représente le lien entre le corps et l'Esprit. Dès que l'Esprit prend conscience des forces de la nature qui possèdent parfois le corps, il les maîtrise tout en les laissant vivre. C'est ce que veut signifier la vache qui a dominé ces forces, n'est plus vraiment possédée par elles mais les maîtrise, les intègre en les laissant encore "respirer".

L'être humain, de même, devient léger quand il se sent unifié et non dispersé. Il connaît alors sa valeur tout en restant au-dessous d'elle au nom de l'humilité. Il met sa vie concrète en harmonie avec les suggestions venues de l'intérieur ou fournies par les signes que sont les évènements du dehors.

Là réside notre épanouissement, car c'est en nous que résident la terre et le ciel, le corps et l'Esprit. C'est bien ce que veut nous apprendre cette vache, qui, de folle qu'elle était, est devenue sage !

Etape 7

vache 7

Sur la septième image le soleil est sorti une nouvelle fois des nuages ; la dure montagne s'est éloignée. A l'ombre d'un arbre feuillu l'homme reste paisible. Le bouvier est calme, maître de lui, de son corps, de ses pulsions ; il pourra voir l'autre, les autres, et les aimer tels qu'ils sont. Sa position assise, et non couchée, signifie qu'il dort (les yeux sont fermés) tout en restant éveillé. Il n'a plus besoin de charmer ni d'attacher la vache, qui ne le regarde pas. Celle qui mange quand elle a faim, boit quand elle a soif : chaque chose en son temps. Seule l'extrémité de sa queue est encore noire : ultime vestige de l'instinct. Chasser les mouches lui reste nécessaire, mais elle n'y fait guère attention. Sa démarche est légère, elle semble danser la vie. Son regard n'est plus tourné vers le bouvier mais vers quiconque la regarde. Le ruisseau coule clair.

A propos du septième échelon, saint Jean de la Croix nous dit : "l'âme est animée d'une sainte audace. Elle ne peut s'y maintenir que par humilité". Dès que l'homme a vaincu les épreuves instinctuelles, il acquiert l'audace d'avancer (intérieurement) sur le chemin d'union des opposés (corps-esprit) par l'intermédiaire de l'âme. L'humilité l'aide à ne se vanter de quoi que ce soit, car tout être humain est fragile. L'audace consistera à ne pas rester isolé, - c'est ce qu'il fera plus loin -, car la solitude ne sied pas à ce "charbon ardent" qu'est l'âme. Seule, celle-ci perd sa chaleur au lieu de l'augmenter grâce à la chaleur des autres. Le tête-à-tête permettra d'exprimer la vérité profonde qui est le sel de notre vie (1).

(1) En alchimie, SEL se lie S.A.L. ; latin, Solus Altiora Laboro : "Seul, je travaille dans les profondeurs".

Etape 8

vache 8

Le moi apparent s'oppose au Moi vrai. L'être humain dispose de bien des possibilités pour atteindre sa propre réalité. C'est pourquoi, jusqu'à cette huitième image, la vache restait noire, du moins en partie. Ici, elle est blanche et foule des nuages blancs. La lune, blanche, brille au-dessus. La terre a disparu : la liberté est acquise. Immobile le bouvier regarde au loin en se croisant les bras. L'œuvre est accomplie. Il n'a plus peur de lâcher l'animal ni de "prendre" ou de "posséder" quoi que ce soit. Il ne se retournera plus en arrière : son cœur est plein d'une joie inconnue, au-delà des sens. Quelles que soient les séductions, il ne s'y attardera plus. Il flotte dans les airs. La vache et lui ont disparu : l'homme individuel devient invisible aux yeux du monde. Seule règne la sérénité.

Au huitième échelon, st. Jean de la Croix nous dit que l'âme est attachée et unie d'une manière indissoluble au Bien-Aimé. La gloire de la terre ne vient plus ensevelir l'homme et son âme.

Il s'agit là de ces moments privilégiés au cours desquels l'être réalisé comprend que rien ne peut l'atteindre au plus profond de lui-même, et que les émotions ne sont que petites vagues sur la mer des sentiments, que la poussière reste posée sur la terre qui est notre corps, que le feu ne brûle plus dans notre pensée, et que l'air est porteur de paix au dehors et au dedans.

Chaque jour offre son sourire, ses synchronicités ... Nous sommes prêts désormais à accepter l'inconnu, l'inattendu, l'imprévisible, afin de donner vie à toutes nos possibilités et de préparer le trône sur lequel viendra s'asseoir l'être mystérieux qui vit en nous et que nous ignorons. Ce trône est la pierre philosophale, qui n'est autre que la réussite d'une incarnation humaine.

Etape 9

vache 9

Sur la neuvième image, la vache a disparu, et pour la première fois, apparaît le sommet de la montagne. Le bouvier est calme ; il semble battre des mains, s'émerveille. Ne chante-t-il pas maintenant qu'il est revenu sur terre où tout est en ordre, comme au ciel où peu d'étoiles brillaient précédemment alors qu'ici, le Soleil et la Grande Ourse sont réunis, que jour et nuit sont mariés ?

L'homme a atteint la sérénité parce qu'en lui s'est évanoui le sens du moi. Il a reconnu la part indomptée qui habitait en lui - la vache - ; il en a capté, intégré l'énergie. Son inconscience s'est faite conscience. Les divers plans se sont éclairés peu à peu en commençant par le haut, la tête, où sont situés le goût, la pensée, les émotions, et en terminant par le bas, l'élément sexuel ; un ordre inverse à celui de l'éveil de la kundalini.

Le bouvier ne réside plus que dans l'immuable non-affirmation du petit moi. Il observe ; ciel bleu, prairie verte. Rien de moins, rien de plus. Il est lui-même cosmos. Calme, joie, douceur. Juste milieu. "La vie est là, simple et tranquille" ...

Le neuvième échelon de saint Jean de la Croix dit que "l'âme est embrasée par Dieu d'un amour suave" (1). Rien n'a plus vraiment d'importance si nous restons RELIES à la fois aux grandes forces de Notre Dame la Nature (nos frères, l'air et le feu, nos sœurs, la terre et l'eau, pour reprendre François d'Assise) ; et, de façon plus juste, au Soi.

Écoutons à ce sujet Marie-Louise von Franz : "Si le moi s'identifie au Soi, il subit une inflation (2) ; s'il est trop éloigné du Soi, il se réduit aux souhaits, craintes, désirs, et se perd dans le monde".

(1) Lorsque Jean de la Croix parle de l'âme, il entend ce qui relie le moi à l'inconscient. A partir de ce moment, l'âme n'est plus projetée dans les illusions qui enlacent l'être humain et l'étouffent.

(2) N'oublions pas que les qualités paradoxales du concept du Soi sont conformes au fait que la totalité se compose de l'homme conscient, d'une part, et de l'homme inconscient, d'autre part. Le Christ est bien l'archétype du Soi.

Etape 10

vache 10

L'homme et la vache ont disparu dans le Soi. Toute dualité s'est éteinte, la conscience individuelle n'est plus. Néanmoins la perfection totale serait néant : le cercle conserve quelques pointillés : des imperfections ... Ce qui EST se contemple et seul demeure.

L'Alchimiste insiste sur la nécessité de se concentrer sur l'œuvre. Nous avons tendance à fuir cette concentration. (Ce n'est pas nous qui fuyons, mais la substance transformante, l'esprit. On le nomme le cerf fugitif, cervus fugitivus). Dès que le conscient et l'inconscient se rencontrent, les contraires entrent en mouvement. Alors la conscience est astreinte à supporter une certaine tension ... ; d'où les imperfections du cercle.

Partout où passe le bouvier, ses mains répandent des bénédictions : c'est le printemps ; son sourire et sa joie profonde font des miracles : les âmes revivent.

"L'âme s'assimile totalement à Dieu", nous dit de son côté saint Jean de la Croix. Le processus inconscient ne peut être vécu qu'au plus profond de l'âme et ne doit atteindre en aucun point la surface visible de la vie : si les fleurs sont cueillies, il est facile de comprendre que nul fruit n'en peut sortir. Voilà pourquoi la précipitation ne convient pas à l'Oeuvre.

Voici un rêve de transformation : « Devant moi, un sage avec un turban noir et blanc. Il s'approche et dit : "Je vais t'embrasser sur le cou". Il dépose alors, de la droite vers la gauche, un chapelet de baisers espacés, six en tout. A la place de chaque baiser, une très grosse perle fine ».

Interprétation : les couleurs noire et blanche sont reliées : le sage, incarnation du Soi, plein d'amour, donc d'assentiment envers la façon d'être de la rêveuse, lui donne six baisers (le six étant le mariage du feu et de l'eau). Ces baisers sont déposés sur le cou : lieu de la parole, lien du bas et du haut. Ils se transforment en perles, extraites de la mer, symbole de l'inconscient.

Ici s'achève le Dressage de la Vache : dans l'Ouroboros, tout est Un. Comme le dit l'alchimiste Basile Valentin : "Il ne me convient pas de t'exposer davantage ce que sont toutes choses en toutes choses, car toutes choses sont comprises en toutes choses".


24 januari

Chant shamanique Ayahuasca de Kestenbetsa

 

Kestenbetsa, shaman shipibo conibo

Mia kepenshonbanon, Shinan kepenshonbanon
Je t’ouvrivai, j’ouvrirai tes pensées
Kepenshonyontanara
En les ouvrant
Mia raromayonai
Je te remplirai de joie

Raromaskinkayara
Te remplissant de joie
Min shinan ponteai, mia ponteshonbanon
Je redresserai tes pensées, en les redressant
Jakon shaman akinra
Je te les ferai joliment
Yorayabi ponteai
Je redresserai ton corps

Rama mia ashonban
Maintenant, je vais te soigner
Min jointi shamanbo
Jusqu’au fond de ton coeur
Kepeankebainshonra
En ouvrant ton coeur
Raroshinan nichinai
Je te donnerai un immense sentiment de joie
Nichiankebainshonra, mia jiweabanon
Ainsi, je te rendrai la vie
Yora jiweabanon
Je rendrai la vie a ton corps
Shinan jiweayonkin
Je rendrai la vie a tes pensées

Min kaya seneman, min yora seneman
Je gueris ton etre, je guéris ton corps
Jiwi inin kanonra
Avec le parfum puissant de l’arbre
Nete sisa ininra
Et avec l’impeccable parfum de l’Univers
Je shinantana, shinanyontana
En pensant
Mia inonraroi
Pour que tu sois joyeux

Nokon joi shinanon
Souviens-toi de mes mots
Shinan ishonra
Pour que tu te les rappelles
Mia makeshonyonai
Je te les chante

Shawe niash ikama
bien que je ne sois pas important
Enra soi yonkeri
Je l’ai fait briller
Shinan soi yonkeri
J’ai fait briller ses pensées

Raon payanti, niwe raon payanti
L’univers s’harmonise
Joi snemayona je
La parole s’accomplit
Shaman kayan kayanra je
Et cela, jusqu’à l’infini

Paroles de chants shamanique de Kestenbetsa

23 januari

Le Zeitgeist « l'esprit du temps ».

 

Entre l’information et la propagande se trouve la désinformation, fabrication de fausses nouvelles alarmiste pour faire peur et renforcer la demande de sécurité, angélisme pour endormir les masses en les noyant de bons sentiments. La propagande touche l’essentiel de la population, en manipulant les esprits. Nos comportements, nos idéaux, nos émotions, notre sexualité et nos mœurs, nos opinions, sont les sous-produits de nos croyances. Le tout façonné par la peur, la promesse, l’espoir, la consolation, la soumission.

Et à notre insu nous serons téléguidés comme des automates. La désinformation est aussi obtenue par l’abondance d’informations et déclencher les émotions souhaitées.

Existe-t’il des exemples éclatants de désinformations ?

Existe-t-il des groupes secrets qui cherchent à manipuler les gouvernements et les foules ?

Ces groupes travaillent ils à des buts contraires au bien commun ?

Existe-t-il des zones d’ombre dans certains évènements contemporains ?

Sommes nous manipulés, et comment ?

Peut être que nous devons faire face à une conspiration massive et impitoyable qui s’appuie sur des moyens déguisés permettant le déploiement de sphères d’influence, basée sur l’infiltration plutôt que l’invasion, utilisant la subversion plutôt que les élections, et de l’intimidation au lieu du libre arbitre, pour la construction d’une machine d’une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignements, économiques, scientifiques et politiques, leurs planifications sont occultées et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse. Leurs détracteurs sont réduits au silence, et leur avis non sollicité, aucune dépense n’est remise en question, aucun secret n’est révélé.

Chacun est sollicité à ouvrir le débat et d’aider dans l’immense tache qui est d’informer et d’alerter par tous les moyens. Il en est de notre propre conscience et de l’avenir de nos descendants.

« Réveillez-vous »  et méditez ce qui suit :

 

http://zeitgeistmovie.com/

http://video.google.com/videoplay?docid=6434490095226939551

 

Ce film est divisé en une introduction et trois évènements symboliques :

·         La mythologie antique

·         Les attentats du 11 septembre 2001

·         La banque centrale américaine : la FED

Le film invite à la réflexion contre la pensée unique.

 

11 december

Citations

C’est parce que tu cherches à connaître qui tu es à travers les autres, plutôt que de permettre aux autres de connaître qui ils sont, à travers toi.

  C’est en toi que se trouve ton extase. C’est là que tu te rappelleras à nouveau qui tu es et tu verras alors que tu n’as rien besoin d’extérieur à toi. En effet rien d’extérieur à toi n’est comparable à ce qui est en toi
…. 

   Un génie n’est pas quelqu’un qui crée une réponse, mais bien celui qui découvre que la réponse a toujours été là
. Il ne crée pas la solution, mais la trouve…

   Une chose que la plupart d’entre vous ont oubliée, c’est que toute chose existe dans l’Éternel Instant Présent. On y trouve, toutes les solutions , toutes les réponses, toutes les expériences, et toute compréhension. En vérité, vous n’avez rien à créer. Il vous suffit de devenir conscients du fait que tout ce que vous voulez , tout ce que vous cherchez , a déjà été crée… et c'est en réalisant que  tout est déjà à vous que vous n'aurez plus besoin de rien.
C’est pourquoi il a été dit dans vos livres sacrés : «Avant même que vous ayez demandé, je vous aurai répondu »...le secret de la vie n'est pas d'avoir tout ce que l'on désire,  mais bien de vouloir tout ce que l'on a.

« L’amitié avec Dieu » de Neale Donald Walsch

"L'honnete homme est celui qui lutte contre le snobisme de l'abêtissement, du conformisme et du non-conformisme, contre les religions, les chapelles, contre les fausses libérations et les valeurs douteuses imposées par les mafias politico-religieuses.
L'honnete homme est celui qui, souvent, se retrouve seul."   

"  Le plus beau sentiment que l'on puisse éprouver c'est le sens du mystère. C'est la source de toute vraie science. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, qui ne possède pas le don d'émerveillement autant vaudrait qu'il fût mort : ses yeux sont fermés." 

Albert Einstein.

18 september

L'illusion

Depuis des temps immémoriaux, diverses philosophies et idéologies véhiculent l'enseignement selon lequel le monde où nous vivons n'est qu'illusion, que le tissu de notre réalité n'est en fait qu'un mirage issu de notre imagination. Dans la philosophie védique, la Mâyâ est l'illusion d'un monde physique que notre conscience considère comme la réalité. De nombreuses philosophies et recherches spirituelles cherchent à « lever le voile » afin d'apercevoir la vérité transcendante. Dans le sikhisme, la Mâyâ - le monde tel qu'on le perçoit normalement - n'est pas plus tangible qu'un rêve. D'ailleurs, lorsque nous nous réveillons le matin d'un rêve si prenant qu'il nous paraissait totalement réel, quelle certitude avons-nous de n'être pas entré dans un autre rêve ? De ne pas simplement nous promener d'un rêve à un autre ? Il y a, en effet, de remarquables similarités entre ce que nous nommons « éveil » et rêve. Le rêve « arrive » sans que nous en ayons le contrôle, les gens et les événements s'imposent à nous et nous devons faire avec. Ceci est tout à fait en concordance avec notre conscience de veille, ce que nous considérons comme réel, tout « arrive », nous ne créons ni ne prédestinons les gens et les événements de notre vie quotidienne. De plus, la similitude au niveau du comportement de notre mémoire est remarquable : nous savons tous comment il peut être difficile de se remémorer le rêve de la nuit dernière tout comme nous avons de la difficulté à nous souvenir de ce que nous avons mangé pour déjeuner deux jours auparavant ou encore comment nous étions vêtus il y a trois jours. Pourtant, dans le rêve comme dans l'éveil, n'avons-nous pas vécu chacun de ces moments avec vive intensité ? La forme et la couleur de chaque objet environnant, chaque note de la musique ambiante, chacune de nos pensées intérieures, chacune de nos sensations corporelles du moment ? Ce que nous appelons « réalité », tout comme le rêve, s'évapore aussitôt vécu, le terme « tangible » devient abstrait, le monde perçu redevient Mâyâ

Les enseignements de la tradition abondent aussi en ce sens, stipulant que la race humaine vit dans un profond sommeil, dans une sorte de transe hypnotique qui lui fait croire qu'elle est éveillée alors qu'il n'en est rien. On y dit que l'humain n'est pas conscient de lui-même ni de la réalité objective qui l'entoure.

P.D. Ouspensky nous en parle en ces termes (tiré des 5 conférences de 1934-1940, emphase de Zone-7) :

 


« En règle générale, l'homme peut connaître quatre états de conscience. Ce sont : le sommeil, l'état de veille, la conscience de soi et la conscience objective.
Mais, bien qu'il ait la possibilité de vivre ces quatre états de conscience, il ne vit, de fait, que deux d'entre eux : une partie de sa vie se passe dans le sommeil et l'autre dans ce que l'on appelle 'l'état de veille', quoique en réalité son état de veille diffère très peu du sommeil.

[…]

Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. À cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments - en particulier le sentiment de contradiction ou d'impossibilité, entièrement absents au cours du sommeil - les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment.

[…]
Le premier, ai-je dit, est un état purement subjectif. Le second l'est moins; déjà l'homme y distingue le 'moi' et le 'non-moi', c'est-à-dire son corps et les objets distincts de son corps et il peut, dans une certaine mesure, s'orienter parmi eux et connaître leurs positions et qualités. Mais, dans cet état, on ne peut pas vraiment dire que l'homme soit éveillé, parce qu'il reste fortement influencé par les rêves et qu'en fait il vit davantage dans les rêves que dans la réalité. Toutes les absurdités et contradictions des hommes et de la vie humaine en général s'expliquent lorsque nous réalisons que les gens vivent dans le sommeil, agissent en tout dans le sommeil et pourtant ignorent qu'ils sont endormis. Il est utile de se rappeler que tel est bien le sens intérieur de nombreux enseignements anciens. Celui qui nous est le plus proche est le christianisme ou l'enseignement des évangiles, selon lequel la compréhension de la vie humaine se base sur l'idée que les hommes vivent dans le sommeil et doivent avant tout s'éveiller. Cette idée est très rarement comprise comme elle le devrait, en l'occurrence : au pied de la lettre. »

 


Rêve, illusion, Mâyâ, conscience relative, sommeil… d'accord. Mais d'où viennent au dormeur les informations concernant son propre sommeil ? Si l'humanité est dans un profond sommeil, comment fait-elle pour s'en apercevoir ? Quelqu'un se serait-il fortuitement réveillé durant un bref moment, tout juste le temps de coucher sur papier une idée, une remarque telle que : Les humains sont endormis. Remarque qui une fois lue par un second individu, le poussant à réfléchir à ce concept, l'aurait accidentellement réveillé quelques instants, tout juste le temps d'ajouter à cette remarque : Oui, c'est vrai, mais le simple fait d'y réfléchir nous réveille un peu. Et qu'ainsi, d'individu en individu, de société en société, de peuple en peuple, la remarque initiale serait devenue message, philosophie, doctrine, voire manuel de l'utilisateur ? Serait-ce donc qu'il existe des outils pratiques qui permettent à l'humain de s'éveiller ? Une sorte de réveille-matin, mais qui aurait la fonction de réveiller l'être humain et non le matin ? Il semblerait bien, car c'est exactement ce que propose l'ensemble des doctrines et philosophies traditionnelles. Du Christianisme au Zen, de la Quatrième Voie au Bouddhisme, du Tao au Soufisme, ce qui peut sembler différentes façons de penser, différentes façons de voir, n'est en réalité qu'une seule et même chose : un doigt pointé vers l'Éveil, une tentative de « guide de l'utilisateur du sommeil ».

Il faut donc se rendre à l'évidence : si la réalité n'est qu'illusion, l'illusion, elle, est bien réelle ! Et c'est justement ce qui nous permet de la documenter, d'en dresser un plan, une « carte routière » pour ainsi dire et, à défaut d'en trouver immédiatement la sortie, ceci nous permet d'en indiquer tous les sens uniques et les culs-de-sac connus. Ce qui nous donne l'impression qu'il existe nombre de doctrines et de philosophies fondamentalement différentes n'est, à vrai dire, que l'immensité relative de cette « carte routière ». En effet, il existe d'innombrables routes/philosophies, de tailles/nombre de voies différentes, de sens différents et menant à des endroits/états intérieurs très différents. Certains chemins/doctrines ne possèdent aucune station-service et s'y aventurer trop longtemps mène directement à la panne sèche et à un retour, à pied, long et difficile. D'autres conduisent à des villes/événements dont les rues/causes forment un labyrinthe/émotions des plus complexe, il est donc conseillé dans le guide de ne pas s'y aventurer inutilement et, si besoin est, une annexe/méditation aura été ajoutée à cet effet.

Mais il n'existe que rarement des indications de type « Vous êtes ici », « Bienvenue à PeurVille » ou « Limite du Village de l'Amour, au revoir ». La plupart du temps, les indications de ce type seront erronées puisqu'elles auront été faites par des gens endormis. Et pour ajouter à la complexité du jeu, chacun de nous est né à des endroits différents sur cette immense « carte routière ». Certains, sur une île déserte où ils devront apprendre à nager, et d'autres, qui savent pourtant nager, au coeur d'une ville/labyrinthe où ils devront apprendre à s'orienter s'ils veulent s'en sortir.

Mais ce « guide de l'utilisateur », cette « carte routière », à quoi ressemble-t-elle ?

Sans verser dans le cliché « chacun doit construire sa propre carte, elle est différente pour tous et débrouillez-vous avec ça », quoiqu'il contienne indéniablement une part de vérité, je dirais qu'elle ressemble à un casse-tête dont les pièces auraient été semées aux quatre coins de la connaissance humaine, si celle-ci est carrée bien entendu. Chacun des morceaux de cette mosaïque doit être glané, grappillé et butiné à coups de curiosité, de réflexion et d'introspection. Un effort personnel doit être fait afin d'en comprendre chaque partie de même que pour en saisir la totalité. Mais je trouve personnellement que nous vivons à une époque intéressante à ce point de vue, car nombre des pièces de ce casse-tête semblent refaire surface dans différents domaines de la connaissance. J'aimerais émettre un dernier commentaire concernant cette analogie avant de continuer : chaque parcelle de la mosaïque a un double sens et c'est précisément ce qui nous indique que c'est une pièce valide du casse-tête; elle nous démontre clairement que nous vivons dans l'illusion et, de ce fait, de la façon même dont elle nous le prouve, elle nous indique la marche à suivre pour en sortir. Définitivement, comme le disent les soufis, les informations relatives au remède résident à même la maladie.


NOS SENS

L'étude objective de nos cinq sens nous démontre, sans l'ombre d'un doute, que nous devrions, justement, douter de tout ce que nous percevons. Bien sûr, ils sont essentiels à notre « navigation » sur les eaux troubles et mouvantes de ce que l'on nomme réalité, mais sont-ils adéquatement fonctionnels ? Suffisamment entraînés ? Possèdent-ils l'acuité qu'on leur attribue généralement ? Explorons ce terrain quelque peu.

  • Le toucher devient confus lorsque nous abordons les extrêmes : la morsure du froid devient brûlure et vice-versa. Certaines parties du corps sont moins sensibles que d'autres et il devient alors difficile d'être certains de ce que nous ressentons. Le dos est l'exemple le plus commun, le jeu du « devine ce que je t'écris dans le dos avec mon doigt » en est un exemple classique. Lorsque nous appliquons, sur le dos, les pointes de deux crayons trop près l'une de l'autre (moins de trois centimètres) nous n'en sentons confusément qu'une seule.

 

  • L'ouïe se laisse facilement berner par les sons similaires. Il nous arrive d'entendre quelqu'un dire quelque chose qui nous fait sursauter, qui nous étonne, mais, après investigation, nous nous rendons rapidement compte que nous avions simplement « mal entendu ». Bien sûr, l'acuité auditive décroît avec l'âge comme, malheureusement, tout le reste, mais je me dois de citer ici la « nouvelle » technologie sonore, de plus en plus utilisée, qui permet aux propriétaires de commerces d'en éloigner les jeunes simplement en émettant un son d'une fréquence assez élevée pour que celui-ci ne soit audible que par un certain groupe d'âge ! D'ailleurs, ce son a rapidement été porté sous le format de sonnerie pour téléphones cellulaires. Les parents et enseignants ignorant ainsi que les enfants et/ou les étudiants reçoivent des appels.

 

 

  • L'odorat, comme certains autres sens, s'accoutume rapidement à sa situation, comme s'il avait été conçu pour n'indiquer que les changements et non la continuité. En effet, l'odeur désagréable d'un endroit ne nous affecte plus après un certain temps et lorsque nous quittons cet endroit, nous trouvons que l'air frais et pur a une de ces odeurs !

 

  • Le goût est probablement le sens qui est à la fois le plus stable et le moins fiable. Oui, il arrive que nous ayons le « goût dérangé », mais ceci n'est pas lié au concept de l'illusion. Par contre, la fausse association du plaisir pour le palais et la langue et de la valeur nutritive réelle des aliments que nous goûtons donne matière à réflexion. Mangez uniquement ce que vous trouvez réellement bon au goût et vous passerez votre vie entière à ingurgiter du glutamate et vous pourriez dire au revoir à vos neurones ! L'illusion du « bon » est ici à son comble.

 

  • Quant à la vue, elle est incontestablement le sens dont la tromperie est la plus documentée. Nous l'avons tous vu et expérimenté avec les illusions d'optique. Je ne m'étendrai pas inutilement sur le sujet, mais laisserai le lecteur découvrir et/ou expérimenter avec ces quelques exemples :


(Cliquer pour agrandir)

 

 


Donc, d'illusions en mauvais signaux nerveux en passant par l'accoutumance, nous réalisons qu'il semble que nos sens nous trompent joyeusement à presque toutes les occasions possibles. Mais est-ce réellement le cas ? Est-ce réellement nos sens qui ne sont pas bien ajustés à notre monde physique tridimensionnel ? Ou serait-ce en réalité autre chose ? Bien sûr, il est plus aisé pour l'Ego de déclarer que nos sens sont maladroits et/ou mal entraînés et que nous voguons à tâtons dans le monde physique, mais à y regarder de plus près, à bien analyser la situation, nous devons en conclure tout autrement : notre cerveau ne suit pas la danse. Nos yeux ne nous envoient pas d'informations qui stipulent que « la ligne n'est pas droite » ou que « les cercles tournent », ils nous envoient l'image telle quelle est, immobile et bien droite. Nos oreilles ne nous transmettent pas « Sept bicycles à espace » alors qu'en réalité notre interlocuteur a dit : « C'est ici que ça se passe ». C'est notre organe pensif qui interprète, à tort, l'information. Quelque chose se passe de travers au niveau de nos neurones pour ainsi dire, car c'est au niveau du traitement de l'information qu'il y a défaillance et non au niveau de l'information elle-même. L'illusion, la Mâyâ ne réside donc pas à l'extérieur de nous, dans le mauvais fonctionnement de nos capteurs physiques, mais bien à l'intérieur de nous, dans le décodage de l'information reçue. C'est notre interprétation de la réalité qui est fausse. Et Dieu, s'il existe vraiment, sait combien il est facile de nous tromper à ce niveau. Exemplifions encore un peu plus.

  • Un jeu classique, que tous les enfants s'amusent à se faire mutuellement, est le fameux « tes bras passent au travers du sol ». Étendu au sol à plat ventre, les bras droits au-dessus de la tête, face contre terre, la première personne se ferme les yeux et se laisse prendre les mains par la seconde. Celle-ci lève les bras de la première à environ un demi-mètre du sol, maintient cette position une trentaine de secondes et commence à les redescendre tranquillement. La personne couchée par terre, une fois son visage au sol, croit qu'incessamment ses bras et ses mains vont aussi toucher le plancher alors qu'en réalité ils sont encore à plus d'une dizaine de centimètres de celui-ci. La seconde continuant de descendre très tranquillement, la première a la sérieuse impression que ses bras et ses mains passent au travers du sol. Si vous ne l'avez jamais fait, tentez-le, ça vaut le coup.

 

  • Un autre exemple intéressant : Selon une étude de L'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenìre soeint à la bnnoe pclae. Le rsete puet êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujorus lrie snas porlbème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. La peruve !

 

  • Nous parlons d'illusion, mais que dire du contrôle ? Ferait-il lui aussi partie de l'illusion ? Restez assis, levez votre pied droit du plancher et faites-lui faire des cercles dans le sens des aiguilles d'une montre. Pendant que vous faites des cercles avec votre pied droit, dessinez le chiffre 6 dans les airs avec votre main droite. Votre pied changera de direction. Si ce n'est pas le cas, tentez de le faire avec le côté gauche. Un contrôle illusoire ?


LA CONNAISSANCE DE SOI

L'idée initiale selon laquelle, pour la majeure partie des systèmes de pensée philosophique, religieux et ésotériques, la race humaine vit dans une totale illusion, dans la Mâyâ, prend d'ores et déjà une connotation plus terre-à-terre, plus tangible à la suite de cette brève exploration de notre perception erronée du monde extérieur. Nous pouvons sentir qu'il y a là un lien concret, justifiable et démontrable : notre « matière grise », de laquelle, en tant que race, nous sommes si fiers est loin d'être parfaite, une mise au point s'imposerait sérieusement. C'est d'ailleurs ce que nous proposent la plupart de ces enseignements : un réajustement de nos perceptions et de notre contrôle sur nous-mêmes, car nous n'en avons que très sur notre fonctionnement global sinon aucun et pourtant nous nous donnons la tâche de comprendre l'Univers. Peut-être devrions-nous nous comprendre nous-mêmes d'abord ?

Les enseignements traditionnels utilisent le terme sommeil et transe « hypnotique » pour une raison très simple : nous sommes des êtres hypnotiques, la science et l'art de l'hypnose et de la suggestion mentale le prouvent hors de tout doute. Nous trouvons « confort » et « sécurité » à travers la répétition, à travers nos habitudes quotidiennes, et nous sommes extrêmement malléables et facilement conditionnés via celles-ci: il s'agit de nous répéter une phrase, un mot, un concept suffisamment de fois pour que nous le tenions pour « réel », pour vrai et que nous le propagions à notre tour. Ceci rejoint le concept de mème, unité cognitive échangeable qui se propage, tel un virus, de bouche à oreille, d'écran à haut-parleur et qui véhicule des informations et des concepts. La majorité des opinions publiques sont ainsi formées, par la répétition d'une affirmation de la part des médias, des amis, de la famille, etc., et en peu de temps nous prenons cette affirmation pour une opinion personnelle. Les travaux d'Ivan Pavlov concernant le conditionnement et l'apprentissage par répétition soutenue de stimuli en dit long sur l'aspect « programmable » de l'être humain. Il ne faut pas se leurrer à ce sujet, car il est d'une importance capitale à la compréhension de la situation présente de l'humanité – ainsi que de notre situation personnelle.

Il va sans dire qu'il y a dans ce concept de conditionnement par répétition la base même de tous nos apprentissages, personnels et collectifs, soit la formation de « connaissances » basées sur la causalité et l'induction empirique. Lorsque nous posons une action, la réaction immédiate de notre environnement – si la même séquence action-réaction se répète à quelques reprises – deviendra une notion enregistrée et sur laquelle nous baserons nos actions futures. L'inverse est tout aussi véridique et encore plus important : à chaque stimulus de notre environnement qui provoque un changement en nous, soit-il émotionnel, physique ou même intellectuel, la répétition de cette action-réaction formera en nous une réaction conditionnée : tout ce qui aura été enregistré par notre cerveau en un court laps de temps précédent l'événement deviendra, dans notre esprit, précurseur et annonciateur des événements à venir. Pensons au chien de Pavlov. La problématique de cette mécanique est double et réside, premièrement, dans le fait qu'elle crée un empirisme comportemental, réactionnel plutôt que libre, et nous place dans une situation très précaire. Individuellement et collectivement nous sommes prompts à la manipulation puisque nos comportements sont prévisibles et aisément programmables. L'analogie du magicien et des moutons de Gurdjieff y prend tout son sens. Deuxièmement, cette dynamique crée en nous l'anticipation constante d'une continuité, donc la formation de jugements fixes, coulés dans le béton, desquels nous ne dérogeons que très rarement. Cette façon de penser est si présente en nous que nous avons l'audace de déclarer des axiomes tels que : L'exception confirme la règle ! Préjugés, fermeture d'esprit, croyances, etc., sont formés par des répétitions idéologiques, issues des médias, de notre entourage immédiat, de notre culture dans son ensemble et de nous-mêmes. Pour ainsi dire, nous créons notre propre illusion. Notre mécanique psychique interne crée, entretient et perpétue cette illusion que nous avons de ce qui nous entoure et de nous-mêmes, de ce que nous sommes en réalité.

Qui plus est, cette dynamique d'apprentissage par répétition, permettant la formation d'idées dogmatiques, fixes et immuables à l'intérieur de notre psyché, permettra aussi, puisque la tolérance est plus économique que la confrontation, des idéologies contradictoires, ce que l'on nomme en psychologie moderne des dissonances cognitives. Il est aisé de comprendre que dès l'enfance, par un mécanisme de survie lié à la dépendance physique, l'enfant adoptera des comportements et des idées qui deviendront ensuite, plus tard dans sa vie, complètement inadéquats. Inadéquats soit, mais ils ne disparaîtront pas pour autant. Ils deviendront conflictuels, mais, encore une fois, comme la tolérance nécessite moins d'énergie à court terme que la confrontation et la déprogrammation, ils ne seront pas modifiés en fonction de leurs mauvaises concordances avec le moment présent, car il sera plus simple et plus économique, provisoirement, d'ajouter un « coussin » d'adaptation entre le mauvais comportement acquis et la situation présente. Une sorte de logique justificative qui permette de raccorder deux réalités divergentes de façon relativement soutenable. Et comme les expériences passées et les mauvais comportements s'accumulent au fil du temps, les coussins deviennent aussi de plus en plus nombreux. De plus, ce qui était à une certaine époque de notre vie un mauvais comportement et un coussin juxtaposés, suite aux répétitions, deviendra un comportement en tant que tel, un peu comme la goutte d'eau au bout du glaçon qui, une fois gelée, devient partie intégrante du glaçon. De cette progression « par défaut » de notre psyché, naissent des comportements, des idéologies et des points de vue qui sont foncièrement contradictoires, mais aussi, à toutes fins pratique, invisibles à nous-mêmes. Il est beaucoup plus aisé de voir ces contradictions chez les autres et nous les jugeons d'ailleurs très sévèrement à cet égard, mais lorsqu'on nous fait remarquer cette même dissonance en nous, nous nous empressons de créer de nouveaux coussins pour nous justifier. Car ce qui était plus économique au départ, la création d'un petit coussin, devient encore beaucoup plus économique une fois que la taille du glaçon/trait psychique a grandi. Ce mécanisme d'idéologies/comportements inadéquats rapiécés de coussins à n'en plus finir crée ce que les enseignements traditionnels nomment les « moi » de la psyché individuelle. L'être humain est perçu/vu comme étant un amalgame hétéroclite de « moi » contradictoires, de petits égos et qui entravent le bon fonctionnement et le possible développement de l'être complet. Oupensky en parle en ces termes :

 


« Tout d'abord, l'homme doit savoir qu'il n'est pas un; il est multiple. Il ne possède pas un Moi, ou ego, permanent et immuable. Il est sans cesse différent. À un moment donné, il est une personne ; le moment suivant, une autre, puis une troisième, et ainsi de suite, presque sans fin.

L'illusion de son unité ou de son unicité est produite chez l'homme d'une part par la sensation de son corps physique, d'autre part par son nom, qui dans la plupart des cas ne change pas, et en troisième lieu, par un certain nombre d'habitudes mécaniques implantées en lui par l'éducation ou acquises par imitation. Recevant en permanence les mêmes impressions physiques, s'entendant toujours appeler par le même nom et observant en lui les habitudes et penchants qu'il a toujours connus, il reste persuadé qu'il est en permanence le même.

En réalité, il n'y a pas d'unité en l'homme et pas de centre de commande unifié, pas de moi ou d'ego permanent.

Voici un schéma général de l'homme :

 


Chaque pensée, chaque sentiment, chaque sensation, chaque désir, chaque attirance ou répulsion constitue un 'moi'. Ces 'moi' ne sont ni coordonnés ni reliés entre eux. Chacun d'eux dépend d'un changement de circonstances extérieures et d'impressions reçues.

Certains d'entre eux prennent mécaniquement la suite de certains autres ou apparaissent toujours en compagnie de certains autres, mais il n'y a en cela ni ordre ni système.

[...]

Chacun de ces 'moi', à un moment donné, ne représente qu'une part infime de nos 'fonctions', ou 'cerveau', ou 'intelligence', mais chacun d'entre eux prétend représenter le tout. Lorsqu'un homme dit 'moi', on pense qu'il exprime par là la totalité de lui-même, mais en fait – même en croyant être sincère – il ne s'agit que d'une pensée fugitive, d'un état d'âme passager, d'un bref désir. Une heure plus tard, il peut parfaitement l'avoir oublié et, avec la même conviction, affirmer une opinion, un point de vue ou des intérêts inverses. Le pire est que l'homme ne s'en souvient pas. Dans la plupart des cas, il croit au dernier 'moi' qui s'est exprimé et cela tant qu'il dure, c'est-à-dire tant qu'un autre 'moi', parfois sans lien avec le précédent, n'exprime pas plus fortement son opinion et ses désirs. »

 


Ces moi/biais/égos, une fois créés dans la psyché, n'ont qu'une tendance : croître. Et plus un biais est de taille, plus il aura d'influence sur notre Personnalité, sur nos idées et sur notre être en général. Et plus ils seront forts, plus ils agiront comme filtre aux nouvelles données en provenance de notre réalité. Un système de croyances se sera formé et installé. D'ores et déjà, n'y entrera pas qui le désire. Et cette tendance à filtrer les nouvelles données ne fait que s'accroître avec le temps, car les égos/glaçons/traits psychiques n'auront fait que grandir.

S'il en est ainsi pour l'individu, que dire de la culture d'une société ? D'une psyché collective ? Eh bien, encore une fois, la maxime hermétique « Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas » se pointe le bout du nez ici, car puisque chaque être du groupe sera un filtre ambulant, un système de croyances sur deux pattes, la culture partagée d'un groupe précis ne saura être autrement, voire pire. Pire, car elle devra trouver des dénominateurs communs, des terrains d'entente neutres où puisse s'identifier la majorité de ses citoyens. Bien entendu, elle ne réussira pas à en avoir la totalité puisque trop de pensées contradictoires existent et, avec le temps, les structures mêmes d'une société deviendront contradictoires et une certaine forme de dissonance cognitive collective s'y sera installée. Mais il se créera des coussins, comme au niveau individuel,  collectivement cette fois-ci, que l'on nommera Loi, Législations, etc. Et plus le temps avancera, plus il faudra recoussiner à coup de corrections, de réajustements et d'amendements aux lois, car la loi/coussin originale aura pris la forme d'un glaçon/trait culturel pour lequel il faudra à nouveau pallier.

Alors, l'idée de l'Illusion ultime, de la Mâyâ des enseignements anciens, devient de plus en plus tangible, intelligible et compréhensible. Nous commençons à en percevoir la réelle signification. Il y a bien entendu le fait que nous n'ayons pas les sens requis pour percevoir l'invisible comme les ondes radios, les champs magnétiques, etc., mais aussi, et surtout, que nous passons la grande majorité de notre existence dans un tissu mensonger d'illusions sur nous-mêmes, sur les autres et sur tout ce qui nous entoure.


- Webmestre Zone-7 

  

05 september

L'EXPERIENCE DE MORT IMMINENTE (EMI)

1. Introduction / Définitions

NDE : Near-Death Experience (Expérience proche de la mort)

EMI : expérience de mort imminente

Expérienceur : personne qui rapporte une NDE (témoin, sujet)
Au cours des 30 dernières années, des témoignages de milliers de personnes de toutes nationalités, âges, religions, cultures, ont été recueillis par des professionnels de santé, psychologues, anthropologues ou autres.
L'expérience, au sens de " vécu " et non d'expérimentation, est accessible aux autres seulement à travers le récit qui commence quasi-invariablement par " il n'y a pas de mots ". Cet " au-delà " des mots renvoie également, selon les témoins, à une " dimension " hors du temps et de l'espace, transcendante, baignée d'une énergie qu'ils n'hésitent pas à identifier à l'amour infini, au divin.

2. Caractéristiques

EMI : expérience vécue dans des circonstances de mort imminente.

- Le sujet peut penser qu'il est mort, mais comme il revient pour le raconter, la médecine considère qu'il n'a pas été réellement mort, même si il a traversé un état de mort clinique et/ou cérébrale. En conséquence, il ne saurait parler véritablement de la mort. Notons que la définition légale de la mort reste débattue quant aux critères à prendre en compte.

- Certains éléments qui constituent la NDE peuvent se retrouver dans des Etats Modifiés de Conscience. Exemple : Expérience hors du corps (une composante de l'EMI), état de transe, extase, etc.

- Environ 30% des personnes qui ont frôlé la mort, soit par accident, soit par maladie, rapportent un récit de NDE. Mais l'expérience peut survenir par peur de la mort, par exemple avant un accident qui semble inéluctable (Fear-Death Experience).

Les témoignages se sont multipliés ces dernières années pour deux raisons essentielles :

- L'évolution des techniques de réanimation cardio-respiratoire et l'intervention plus rapide des secours (les témoignages remontent cependant à l'Antiquité, on trouve notamment un récit dans Platon, La République : le mythe d'Er)

- La levée d'un certain tabou sur ces vécus, qui facilite les témoignages, y compris anciens, et dont les personnes ont gardé un souvenir intact.

 

3. Composantes

Un grand nombre d'impressions-Sensations est rapporté. Elles ne sont pas nécessairement toutes vécues par tous les expérienceurs.
Il y a de nombreux traits communs dans les impressions et de fortes variations dans le " contenu ", qui peut-être extrêmement agréable ou au contraire terrifiant. Ces NDE dites " négatives " sont plus rarement rapportées.

- Sortie du corps, décorporation, OBE (Out of Body Experience - Hors du corps) : le " moi ", ou le " je " est situé hors du corps. Il peut voir (à 360° !), entendre et se déplacer, y compris à travers les objets et instantanément. Sensation d'être hors de l'espace et du temps, dans une autre " dimension " (cf. JP Jourdan #1). Capacité à lire dans les pensées et ressentir les émotions des autres, à " être " les objets et les plantes observés.

- Sensation de surprise, mais surtout de paix de bien-être et de familiarité. Sentiment de réalité très fort : " plus fort " que la réalité ordinaire. Sensation de compréhension et d'unité de toutes choses.

- Déplacement dans un espace long, sombre, circulaire : tunnel

- Arrivée dans la lumière, associée à une énergie porteuse d'amour infini. Notion de transcendance, au-delà de la réalité ordinaire. Sentiment d'amour infini et de savoir total.

- Déplacement dans, ou apparition de, lieux et paysages " merveilleux ", baignés de lumière. Rencontre d'entités, de " guides ", de proches décédés. Communication de type télépathique.

- Revue de vie, complète et " instantanée ", avec une " évaluation émotionnelle " des actions, surtout de détails oubliés.

- Décision de retour, prise ou imposée/suggérée.

- Réveil brutal dans le corps ou chemin inverse de celui pris pour sortir (souvent par la tête).

- Transformation de la personnalité, plus altruiste, perte d'angoisse devant la mort, développement de la spiritualité, " non-religieuse ", éventuellement capacités paranormales (voyance, magnétisme, etc.).

- Ces apparents bénéfices ne vont pas sans poser également des difficultés à retrouver une " vie normale ".

 

4. Commentaires par mots-clés (classement non alphabétique)

Mort - Décorporation - Preuves ? - Expériences - Rêve lucide - Projection - Hallucination - Inconscient - Mystique - Perception extra-sensorielle - Lumière - Rencontres- Etres de lumière - Revue de Vie - Retour - Personnalité - Souvenir - EMI Négative

- Mort : La sensation de paix et de bien-être est contradictoire avec l'impression voire la certitude d'être mort. L'absence de sensation d'écoulement du temps et l'impression d'être immatériel partout dans l'espace brisent les repères de perception habituels. Pourtant, le sentiment est que ce type d'environnement est familier.

- Décorporation : Sensation d'avoir un corps (de lumière) ou non, plutôt d'être un point de conscience qui flotte. Souvent au plafond d'abord, puis capable de se déplacer et de traverser les murs.

- Preuves ? : Des cas avérés de perception d'objets, de lecture de mots ou de chiffres sont mentionnés dans la littérature. Ils ne constituent pas des preuves au sens scientifique du terme car il s'agit de recoupements, d'enquêtes et pas d'expérience contrôlées. Des témoins ont pu décrire des appareils, des numéros de série, même en étant arrivés inconscients à l'hôpital.

- Expériences : Quelques expériences réalisées en laboratoire sur des sujets " doués " pour la décorporation ont donné des résultats inégaux : quelques cas de perception d'une " cible " mais une majorité d'échecs. Les protocoles doivent être améliorés et les expériences poursuivies.

- Rêve lucide : En OBE, la réalité est perçue, mais " déformée ", d'où une parenté avec le rêve lucide, dans lequel le rêveur contrôle plus ou moins la création de son environnement onirique. Hors du corps, le contrôle est également très difficile, une pensée crée une perception et on change brutalement d'environnement comme dans le rêve.

- Projection : Le sujet est capable de s'identifier à l'objet qu'il perçoit, au point de devenir cet objet. De même, des éléments subjectifs se glissent, sont " projetés " dans la perception d'objets réels. Par exemple, une personne sort de son corps, se retrouve flottant dans sa chambre, mais l'armoire ne se trouve pas du bon côté, il y a une porte en plus, dehors il neige alors que c'est l'été, etc.

- Hallucination : Pour ces raisons, la querelle est vivace quant à l'objectivité ou la subjectivité de l'expérience. Pour la médecine, l'expérience se résume à une " hallucination ", c'est-à-dire qu'il n'est pas tenu compte de son contenu et du sens profond qu'elle a pour l'expérienceur.

- Inconscient : Cependant, depuis quelques années, les travaux et réflexions " alternatives " tentent d'aller un peu plus loin. Le contexte inducteur de l'EMI, qui la qualifie, est la proximité de la mort du corps physique. Il est certain que l'Inconscient est en jeu. Mais quel est-il ?

- Mystique : Certains psychiatres comme le Dr Philippe Wallon proposent plusieurs " niveaux " à cet inconscient : un premier niveau " Freudien ", le refoulé et sa cohorte de complexes et de lapsus ; le second niveau serait " Jungien ", un inconscient collectif chargé de symboles ; puis des niveaux " mystiques ", jusqu'à l' " absolu ". (Pour en savoir plus : le site ouriel)

- Perception extra-sensorielle : Plusieurs témoignages rapportent des cas " d'acquisition d'information par des voies non-conventionnelles ". Outre la sortie du corps elle-même, qui permet de voir et entendre des éléments qui se passent dans la même pièce, " ce qui observe " peut se déplacer dans des pièces voisines, ou très loin, y compris jusqu'à une expérience " intersidérale ". Il lui est possible de lire les pensées et ressentir les émotions, et avoir des visions du passé ou du futur.

- Lumière : elle est décrite comme plus puissante que mille soleils, mais pas aveuglante. Elle est identifiée à l'amour, la sagesse. Des Sons peuvent également accompagner la NDE, décrits comme cristallins, d'une grande beauté (" musique des sphères ").

- Rencontres avec des Parents décédés : accueil, grande joie, retrouvailles, mais souvent le message " il est trop tôt " vient d'un proche. Notons que le bouddhisme tibétain prétend ici que ces proches devraient être réincarnés, donc qu'il s'agit de " projections inconscientes ".

- Etres de lumière : les " entités " perçues sont personnifiées ou non : Christ, Bouddha, Ange, Guide, etc. Plus souvent, ils sont des " êtres de lumière ", visible ou non, c'est-à-dire qu'ils sont plus une " présence " qu'une forme, c'est la lumière elle-même qui s'exprime. La communication est toujours de type télépathique.

- Revue / Panorama de vie : Souvent amenée par une question, type : " Qu'as-tu fait pour servir ? ". Le panorama de vie commence à la naissance et donne tous les détails, souvent " insignifiants " (au moment du vécu), avec les sentiments associés. Le sujet revit ses sentiments mais aussi ceux des personnes impliquées dans le souvenir. Par exemple, une souffrance ou une peine infligée à autrui. Il n'y a pourtant pas de sensation de durée, la revue est instantanée. Pas non plus de sensation de jugement, mais plutôt une auto-évaluation, guidée, sous l'angle de amour/service donné aux autres.

- Retour : la décision est prise ou suggérée, voire " imposée " par le/les guides. Le sujet pense par exemple à ses enfants, sa famille. Il a le sentiment d'une tâche à accomplir, mais pas forcément de devoir témoigner de ce vécu transcendant. Il a une 2ème chance, pourquoi ?

- Personnalité : L'expérience s'accompagne d'un changement de la vision du monde, dans le sens d'un abandon des valeurs matérialistes, l'argent, la réussite, etc. Pour autant, les premières enquêtes laissaient apparaître que les expérienceurs devenaient des sortes de " sages ", distribuant le bonheur autour d'eux. Beaucoup d'entre eux peinent en réalité à retrouver un équilibre " ici-bas ". Leur vécu se trouve tellement décalé des " valeurs " qui font notre quotidien qu'on peut le comprendre aisément. La relation au divin (" religion ") est modifiée dans le sens d'une tendance à rejeter les dogmes. D'où le développement d'une spiritualité "laïque".

- Souvenir : le souvenir de l'expérience reste vivace, mais la compréhension de son sens, qui semblait évidente, s'estompe. La conscience semble " étriquée " à son retour dans le corps.

- EMI négative : elle est un cauchemar, un traumatisme. Elle est le pendant négatif de l'EMI en terme de contenu " transcendant " : entités maléfiques, terreur, noir absolu, etc. Elle est cependant plus rare que l'EMI positive.

 

29 mei

Les chakras

Le corps éthérique, ou premier corps, vibre à une fréquence très proche de celle de la matière physique. Il se trouve à douze ou quinze centimètres du corps physique et l'on y retrouve le double lumineux de tous les organes du corps. Dans ce corps éthérique se trouveraient soixante-douze mille canaux, des nerfs de lumière que les yogis nomment nadis et les Tibétains tza. Dans ces soixante-douze mille canaux circule une énergie universelle appelée prâna par les yogis. On parle aussi de mana, de wakan, de chi ou ki. Ce premier champ énergétique est donc vitalisé par cette force universelle. Dans certaines conditions, cette force peut ralentir jusqu'à disparaître, provoquant ainsi des troubles physiques parfois graves. La première observation décèle que le corps éthérique est une interface entre des énergies élevées et le corps physique.

L'enseignement des textes anciens de la littérature yogique évoque les centres énergétiques spéciaux qui existent dans le corps subtil. Ces centres d'énergie connus sous le nom de chakra—qui signifie en sanscrit "roue"—ressemblent à des vortex énergétiques en mouvement, composés d'énergie subtile. Le rôle des chakras est d'émettre et de transmettre les énergies élevées. C'est récemment que les scientifiques occidentaux ont concentré leurs efforts sur la compréhension de ces structures. Dans le passé, le système des chakras, des nadis, des méridiens d'acupuncture, a été ignoré, on considérait qu'il relevait de la mentalité magique et primitive. Or, c'est un système qui trouve aujourd'hui sa validation grâce à l'évolution de technologies complexes qui peuvent mesurer son existence et ses fonctions. D'un point de vue physiologique, les chakras sont des récepteurs-transformateurs-émetteurs de l'énergie subtile élevée. Ils la reçoivent, la ralentissent en diminuant sa fréquence, comme un électron passant d'une courbe électronique vers une autre, si l'on veut. A ce moment-là, l'énergie est envoyée à travers le corps.

Il existe sept chakras dans le corps éthérique, qui sont associés au corps physique. Chaque chakra du corps éthérique est en rapport avec un plexus nerveux majeur et une glande endocrine majeure. Ces sept chakras sont situés le long d'une ligne verticale en partant de la base de la colonne vertébrale jusqu'à la tête. il existe vingt et un chakras secondaires, associés i certaines structures du corps comme les genoux, les hanches, les coudes, etc, et d'autres, plus mineurs. Si on les prend tous en compte, il pourrait y en avoir environ trois cent soixante ayant une influence sur le corps physique.

L'anatomie des chakras a été décrite dans la littérature tantrique tibétaine et yogi. Certains chercheurs comme Hiroshi Motoyama, Pierre de Vernejoul ou le Dr Valery Hunt de l'UCLA l'étudient. Les chakras "pulsent" d'une manière rythmique, de manière à ce que l'ensemble soit tel une fleur dont les pétales sont en constant mouvement harmonique. Leur fonctionnement influe énormément sur l'équilibre physique. De même que le corps physique meurt et se recompose à chaque instant, ces champs se renouvellent constamment, mais à un rythme beaucoup plus élevé. Or, les chakras possèdent un mécanisme qui synchronise les énergies élevées descendant vers le corps physique. Ils sont donc des transmetteurs essentiels.

28 mei

Entrevue entre Raymond Moody & Melvin Morse

 
Docteur Moody, vingt-six ans se sont écoulés depuis la parution de votre livre La vie après la vie, et la création du terme « Expérience de Mort Imminente - Near-Death Experience ». Avec le recul, comment voyez-vous l'évolution du mouvement de recherche et son orientation ? Croyez-vous qu’il ait perdu sa crédibilité depuis la récupération du phénomène par les « New Agers » au cours des dernières années ?

Raymond Moody (RM) :
Tout d'abord, comme vous le mentionniez, je suis attristé de cette récupération par le New Age qui s'est emparé de la NDE pour en faire un sujet à sensation. Mais d’un autre côté, c'est le signe qu'un nouveau phénomène est survenu. C'est pour cela que les gens l'exploitent. J'ai cependant une grande foi en la vérité. Je ne parle pas d'une foi à la façon des Sudistes. Vous savez, les habitants du Sud des USA ont appris très tôt à mentir. Si quelqu'un vous pose une question, vous n'êtes pas supposé lui répondre ce que vous pensez réellement. Vous devez au contraire tenter de comprendre ce qu'il a envie d'entendre, et le lui servir. C'est notre conception de la politesse. Pour cela, j'ai toujours eu de la difficulté avec la sincérité, tout en gardant une grande confiance en la vérité. Elle existe indépendamment de ce que nous pouvons penser ou percevoir.

J'ai été dérangé quand les New Agers sont arrivés avec cette façon de relativiser la vérité. Quand j'enseignais l'épistémologie dans les années 60 et 70, la première chose que nous réfutions alors était la théorie de la vérité. Et l'étrange paradoxe, avec la NDE, c'est que ce concept de la vérité, dont l'articulation est née dans les années 500 avant JC, nous vient du philosophe grec Parménidès, décrivant un voyage visionnaire entrepris dans l'au-delà. Aujourd'hui, ces promoteurs de la NDE nous disent qu'il n'existe aucune vérité. Chacun affirme sa propre vérité ! Alors que penser ? Je crois qu'une importante rectification s'impose car tous ces imposteurs et ces charlatans sont devenus de véritables figures charismatiques.

Je pense que lorsqu'on aura évalué l'incidence des expériences « empathiques » de la mort - ces expériences que les gens vivent au chevet des mourants et qui rappellent étrangement la NDE, que nous les aurons mises en rapport avec la NDE, telle que nous la définissons classiquement, notre conception de la mort devrait s'élargir. Nous serons amenés à constater alors que le phénomène est plus grand qu'on le pense, et que toutes ces expériences sont reliées, qu'elles sont une seule et même chose. Je crois qu'au cours des dix ou quinze prochaines années, nous bénéficierons d'une ouverture vis-à-vis de la mort aussi grande que celle que nous avons connue pour la NDE durant ces vingt-cinq dernières années, surtout grâce à ces expériences empathiques de la mort. Nous ne sommes qu'à l'aube de ce changement majeur !

Melvin Morse (MM) : J'aime bien ce concept d'expérience empathique de la mort. C'est ce que j'essaie de transmettre dans mon travail en parlant de visions partagées... Vous savez, les visions d'avant la naissance, les communications spirituelles avec des personnes décédées et les NDE sont toutes de la même fibre, mais nous les avons compartimentées. C'est donc une façon merveilleuse de les relier et d'établir un pont entre elles. Il est intéressant de constater que nombre d'infirmières et de médecins vivent cette expérience. Et plus encore dans les  soins à domicile.

R.M. : Certains racontent qu'au moment de la mort, ils voient l'âme des patients partir, ou encore qu'ils ressentent et voient l'énergie quitter leur corps.

L'an dernier, je parlais justement de ce phénomène lors d'entrevues avec Maggie Callanan et Christine Longaker. Elles me disaient que la peur de la mort est toujours aussi vivace et que les gens ne désirent pas en entendre parler.

M.M. : Raymond et moi faisons le même constat. Il y a cinq ans, un des principaux chercheurs en NDE affirmait que le domaine était entre les mains d'agents de voyages et d’attachés de presse ! Mais je pense qu'il existe également une autre raison à cela : il existe un ardent désir d'obtenir de l'information sur ces sujets. C'est la raison pour laquelle on retrouve là les charlatans et les imposteurs. Les gens n'obtiennent pas l'information de la bonne source. D'autant plus, malheureusement, que l'élite intellectuelle et le corps médical, y compris les médecins de famille, se montrent très peu préoccupés par le sujet ! Les gens me disent fréquemment : « Vous savez, je suis entièrement d'accord avec vous, mais s'il vous plaît, n'en parlons surtout pas à l'hôpital. » J'ai tout récemment pris connaissance d'une étude dans laquelle on affirmait qu’infirmières et infirmiers ne priaient pas au chevet des patients durant leurs heures de travail. Ils préféraient le faire en dehors des heures, à titre personnel. Je suis moi-même considéré comme faisant partie d'une sorte de club sélect, mais secret... Des médecins m'appellent souvent en privé le soir pour me faire part de leurs expériences.

On remarque souvent qu'il y a aussi un besoin de savoir : « La NDE est-elle une preuve irréfutable de la vie après la mort ? » Juste avant sa mort, Joseph Campbell a clairement démontré que notre société souffrait d'un manque de mythe de la mort. Nous avons oublié l'importance des mythes. Ils nous aident à nous relier à l'ensemble de l'humanité.

C'est pourquoi il n'existe plus de rituels, ni de sens du sacré dans notre vie.

MM: Exactement. Et ce besoin du sacré, devenu manque, crée un vide dans lequel s'engouffrent ces charlatans. Mais malgré tout, les gens tentent de combler ce vide, pierre par pierre. Pas une semaine ne se passe sans que je reçoive un courrier ou un appel de la part d'étudiants intéressés par le sujet. Récemment, deux étudiants en médecine suédois m'écrivaient pour me faire part de leur intention de construire leur recherche sur les expériences de mort imminente. Il y a dix ou quinze ans, lorsque des étudiants en médecine travaillaient sur mon projet, ils étaient considérés comme bizarres ; on leur conseillait de mieux utiliser leur temps, même si des articles et des publications en découlaient. Alors qu'aujourd'hui, même des étudiants en psychologie font ce genre de projets. Il faut pouvoir construire un vocabulaire commun pour créer une résonance entre chercheurs.

On y travaille continuellement. Et je crois que ce travail deviendra une science légitime. Je le perçois définitivement comme un profond changement de paradigme. Nous sommes à l'aube d'un grand changement. Quels que soient les domaines de la science que vous regardez, vous constatez qu'ils sont tous à la croisée des chemins. Il nous faudra encore une vingtaine d'années... le temps que les têtes dirigeantes de ces départements, la vieille garde universitaire, se retirent. Quand vous étudiez l'histoire de l'évolution de la pensée scientifique, vous remarquez que les nouvelles idées convainquent rarement les anciennes.

Voici un exemple d'orientation de la recherche sur la NDE... Je reçois de nombreuses invitations de conférences émanant de lieux tels que le Toledo General Hospital ou encore le Cincinnati Children Hospital, un hôpital des plus conventionnels. Après mes conférences, ce sont toujours les jeunes qui s'agglutinent autour de moi et me bombardent de questions. La vieille garde, elle, vient tout simplement me dire « Eh bien, c'est intéressant votre truc ! » Cela prendra un certain temps mais nous verrons des changements dans les structures institutionnelles. Nous le constatons déjà. Par exemple, la nomination de Raymond (Moody) à la chaire des Études sur la Conscience, à l'Université du Nevada, à Las Vegas. Et puis Ian Stevenson, à la chaire des Études sur la personnalité, à l'Université de Virginie, qui fait principalement des recherches sur la réincarnation.

Je serai cependant honnête avec vous : je vous dirai qu'il existe en revanche des choses désolantes. On refuse par exemple un poste à Bruce Greyson. Avec la qualité du travail qu'il accomplit, s'il était dans un tout autre domaine que la NDE, il est évident qu’il obtiendrait un poste immédiatement. L'Université de Virginie le lui refuse à cause de la nature de son travail.

En ce qui me concerne, les principales revues médicales ne s'intéressent aucunement à mes recherches. Les revues paramédicales secondaires, elles, se montrent intéressées. Devant ce fait, l'Université d'Arizona publie maintenant son propre magazine, le Journal of Consciousness Netline. C'est une revue volumineuse et très bien documentée qui deviendra, j'en suis sûr, très respectée. Donc, les gens ne s'offusquent plus que le New England Journal ne publie plus ce genre d'articles. Certains créent leur propre journal afin de pouvoir débattre de ce genre de choses.

Cela ne démontre-t-il pas que la population veut dorénavant en savoir plus sur le sujet ?

M.M. : En effet. Tout cela provient du même besoin de savoir. Et c'est ce qui crée des best-sellers. Ca bouge. À l'Université d'Arizona, par exemple, un anesthésiste fait des recherches sur les limites de la conscience. C'est le signe qu'une grande transformation est déjà en cours. Ici même, à Seattle, nous avons créé un projet pour discuter de la NDE avec des patients mourants. Notre raisonnement était que si nous pouvions leur parler directement de la NDE, cela pourrait engendrer une discussion sur la mort et établir ainsi une communication à long terme. J'ai été très honoré que tous les hôpitaux majeurs de la région et toute la communauté des médecins se joignent à notre comité. Ce fut facile de les convaincre. Là encore, dix ans plus tôt, ç'aurait été impensable. Tous ont trouvé l'idée excellente.  Mais quand nous avions présenté notre projet à la fondation, elle n'a pas permis de le faire aboutir. La raison invoquée était qu'on ne considérait pas cela comme une recherche scientifique. Le chemin sera long... mais compte tenu du nombre d'étudiants en médecine qui proposent  des projets de thèse  sur ces sujets, il y a de l'espoir.
Si l'on considère l'évolution de la pensée scientifique, je crois que d'ici vingt ou trente ans, nous assisterons à un grand changement et à la naissance d'un nouveau paradigme basé sur une interconnexion biologique, contrairement à cette sorte de pensée mécaniste qui prévaut maintenant. Au fait, Raymond, depuis combien de temps pensons-nous de cette manière ? Depuis le XVIIe siècle ?

R.M. : Vous pourriez dire depuis Galilée et Newton. C'est comme un long et constant processus d'évolution qui se déploie. La recherche scientifique est constamment en transformation.

M.M. : Prenez le monde des mathématiques. Quand les mathématiciens sont arrivés avec la théorie du chaos, ils ont déclaré que c'était comme s'ils contemplaient la face de Dieu ! Quand vous lisez des livres sur la théorie du chaos, vous constatez qu'ils sont eux aussi dans cette phase de transition profonde.
Prenez l'exemple de IANDS. Au cours des dernières années, l'association est repartie sur des bases plus solides, avec le support avisé de gens comme Maggie Callanan ou Diane Corcoran, présidente de IANDS-USA. Il y a également Jeffrey Long, un médecin oncologiste avec qui je travaille en étroite collaboration. Il est maintenant directeur de la recherche au sein de IANDS. Sa première mission consiste à reprendre chacun des cas de Kenneth Ring (il a hérité de tous ses dossiers), pour en refaire l'analyse complète. Jeffrey Long possède également à titre personnel un vaste fonds de témoignages de NDE. Sa méthode est rigoureuse et très sérieuse.

C'est ce qui doit être fait dans ce domaine. Il est le type de personne qui pourra publier dans des revues scientifiques cinq, six, voire dix articles issus de cette recherche. Par la suite, d'autres chercheurs viendront, et feront leur thèse sur la NDE. Ils pourront dire aux autorités universitaires : « Voyez, il existe déjà vingt ou trente travaux sur le sujet et une large documentation capables d’étayer mes travaux. » C'est la seule et unique façon d'évoluer.

On remarque aussi que cette nouvelle génération de chercheurs a tout simplement dépassé le stade du « Est-ce vrai ou non ? »

M.M. : Exactement. C'est un très bon point ! J'irais même plus loin en affirmant - comme nous le disions à propos de la vieille garde scientifique, actuellement, une grande majorité de l'avant-garde de la recherche sur la NDE doit en faire autant ! Dans les années 60 et 70, quand vous parliez de la NDE, vous étiez considéré comme fou. La première précaution consistait à affirmer :  « Vous savez, j'ai toute ma tête ! » Aujourd'hui, cette vieille dynamique appartient au passé.

Voilà pour votre première question ! Quelle est la seconde ? (grands rires de Morse et Moody)

Vous parlez, tous les deux, de témoins que vous avez rencontrés il y a plus de vingt-cinq ans. Je crois savoir que vous êtes restés en contact avec plusieurs d'entre eux. Quels changements avez-vous perçus au fil des ans ?

M.M. : Je me considère tellement chanceux ! J'ai interviewé ces gens quand ils étaient enfants et j'ai connu l'expérience de les voir grandir. Je les retrouvais chaque été, à ma ferme, à Maple Valley, alors que nous tenions ce que nous appelions des « Near-Death pique-niques ». Les transformations sont extraordinaires. D'abord, ce sont tout simplement des êtres de qualité. Le genre de personnes dont vous vous sentez proche, parce qu'elles sont chaleureuses et dans l'empathie. L'un d'eux me disait récemment qu'il pouvait en quelque sorte lire dans les gens. Non pas ce qu'ils « pensent », mais plutôt en « écoutant » les signes inscrits dans leur comportement. Ces jeunes ont un sens très aigu de leur inter-relation avec l'univers. Ils disent des choses toutes simples comme : « Ca ne me dérange pas de faire la queue au supermarché, car je sais qu'il y a là aussi de la lumière. » Ils se considèrent comme faisant partie d'un grand tout. Leur vie a de l'importance. Un jeune homme me le précisait de façon très consciente : « En fait, je ne veux pas dire que je suis important. Mais ma vie l'est. Peut-être que je ne ferai rien de spécial, mais peut-être que j'agirai sur quelqu'un qui fera quelque chose de spécial. »  C'est ce genre d'interconnexion dans la conscience que vous constatez. Peu importe qui ils sont. Les enfants que j'interviewe viennent de milieux très divers, et malgré cela ils font tous partie de la même énergie. Le meilleur exemple que je puisse vous en donner est cette toute première petite fille que j'ai interviewée. Elle venait d'une famille mormone profondément religieuse, en Idaho. Un jour, je lui ai présenté une autre jeune fille, dans la vingtaine, qui à l'époque était une véritable punk, avec des cheveux hirsutes, tout habillée et maquillée de noir, bref tout le kit ! Elles se sont très bien entendues. Le prime abord n'avait plus d'importance, leurs valeurs profondes étaient les mêmes. Elles ont parlé ensemble des heures et des heures, comme si elles se connaissaient depuis des années. Il se produit ainsi des changements tout à fait extraordinaires.

J'ignore s'ils ont nécessairement un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne ou s'ils développent de nouvelles capacités. Peut-être deviennent-ils plus « vivants », et utilisent-ils à plein leur potentiel? Mais ils possèdent des talents que peu de personnes ont. Ils sont réfléchis, manifestement de grands penseurs, artistiques et très créatifs. Ils deviennent thérapeutes, enseignants, travailleurs sociaux, mais rarement des courtiers en bourse ! Ils travaillent habituellement beaucoup et ont toujours un tas d'idées et de projets. Je crois qu'ils ont reçu des dons psychiques. Ils parlent de façon naturelle de rêves, de prémonitions et d'intuitions qui se vérifient. Je ne saurais dire s'ils ont plus de capacités que la moyenne des gens ou s'ils font plus confiance à leur intuition. Nous avons tous, je crois, cette disposition, mais nous n'en prenons pas conscience. Alors que, devenus maintenant de jeunes adultes, eux  en parlent de façon tout à fait naturelle.

R.M. : Chez les adultes, il se produit deux phénomènes. D'une part, l'expérience oriente en quelque sorte les gens sur le chemin d'une quête perpétuelle pour comprendre. Ils se mettent à lire des livres et à vouloir tout savoir. Deuxièmement, étant donné que j'en ai vu plusieurs près de leur mort, je dirais, parce qu'ils n'ont plus peur d'elle, qu'ils ont développé une sorte d'équanimité.

M.M. : Chez les adultes aussi, il faut comprendre que les changements ne sont pas toujours positifs. Il y a eu beaucoup de divorces. Prenez l'exemple d'une épouse : elle a toujours été une bonne maîtresse de maison, dévouée, et soudainement, elle entreprend une quête perpétuelle afin de comprendre ce qui lui est arrivé. Vous imaginez le stress que cela peut générer dans la relation. Chez les enfants, c'est différent. Leur système de valeurs - leurs mondes intérieur et extérieur - ne sont pas aussi développés que chez l'adulte.

M.M. : Pour conclure et rejoindre votre première question, à savoir où va la recherche sur la NDE, voici un exemple d'orientation : la grande majorité des médecins de la région de Seattle qui travaillent en réanimation, a accepté d'effectuer des prises de sang pendant et après les réanimations. Et ils ont accepté de m'accorder accès à leurs patients. Dix ans plus tôt, voire cinq ans, ils auraient jugé l'idée ridicule. Aujourd'hui, ils me disent : « Pourquoi pas ? » Et si ce programme n'est encore qu'à l'état de projet, c'est qu'il ne reste plus qu'à trouver les fonds.
 

24 mei

L'experience du Dr Michael Persinger

Le neuropsychologue de renommée mondiale Michael Persinger étudie le lobe temporal depuis plusieurs années. Dans son laboratoire de l'Université Laurentienne à Sudbury, le journaliste Michel Rochon s'apprête à vivre quelque chose qui s'apparente à une expérience religieuse...

Le Dr Persinger stimule ses lobes temporaux avec un champ électromagnétique très faible, comparable à celui d'un écran d'ordinateur. Des électrodes sont placées sur la tête de Michel pour suivre l'activité des ondes cérébrales. Il est privé du sens de l'ouïe et de la vision. Le Dr Persinger stimulera son cerveau pendant 20 minutes.

Michel Rochon décrit ce qu'il vient de vivre...
" La première partie était très visuelle. J'ai également perdu la sensation de mon corps. Je sentais que je flottais. La première chose que j'ai vue a été une éclatante spirale violette au centre de mon champ visuel. Elle est devenue très intense et très lumineuse. Et de son centre est soudainement apparu le visage d'un enfant. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais c'était simplement le visage d'un jeune enfant qui me souriait. Et puis il a disparu. J'ai été terriblement impressionné. "
- Michel Rochon, journaliste
" Le fait que nous puissions reproduire cet état en laboratoire nous indique qu'il y a quelque chose dans le cerveau qui le provoque, et cela ne me surprend pas. Or, la question est de savoir quel stimulus peut en être responsable ? "

" En laboratoire, j'utilise des champs magnétiques. Mais quel stimulus pourrait avoir cet effet dans la nature ? Est-ce l'activité géomagnétique
terrestre par exemple ? Nous savons que, lorsqu'il y a une augmentation de l'activité géomagnétique, les gens ont plus de chances de vivre des apparitions. Durant la nuit, entre deux heures et quatre heures, ces expériences ont été associées à un proche parent décédé, à un extraterrestre ou à Dieu. Je crois que l'expérience de Dieu est le résultat d'une structure intrinsèque au cerveau, un processus probablement essentiel pour la survie et l'évolution de la race humaine. "
- Dr Michael Persinger

Dr Michael Baines ajoute : « Un athée pourrait certainement dire que cette recherche prouve qu'il n'y a pas de Dieu, que tout se passe dans le cerveau. Un pratiquant de n'importe laquelle religion pourrait certainement dire que cette recherche prouve que Dieu a créé le cerveau pour nous permettre d'avoir une porte dans l'absolu. Je pense que ce que cette recherche prouve, c'est que nous sommes conçus pour vivre cette expérience, qu'elle fait partie de notre nature fondamentale comme le sont nos cheveux et nos ongles... Cela fait partie de notre équipement. Est-ce que c'est là pour une raison? Et quelle est cette raison? C'est là que nous passons de la science à la théologie, et je n'ai pas de réponse. » .

20 mei

Les plans de conscience.

 

Depuis les temps les plus lointains, l'Homme s'interroge sur lui-même et sur ce qui l'entoure ...

Il se demande si au-delà des apparences il n'y aurait pas une autre réalité et si au-delà de la mort il n'y aurait pas une autre vie dans un autre monde ...!?
Les Religions et les Philosophies que les Hommes ont créées au cours des siècles passés, ont essayé de répondre aux angoissantes questions existentielles que ceux-ci se posaient et se posent encore. 


D'innombrables réponses ont été apportées aux innombrables questions que ne cessent de se poser les hommes, les femmes et les enfants mais aucune ne semble pleinement satisfaire leur curiosité.


Ni la Théologie, ni la Philosophie, ni même la logique ne sont jamais parvenues à trouver la solution ...
Chacun reste finalement sur sa position, celle qui lui semble la plus satisfaisante, la plus confortable et finalement la moins angoissante.


D'où vient-on ? Que faisons-nous ici-bas ? Où allons-nous après notre mort ? 
Chacun a ses réponses, chacun a ses incertitudes, chacun a ses croyances. La Vérité semble définitivement inaccessible ...
Pourtant, si on lit certains témoignages, on s'aperçoit que de multiples personnes ont eu la chance et le privilège de voir se lever devant eux le "Voile du Grand Mystère" ...!
Certains sont même allés beaucoup plus loin ...! Ils ont pu visiter l'Au-delà !
En lisant les récits de ces explorateurs de l'"Au-delà", on réalise qu'il y a bien un autre Monde derrière le rideau des apparences et même d'innombrables Mondes !!!
En fait, nous venons de ces Mondes à notre naissance et nous repartons vers ces Mondes à notre mort !

Ces multiples Mondes de l'"Au-delà" sont autant de Mondes parallèles dont nous avons oublié l'existence en naissant. Pourquoi ? Eh bien, afin de vivre pleinement la vie que nous vivons ici-bas sans être gêné par le souvenir de ces Mondes merveilleux d'où nous venons mais aussi et surtout par les vies que nous avons vécues avant celle-ci ! Oui, car nous avons effectivement vécu de nombreuses autres vies avant cette vie présente ! La Réincarnation n'est pas un mythe pour peuplades arriérées, c'est une réalité !

Nous avons pourtant tous connu ces Mondes desquels nous venons et vers lesquels nous retournons après la mort de notre corps de chair. Ces Mondes se trouvent dans d'autres Dimensions et nous les nommons pour cette raison les Mondes Dimensionnels.


En fait, la réalité est un peu plus compliquée ... Chaque Univers Dimensionnel vibre sur un intervalle de fréquence qui lui est propre et qui lui permet de coexister dans le même Espace que les autres. Leurs atomes constitutifs n'échangent pas d'énergie et s'ignorent mutuellement. 


Pour certains Univers Dimensionnels - le Plan Physique et le Plan Astral - c'est encore plus complexe car ces Univers Dimensionnels vibrent sur plusieurs zones de fréquence et contiennent ainsi plusieurs Plans vibratoires ou Plans d'existence. Comme leur nom l'indique, ces Plans vibratoires se distinguent les uns des autres par l'intervalle de fréquence vibratoire dans lequel chacun d'eux se situe. Ces Plans d'existence vibrent ainsi sur des fréquences de plus en plus élevées. Au-delà du Plan vibratoire le plus élevé, on passe dans un autre Univers Dimensionnel qui possède une Dimension de plus que le précédent. 
Il existe de très nombreux Univers Dimensionnels ... Des centaines et même peut-être des milliers ! Le dernier Univers Dimensionnel est fait de n-Dimensions et est au-delà de toute compréhension humaine ...

Nos âmes (car nous avons tous une âme y compris les Animaux et les Végétaux et même les Minéraux !) montent de plus en plus haut, vie après vie, sur des Plans vibratoires de plus en plus élevés, dans des Univers Dimensionnels aux Dimensions de plus en plus nombreuses ... à mesure qu'elles évoluent !
En effet, si il y a Réincarnation c'est qu'il y a Evolution ! 
Si les âmes se réincarnent, c'est pour apprendre à connaître la Vie et l'Univers et plus elles apprennent de choses, plus elles évoluent, plus leur esprit s'expanse et plus leur fréquence vibratoire fondamentale s'élève ...! 
Après la mort de leur corps de chair, ces âmes montent vers des Plans d'existence de plus en plus élevés en harmonie avec leur propre niveau vibratoire.
 
L'Univers Cosmique dans lequel nous vivons est un Univers à 3 Dimensions qui sont : la Longueur, la largeur et l'épaisseur (ou la hauteur). 
Les atomes et les particules subatomiques qui composent notre Univers à 3 Dimensions sont elles-mêmes constituées de ces 3 Dimensions (Longueur, largeur, épaisseur).

Les Univers Dimensionnels supérieurs (4 Dimensions et plus) sont eux aussi composés d'atomes et de particules subatomiques de même nombre de Dimensions qu'eux. 

Comme l'élévation de la fréquence vibratoire se traduit par une élévation de l'énergie et cela à tous les niveaux, à partir de la 10e Dimension, l'énergie est si élevée que les structures atomiques se désagrègent, les atomes n'existent plus ! 
Au-delà de la 9e Dimension, les Univers Dimensionnels sont de ce fait des Mondes rayonnants et totalement énergétiques, des Mondes de Lumière !!! 

En-dessous de notre Univers à 3 Dimensions, il existe deux autres Univers Dimensionnels : un Univers à 2 Dimensions et un Univers à 1 Dimension !

L'Univers à 2 Dimensions est un Univers crépusculaire totalement plat constitué de structures géométriques planes qui occupent un espace à 2 Dimensions : la Longueur et la largeur. 
La troisième Dimension - l'épaisseur (ou hauteur) - existe quand même mais à l'état virtuel. Les formes géométriques qui peuplent cet Univers plat peuvent ainsi, grâce à cette troisième Dimension virtuelle, occuper tous les niveaux de l'espace, un peu comme si celui-ci était plié et replié sur lui-même. 
La quatrième Dimension qu'est le Temps y existe également à l'état virtuel tout comme dans notre Univers cosmique à 3 Dimensions. Cela permet aux formes géométriques planes de cet Univers à 2 Dimensions de se déplacer les unes par rapport aux autres mais aussi et surtout, cela permet à la Vie d'exister !

L'Univers à 1 Dimension est un Univers obscur linéaire constitué de structures filiformes qui occupent un espace à 1 Dimension unique : la Longueur.
La deuxième Dimension - la largeur - et la troisième Dimension - l'épaisseur (ou hauteur) - existent à l'état virtuel. Les formes linéaires qui peuplent cet Univers peuvent ainsi, grâce à ces deux Dimensions virtuelles, occuper tous les niveaux de l'espace comme si ce dernier était enroulé sur lui-même.
La quatrième Dimension - le Temps - y est également présente à l'état virtuel comme dans l'Univers à 2 Dimensions et comme dans notre Univers cosmique à 3 Dimensions. Cela permet le déplacement des formes linéaires et surtout, là encore, cela permet à la Vie d'exister !


 Ces deux Univers à 1 et 2 Dimensions sont en quelque sorte les "Portes" de notre Univers cosmique à 3 Dimensions.
En effet, les âmes doivent d'abord "s'éveiller" dans ces sombres Univers Dimensionnels avant d'entrer au sein de l'Univers cosmique à 3 Dimensions où elles vont pouvoir évoluer et monter, vie après vie, vers les multiples Plans vibratoires de l'Univers à 4 Dimensions et de là, vers les Univers Dimensionnels supérieurs.  

Tout cela semble bien loin de notre quotidien et pourtant cela fait partie de notre vie car nous venons de ces Mondes parallèles au nôtre et nous y retournons après notre mort physique.

Certaines personnes sont capables de sortir de leur corps à volonté et, ainsi libérées de leur habit de chair, elles peuvent librement voyager à travers l'Espace et le Temps mais aussi à travers les Dimensions !
Ces "Voyageurs de l'Astral", comme on les appellent, on pu visiter de leur vivant ce qui normalement n'est accessible qu'après notre mort. Quelques-uns parmi eux ont rassemblé leurs expériences extra-corporelles dans des livres passionnants.

Ces explorateurs de l'Au-delà on pu ainsi visiter des Mondes merveilleux mais aussi des Mondes abominables ...! 
Les Plans d'existence de l'Univers à 4 Dimensions ou Univers Astral sont les plus variés. L'Astral supérieur est fait d'innombrables Plans d'existence paradisiaques aux décors sublimes. L'Astral moyen est constitué de 7 Plans d'existence magnifiques et reposants. L'Astral inférieur ou Plan Ethérique contient, par contre, plusieurs Plans d'existence très différents les uns des autres; le plus bas est le domaine des effrayants "Etres-Pensées" (provenant de l'individualisation des Formes-Pensées négatives les plus puissantes créées inconsciemment par les pensées répétitives des Humains) qui ressemblent beaucoup, pour certains, aux gargouilles et démons des récits médiévaux ...!

 Juste au-dessus de ce Plan "infernal" du très bas-Astral, se trouve un Plan vibratoire à la fois brumeux et lumineux où nos âmes se rendent pendant notre sommeil : le Monde des rêves.

Lorsque notre Corps Physique s'endort, notre âme se détache de lui avec son Corps Astral et s'élève vers un Plan supérieur où toutes les pensées se concrétisent de manière réaliste, un peu comme dans un monde virtuel issu de l'informatique mais en beaucoup mieux ! 
Plongé dans ce monde de brumes, l'âme se laisse aller et libère toutes ses pensées profondes et ses fantasmes en les projetant à l'intérieur d'une "bulle éthérée" expansible à l'infinie ... Là tout devient possible ! Les idées prennent forme, se "matérialisent" en 3 Dimensions et même en 4 Dimensions !


Tout-à-coup, un paysage grandiose apparaît, plus vrai que nature, avec des arbres, des animaux, une rivière, des montagnes, des nuages dans le ciel bleu ... et des humains !
Dans son Corps Astral, l'âme de la personne endormie met alors en scène tous ces personnages et ce décor qui s'animent et deviennent aussi réels, aussi vivants que dans la vie de tous les jours. Mille et unes aventures peuvent ainsi être vécues à l'intérieur de cette "bulle onirique". Le décor et les personnages peuvent être changés instantanément pour laisser la place à un autre ... rêve !
  C'est cela, en effet, un rêve. C'est la concrétisation des pensées à l'intérieur d'une "bulle éthérée" produite par l'esprit au cours du sommeil du corps de chair. Et cela, chez les Humains comme chez les Animaux.


 

Au réveil, on se souvient plus ou moins des merveilleuses aventures ou des horribles mésaventures que l'on s'est créées pendant ce moment de liberté qu'est le sommeil du Corps Physique. Le cerveau de ce dernier brouille souvent ces souvenirs issus d'un autre monde et nos songes nous paraissent la plupart du temps plutôt flous et absurdes. Mais qu'importe, nous les avons quand même vécus.

C'est également dans ce Monde des rêves que les âmes prisonnières de leurs croyances religieuses ou matérialistes se retrouvent après la mort de leur Corps Physique. 
Les personnes très croyantes (trop croyantes même !), quelle que soit leur religion, s'imaginent qu'après leur mort, leur âme va monter au Paradis où elle va rencontrer, dans un décor merveilleux, ses ancêtres, les saints, les anges, son dieu ou ses dieux selon l'enseignement religieux qu'elles ont reçu. 


   Les Chrétiens verront un décor immaculé et nuageux peuplé d'anges aux longues ailes d'oiseau au milieu duquel siège un vieillard barbu en robe blanche : Dieu lui-même ! Ou alors, si ils pensent qu'ils méritent d'aller en Enfer, ils verront au contraire un décor rouge sang noyé dans le feu au milieu duquel surgit une créature cornue effrayante aux pieds de bouc avec une longue queue : le Diable en personne !
  Certains, plus simplement, verront Jésus-Christ nimbé de lumière, souriant, qui les accueillent en leur tendant la main !
  Les Musulmans verront un magnifique jardin luxuriant aux fleurs multicolores et aux arbres majestueux au sein duquel de merveilleuses jeunes filles aux habits colorés dansent voluptueusement sur une musique lanscinante ! Certains verront le Prophète en personne qui les accueille ! D'autres verront Allah lui-même inondé de lumière !
  Les Judaïstes verront un décor ensoleillé et fleuri où leurs parents et leurs grands ancêtres les accueillent à bras ouverts ! Certains verront les prophètes de la Bible : Abraham, Moïse, Joseph, Josué, Jacob, Jérémie, David, Isaac, Daniel ...
  Les Bouddhistes verront des démons horribles et effrayants si ils pensent avoir fauté au cours de leur vie terrestre ou verront le Bouddha nimbé de lumière qui les accueillera si ils pensent avoir vécu une vie exemplaire.
  Les Animistes, eux, verront un décor naturel (qui ressemble plus ou moins à celui dans lequel ils ont vécu toute leur vie) où leurs ancêtres les attendent avec un grand sourire ! Certains verront leurs dieux, des dieux animaux, des dieux humains, des dieux mi-humains mi-animaux ... tous plus effrayants les uns que les autres !

Il ne s'agit-là en réalité que de pures illusions créées par leur esprit imaginatif de la même façon que le rêveur crée ses songes. 

 

16 mei

Question sur notre avenir...

"Trois cents hommes, dont chacun connaît tous les autres, gouvernent les destinées du continent européen et choisissent leurs successeurs dans leur entourage." Walter Rathenau (1867-1922), dans le journal autrichien Wiener Freie Presse, 24 décembre 1912.

 "Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'œil ne plonge pas dans les coulisses." Disraëli (1804-1881), dans Coningsby, page 183.

"Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements." Honoré de Balzac

"La politique, c'est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde." Paul Valéry

"Vouloir conserver le pouvoir exige le sacrifice du plus grand nombre pour le bénéfice de quelques-uns." Mao Tsé-toung.

Je vous laisse méditer ces phrases et vous invite à voir notre avenir probable par cette vidéo qui relance la question de la pérénnité de notre conscience, mais aussi, de quoi sommes nous conscient au juste ?

http://www.anuska.com/conspiracy/movies/Maitres_du_Monde_V2.mpeg

 

25 april

La prophétie de Jean de Jerusalem

Cette prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité...
Elle aurait été écrite en 1099 par Jean de Jérusalem (ou Jean de Vezelay), l'un des 8 fondateurs de l'Ordre des Templiers.


La première partie de la prophétie est une sombre prédiction pour la période de l'an 2000, "l'An Mille qui vient après l'An Mille". A l'inverse, la deuxième partie de la prophétie annonce une ère nouvelle et pleine d'espoir, "lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille"...
 

Un texte à méditer sur l'Homme et son devenir probable. En espérant que l'Homme prendra conscience de son être intérieur rapidement et qu'il agisse avec sagesse pour ses semblable et la nature, avec laquelle il ne peut survivre. Afin que la première partie de cette prophétie ne soit qu'un mauvais souvenir

A lire & à méditer : http://www.syti.net/Prophetie.html

merci à Sylvain Timsit (SytiNet) http://www.syti.net/index.php


 

12 maart

Kundalini

Le Yoga et le Tantrisme viennent de révéler aux Occidentaux l'étrange secret de l'éveil de la Kundalini, cette énergie lumineuse ascendante, qui remonte soudain le long de la colonne vertébrale, provoque une transformation de la femme et de l'homme. Elle transforme complètement l'être, le branche sur une autre réalité, lui donne une nouvelle vision du monde et souvent des pouvoirs prodigieux.

       Les montées sauvages de kundalini se multiplient à notre époque et provoquent des malaises divers, qu'encore trop de médecins et psychiatres ne savent pas bien reconnaître. Pourquoi donc ?
Cette multiplication actuelle semble arriver à point pour aider à la mutation indispensable de l'humanité et la faire entrer dans une nouvelle ère, comme l'expliquent tous les textes traditionnels.

     Le plus stupéfiant est que la science confirme complètement cette découverte avec la notion expérimentale de physio-kundalini. Le problème essentiel est que d’une Déesse, forme individuelle de la Conscience Universelle CITI, on fait une simple énergie biologique. Les médecins et les scientifiques pourraient-ils percer le secret de la vie et forcer le ciel ?    Par là est enfin fournie la clé du Caducée, avec ses deux serpents entrecroisés, symbole universel des médecins et des profession de santé depuis les Grecs. Ce signe de vie s'est perpétué depuis l'Arbre de Vie du Paradis jusqu'à la double hélice de l'ADN.
 La puissance du serpent enroulé (kundalini) autour de l’Arbre de Vie au centre du Jardin d’Eden était le secret préservé de la non-mort éternelle. Il a été perdu et restait défendu par l’Archange à l’épée de feu. Puis Dionysos, le deux fois né, a retrouvé le secret aux Indes, a reçu l’initiation et en a ramené la transmission en Grèce. Et ceux qui avaient éveillé leur kundalini avaient, pour le montrer le droit de porter sa représentation : le serpent dressé entre les deux serpents enlacés. Ce Caducée passe d’Hermès Trismégiste aux Hérauts, ambassadeurs invulnérables, puis aux prêtres d’Asklépios et par là à tout corps médical, garant, en principe, de la vraie vie.

     Cet antique secret, si bien caché, est maintenant divulgué, car les temps sont venus où ce qui était réservé à une toute petite élite d’initiés, doit être offert à tous. Cela constitue en effet la phase ultime de l’évolution de l’espèce humaine. Elle passe du physique au spirituel par une mutation. Dans les malheurs et les difficultés du Kali-Yuga, l’âge de fer, la seule chance pour l’humanité de survivre est de passer à un autre plan de conscience et d’accéder au monde des dieux par l’éveil de la kundalini.


Les premiers témoignages sérieux de la possibilité d’une telle transformation ont été publiés dans les années 1970. Et depuis ils n’ont pas cessé de se multiplier sous forme d’expériences sauvages. Il est temps maintenant de confronter ces témoignages avec les textes sacrés pour en permettre une meilleure connaissance.  
    C’est ce que demandait déjà Tara Michael en 1978 : « Ce serait le digne objet d’une recherche, qu’elle soit « scientifique » comme le propose Gopi Krishna ou non, que de comparer les différents témoignages d’authentiques éveils de kundalini, ainsi que des descriptions des textes traditionnels afin de dégager ces constantes et d’entrevoir aussi les variétés, les différences et les modalités diverses dont ces expériences sont riches ». Et c’est ce que redit Jacques Vigne en 1996 : « Certainement une étude concrète et théorique du Yoga de la Kundalini sera un élément important de la spiritualité du XXIème siècle ».
Pour cela l’essentiel est de commencer à déterminer avec précision ce dont il est question et de définir notre objet de recherche.
La Koundalini, c’est quoi ?


La kundalini est l’Energie des Profondeurs dans le monde et dans l’homme. C’est l’axe dressé au centre de l’univers et de la personne. C’est une énergie divine d’une force inouïe à manipuler avec précaution après une longue préparation et une exacte purification du corps humain.
Comme elle est à la source de la vie et à la porte du sacré, on comprend qu’elle soit restée secrète.


C’est une énergie sous la forme d’une Déesse serpentine, une union entre la femme et le serpent. Elle est l’énergie cosmique de CITI la conscience divine. Elle est de nature féminine, apparentée à la Shakti (la Déesse) et à Maya (l’Illusion), sous l’apparence d’un serpent (naga), le Cobra femelle blanc. Elle remonte donc au culte des serpents aux Indes, originaire de la première civilisation tribale des Mundas. Le monde entier repose sur un serpent, Ananda l’infini ou Adi shesa, le serpent primordial. Ce serpent des profondeurs, le Non-Né à un seul pied, au poison redoutable a été absorbé par le masculin, le Dieu Shiva, l’ascète. Pour sauver la terre de la destruction, il a bu le poison, n’en est pas mort mais en a gardé pour toujours la gorge bleue (Nilakanta). Ainsi sommes-nous avertis que l’abord de cette énergie serpentine féminine n’est pas sans risque pour le masculin.

     D’ailleurs le souvenir du pouvoir conféré par la Femme-Serpent n’est pas ignoré dans nos régions. Il y a d’abord la Vouivre qui est un serpent qui porte une pierre précieuse enchassée au troisième œil, une escarboucle. La richesse et le pouvoir sont promis à l’homme qui arrivera à la lui ôter, mais à ses risques et périls. Il existe aussi en Vendée une Fée sous forme d’une femme-serpent : Mélusine. Elle est la protectrice de la famille des Lusignan (Mère Luse), qui fournira le dernier roi de Jérusalem.
      La kundalini : du biologique ou du spirituel ? Le critère est simple et définitif et il a été donné par Swami Muktananda : « Une expérience de kundalini véritable est celle qui laisse un effet permanent, un changement positif dans la vie ».

01 maart

La mort: un autre état de conscience

 
La mort est un sujet tabou que nous n’aimons en général pas aborder de peur qu’en y pensant, nous rapprochions automatiquement l’échéance fatale.
Il faut absolument éliminer la peur de la mort. La peur de la mort est avant tout la peur de la disparition, de la destruction de nous-mêmes, la peur de l’inconnu, le doute quant à nos croyances, la peur de laisser les êtres aimés, la peur de l’enfer, etc.
Une des investigatrices sur la mort qui a fait couler beaucoup d’encre est Elisabeth KUBLER-ROSS (EKR), une psychiatre suisse qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis.
EKR a accompagné plus de 1000 malades agonisants et a écrit sept livres sur ce sujet tabou.
Après elle, d’autres investigateurs connus pour leurs recherches sur la mort ou les états proches de la mort ont également publié leurs travaux. Le plus connu du grand public reste sans conteste le docteur Raymond MOODY (médecin et docteur en philosophie) qui, après deux best-sellers traduits en plus de vingt langues, vient récemment de publier un nouvel ouvrage, La Lumière de l’Au-Delà.
Un autre explorateur, Kenneth RING, professeur de psychologie et directeur de l’Association Internationale pour l’Etude des Etats Proches de la Mort a, lui aussi, publié ses travaux sous le titre Sur la Frontière de la Vie.

Tous ces chercheurs ont rencontré et observé des mourants et des individus ayant connu une NDE, abréviation de Near-Death-Experience, c’est-à-dire, expérience au seuil de la mort. D’après un sondage fait en 1982 par la société Gallup, huit millions d’individus aux Etats-Unis ont rapporté, après leur réanimation, avoir vécu une expérience des plus troublantes et des plus fantastiques se rapportant à une ou plusieurs des phases que l’on rencontre le plus souvent lors des états proches de la mort. En Europe, le sondage est encore en cours.
D’après les témoignages des individus ayant connu une NDE, on retrouve toujours un déroulement identique, et cela quelles que soient les latitudes et le milieu socio-culturel.

Voici les étapes que relevées à travers les différentes publications sur ce sujet:

  1. Sensation d’être emporté dans un long tunnel ou un couloir obscur. L’agonisant, à ce stade, perd le contact avec son corps et avec les vibrations les plus lentes de la matière.
  2. Dès qu’il a quitté le sens kinesthésique (le toucher), olfactif et gustatif, il s’apprête à quitter le sens auditif. Il entend des bruits, des vrombissements, des bourdonnements, des sifflements, etc. Il passe la frontière du son.
  3. Impression subjective d’étonnement de son état et de ce qu’est la mort, si toutefois il était conscient que celle-ci se préparait. L’individu qui meurt sans s’en rendre compte (accident, arrêt cardiaque, etc.) peut errer pendant des heures en se demandant ce qui se passe. Il ne peut comprendre et croit qu’il rêve.
  4. Sensation de paix. Constatation que la souffrance a disparu.
  5. Ceux qui arrivent au bout du tunnel vont rencontrer des amis, des parents disparus qui les accueillent. Ils les voient comme ils les ont connus de leur vivant.
  6. Puis c’est la rencontre avec une lumière qui va devenir de plus en plus éclatante, sans être toutefois aveuglante. De cette lumière, tous diront qu’il émane de la bienveillance et de l’amour. C’est le dernier sens, celui de la vue, celui de la lumière, le dernier sens qui rattache encore à la terre celui qui vient de mourir. S’il passe ce stade, il ne reviendra plus; il aura coupé définitivement le cordon qui le rattache encore à son corps. Certains, en effet, ont vu et décrit que leur enveloppe psychique, qui ressemblait en tout point à leur physique, était en connexion avec leur corps grâce à une corde de couleur argentée qui pouvait s’étendre quand ils se déplaçaient.
  7. L’être de lumière fait ensuite naître dans la conscience du désincarné des questions du genre: « Qu’as-tu fait de ta vie?», « Es-tu préparé à la mort?», « Qu’as-tu aimé? », etc. Pendant que l’être suscite des réflexions sur la vie, il irradie des sensations de paix, de bienveillance et d’amour. Aucun jugement n’est proféré. Après ces questions, la plupart des personnes disent avoir revu tous les détails de leur vie en trois dimensions, instantanément. Elles disent éprouver leurs émotions et les émotions des personnes impliquées dans les situations qu’elles revoient. C’est l’heure du bilan de vie et, apparemment, l’âme du désincarné se juge elle-même.
  8. Retour à la vie. L’être de lumière a permis à l’individu de choisir s’il préférait revenir sur terre ou mourir définitivement. Parfois l’individu n’a pas le droit de faire ce choix et il doit revenir à la vie.
  9. La vie reprend ses droits, mais elle ne sera plus jamais pareille. Ceux qui sont revenus de la vallée de la mort disent avoir compris que l’amour est plus fort que tout. De plus, toute peur de la mort les a quittés. Ils disent que la vie sur terre est très importante et qu’il faut la vivre en remplissant la mission proposée par l’âme.
Les changements de personnalité sont extraordinaires, à tel point que ceux qui avaient des problèmes psychologiques et des troubles névrotiques en ont été instantanément guéris.
 
Extrait de "Le cancer apprivoisé" de Léon Renard
(pages 180 à 182, Edition Marabout)
24 februari

L'exploration d'autres états d'expansion de conscience vers une transformation radicale de l'être

 
La recherche et l'exploration des états d'expansion de conscience deviennent peu à peu des états de co-naissance - dans le sens d'une nouvelle naissance - pour tous ceux qui en ont fait l'expérience. Et ces prises de conscience mènent vers des sommets que l'intellect ne peut ni sonder, ni comprendre, ni expliquer.
Ces états spéciaux d'éveil confinent parfois à des états mystiques dans le sens premier du terme grec "qui garde le silence". Et cette ouverture de conscience qui mène invariablement vers les vies passées, transcende nos possibilités limitées de perception. Une personne qui ramène à la conscience des vies passées aborde bien souvent ces souvenirs comme autant de phases obligatoires du processus d'une transformation intérieure qui mènent vers un nouveau niveau de conscience. Les individus engagés dans une telle exploration se rendent soudainement compte que l'humanité se trouve confrontée à des dilemnes graves.
 
Dans un cas, il y a une course technologique sans âme, une science sans conscience, une manipulation du monde.
 
Dans l'autre cas, le retour vers soi et le désir de vivre un processus de transformation radicale qui amène à un nouvel état d'esprit, un nouvel état de conscience. Le premier cas peut nous conduire à une mort individuelle, collective ou planétaire au milieu d'un écosystème anéanti; le second cas offre des perspectives révolutionnaires qui mènent vers une ère solaire, une époque de partage et de fraternité."
 
Extrait de "Des vies antérieures aux vies futures" de Patrick Drouot
(pages 221 et 222).
23 februari

Extrait de "L'Expérience de la Dixième Prophétie"

 
Imaginer, c'est concevoir. Rêver, c'est entrer dans la quatrième dimension. Ce qui était de la science-fiction hier deviendra la réalité de demain. Tandis que l'espèce humaine fonce tête baissée, nous nous demandons où diable nous allons arriver - si tant est que nous arrivions quelque part.
Que se passe-t-il ?
Qu'arrivera-t-il si nous levons le voile qui sépare les niveaux de conscience ?
Quel est l'interrupteur que nous transportons dans notre ADN et sur lequel nous n'avons pas encore appuyé ?
Comme d'autres scientifiques novateurs, Hank Wesselman, paléoécologiste et auteur de Celui qui marchait avec les esprits, histoire d'un voyage chamanique dans les cinq prochains millénaires, croit que nous avons tous en nous un "logiciel" inutilisé qui nous permet d'entrer dans la quatrième dimension quand nous le désirons.
Dans son livre The Future of the Body, Michael Murphy a réalisé un énorme travail sur les fonctions extraordinaires du corps humain. Il pense que ces "capacités exceptionnelles se développent le plus complètement dans les cultures qui les valorisent [...].
Inversement, de telles capacités sont souvent altérées ou étouffées par les conditions sociales. Certains athlètes, par exemple, possèdent un self-control et une sensibilité tels qu'ils seraient probablement des yogis accomplis s'ils vivaient dans la civilisation hindoue".
La culture contribue à façonner nos capacités, et même les révélations mystiques sont filtrées par la matrice sociale, bien qu'elles proviennent de l'énergie divine universelle.
L'évolution, alors, n'est donc pas seulement un processus automatique, mais le vaste champ de la créativité, modelé en partie par nos intentions, nos émotions et notre esprit.
L'évolution nous façonne et nous participons consciemment à la conception, même si nous n'avons pas une vision d'ensemble du plan.
Puisque nous sommes en train d'abandonner notre vieux modèle de pensée fondé sur les interprétations littérales, nous pouvons aussi abandonner celles des prophéties des Ecritures concernant la fin du monde.
Inutile de croire au déluge, aux incendies généralisés et à l'apocalypse.
Nous savons maintenant comment créer notre monde grâce à notre intention et notre désir.
Nous avons compris que nous sommes des cocréateurs avec l'esprit divin. Nous pouvons réinterpréter les messages des Ecritures et y voir une description métaphorique de cette période de transition."
 
Extrait de "L'Expérience de la Dixième Prophétie" de James Redfield (dans la suite de la "Prophétie des Andes") :
(pages 348 et 349, Edition Robert Laffont)
 

Pensée du jour

Le jour où nous aurons vaincu toutes les peurs en nous que nous traînons de vie en vie, et que nous aurons reconnu notre essence divine, notre appartenance et notre connexion au Tout par le fil d'or de l'Amour divin qui relie notre être multidimensionnel à la Source Divine, nous pourrons vivre le Paradis sur Terre, éternellement.
17 februari

LA DIVINE CONNEXION Ch.2 Tester ma description

Si vous souhaitez inclure cette lumière spirituelle et transformante dans votre vie, si vous voulez savoir qui vous êtes et où vous allez, si vous désirez avoir la même compréhension que les enfants de mon étude, vous pouvez. Le grand secret est simplement qu'il n'y a pas de grand secret. Vous n'avez pas besoin de faire constamment des exercices de méditation, de rejoindre un Ashram, ou encore de voyager au bout du monde pour votre recherche spirituelle car le véritable but de celle-ci consiste à apprendre à communiquer avec soi-même. Faites attention à vos idées et à vos faits et gestes. Ecoutez vos pensées et analysez vos émotions. Demandez-vous « suis-je heureux ? » ou « suis-je en colère ? » En comprenant vos motivations et pourquoi vous faites ce que vous faites, vous deviendrez « éclairé » .

Comment puis-je affirmer une telle chose ? Parce que cela m'est arrivé : j'ai été guéri par les leçons données par ces enfants qui sont passés de « l'autre côté ».

Il y a environ cinq ans, on m'a diagnostiqué une tension artérielle trop élevée. Une nouvelle épouvantable qui m'a aussitôt entraîné à faire la même chose que mes patients, me gaver de médicaments.

Ensuite, j'ai sombré dans une longue dépression et suis devenu hypocondriaque. Chaque nuit, dès que ma femme s'endormait, je descendais dans le salon vérifier ma tension sanguine. Bien entendu, elle était toujours élevée, d'autant que j'étais rongé par l'anxiété. Peu de temps après, ce n'est pas un mais trois médicaments que je prenais, sans aucune amélioration notable. J'ai commencé inconsciemment à hyperventiler, ce que j'interprétai bien sûr comme une aggravation de mon état, sans me rendre compte que c'était mon anxiété qui m'entraînait à respirer plus vite. Je me retrouvai donc avec des antidépresseurs à prendre en plus des pilules pour corriger ma pression sanguine qui ne changeait pas.

Mon poids, toujours un problème, a augmenté. La nuit je me goinfrais, souvent avec un second dîner, sans même goûter la nourriture. Je me créais juste une activité frénétique pour me débarrasser de toutes les pressions que je me mettais dessus.

J'étais arrivé au bout de ce que je pouvais endurer.

J'ai essayé de prier une nouvelle fois, mais sans trouver de réconfort. L'expérience spirituelle vécue lors de mon premier essai racontée dans ce livre, ne s'est pas renouvelée. Si seulement je pouvais vivre en harmonie avec cette maladie, alors je n'aurais pas de problèmes supplémentaires. C'est ce que je me disais. Puis j'ai eu une idée : dresser les dix secrets du bonheur d'après toutes les interviews de ces enfants qui avaient failli mourir. Ces « secrets » résidaient dans les habitudes mises en place dans leur vie, après leur expérience, celle qui les avait aidés à rester en contact avec leur lumière intérieure rencontrée pendant la « mort » temporaire.

Il se trouve que j'avais la liste de ces secrets quelque part dans un tiroir de mon bureau où je gardais les retranscriptions des entretiens. La plupart provenaient d'enfants et d'adultes avec lesquels j'avais parlé des transformations qui s'ensuivaient. En examinant la liste, je m'émerveillai de leur simplicité. « Pourquoi n'ai-je pas fait la même chose depuis tout ce temps ? » me demandai-je aussitôt. La réponse était pourtant simple. Ces dix secrets étaient tellement évidents que je les avais totalement oubliés. Mais maintenant que j'étais assis là, devant mon bureau, à lire la liste, je me sentis soulagé en pensant que ma vie pourrait être transformée sans pour autant être obligé de vivre, moi aussi, une expérience aux frontières de la mort.

 

Invitation à découvrir le lobe temporal droit

Vous auriez pu vous arrêter de lire dès maintenant, pour améliorer votre vie spirituelle, en suivant ces dix leçons. Mais votre curiosité a peut-être été éveillée et vous voulez en savoir plus sur ce lobe temporal droit, cet endroit de votre cerveau où habite Dieu.

C'est exactement ce qui m'arriva : j'ai commencé par me demander comment cette zone mystérieuse du cerveau pourrait devenir plus accessible et ce qui se passerait dans ce cas. Je me suis demandé ensuite pourquoi le Point de Dieu faisait partie de la physiologie humaine et si d'autres peuplades l'avaient initialement utilisé pour parler à Dieu avant de le négliger progressivement avec l'apparition de nouveaux objectifs et perspectives. Ce point nous connecte-t-il vraiment à la fabrication de l'univers ? Est-il la source de la « raison de vivre » que tout le monde à toujours essayé de découvrir ? Est-il cette part de nous qui vit après la mort du corps physique ?

Une nuit, peu de temps après que mon hypertension fut redevenue normale, j'ai commencé par imaginer une série d'essais que je pourrais écrire sur ce point cérébral. Ils examineraient dans les études scientifiques, philosophiques et les expériences personnelles une importante série de questions à propos de cette zone cérébrale, activée pendant les EFM et les expériences mystiques. Pourtant, ces questions, capitales dans le champ des expériences aux frontières de la mort ont rarement été étudiées en profondeur. Elles ont été divisées en une douzaine de points qui avaient déjà fait l'objet d'études scientifiques ou de conférences spécifiques.

Alors j'ai découvert que je me trouvais sur une piste que personne n'avait explorée auparavant, une piste qui présenterait enfin une théorie globale pour expliquer pourquoi et comment une expérience mystique avait lieu, et, encore plus important, ce qui se passait lorsqu'elle se déroulait. En quelques heures, j'avais posé les questions auxquelles devaient répondre ces trois essais :

1 ) La mémoire se trouve-t-elle à l'extérieur du corps ? Question choquante. Pourtant il n'existe aucune théorie scientifique ou médicale contemporaine expliquant ce qu'est la mémoire et comment elle est conservée.

Je parlais à un groupe de neurologues à l'University of California de Los Angeles lorsque le sujet de l'emplacement de la mémoire fut abordé. Un médecin de l'audience remarqua que si des patients comateux peuvent avoir des expériences aux frontières de la mort, et s'en souvenir, alors nous devons expliquer comment un cerveau mourant et en plein dysfonctionnement peut traiter les souvenirs à long terme. Je savais depuis mon étude sur la transformation que les enfants se rappellent de leur EFM non seulement après coup mais aussi toute leur vie.

Une réponse simple pourrait être la suivante : peut-être que nos souvenirs ne se trouvent pas dans notre cerveau. Affirmation scandaleuse a priori, mais si elle était réelle, elle répondrait alors à d'innombrables questions associées à la perception, y compris celle des fantômes, des anges, des vies passées, et même au syndrome des faux souvenirs d'enfance que se remémorent certaines personnes, alors qu'elles ne les ont jamais vécus.

2 ) La réincarnation ne serait-elle pas simplement un accès à cette banque de données universelle ? J'avais toujours considéré les souvenirs de vies passées comme des idioties et des inventions. Mais à l'époque, je n'étais pas informé des recherches de personnes aussi sérieuses que le Dr Ian Stevenson de l'University of Virginia. En lisant ses travaux, j'y ai découvert d'innombrables études de très haut niveau, mais un problème demeurait néanmoins : on n'y trouvait aucune théorie expliquant comment toutes ces vies passées peuvent cohabiter dans le cerveau d'une seule personne.

D'autres questions sur les vies antérieures provenaient de mes propres patients. Par exemple, comment un jeune garçon de deux ans et demi pouvait-il décrire dans mon cabinet, à sa mère et à moi, avec beaucoup de détails, une vie passée ? Il était trop jeune pour inventer ou raconter des histoires, d'autant qu'il venait tout juste d'apprendre à parler. Il se souvenait de quelque chose. Mais de quoi ?

Ma théorie sur les souvenirs stockés à l'extérieur du cerveau nous offre un point de vue totalement nouveau pour comprendre la réincarnation et les souvenirs de vies antérieures.

3 ) Les fantômes et les anges seraient-ils des formes d'énergie « figées » ? Ces êtres semblent venir d'une autre réalité. Les anges permettent même des communications et des interactions avec l'univers, alors que les fantômes, eux, semblent plus statiques. Dans mes travaux, j'en ai conclu qu'ils sont également perçus par notre lobe temporal droit.

Mais que perçoit exactement le lobe temporal droit ?

Les spécialistes de physique théorique du laboratoire de Los Alomos et du National Institute of Discovery Science avec lesquels je travaille m'ont expliqué que les énergies que nous dégageons sous forme de pensée et de comportement ne disparaissent pas, mais survivent quelque part dans la nature. Si cela est exact, peut-être que nos énergies deviennent une partie de cette banque de données universelle, parfois perçues comme des anges ou des fantômes par notre lobe temporal droit.

4 ) Existe-il un profil de personne capable de communiquer avec cette base de données universelle plus facilement que le reste d'entre-nous ? J'ai émis l'hypothèse que notre lobe temporal droit représente notre faculté biologique à communiquer avec Dieu et avec cette mémoire universelle. Si cela est exact, alors cela implique que certaines personnes soient plus « douées » que d'autres. En observant des gens qui semblent avoir des lobes droits extraordinairement ouverts, j'ai découvert qu'ils ont souvent eu une EFM, ou des visions, soit dans leur enfance, soit à l'âge adulte qui ont déclenché leur talent mystique. Est-il possible qu'une telle expérience puisse activer le lobe temporal droit ? Mon étude sur la transformation semble dire oui et nous apprend qu'ils ont quatre fois plus d'expériences spirituelles vérifiables que ceux qui n'en ont jamais eu. Est-il possible d'imaginer qu'une vision ou une EFM permette soudainement aux gens de découvrir une zone de leur cerveau qu'ils n'utilisaient pas auparavant ? C'était incontestablement le cas de Joe McMonagle, qui faillit mourir à l'armée. Maintenant, il est devenu l'un des « visionnaires à distance » de la CIA après avoir réussi à dresser une carte précise d'une installation balistique secrète russe en la «visualisant» simplement dans son cerveau et ce, dans un bureau sans fenêtre situé en Californie.

5 ) Les coïncidences existent-elles ? Cela semble être une question idiote puisqu'on en vit régulièrement. Pour moi, elles tournent toujours autour des maladies. Lorsqu'un enfant devient sérieusement souffrant par exemple, un fait singulier dans la vie familiale sera vu comment l'élément déclencheur de la maladie. A un jeune patient qui venait d'entrer à la maternelle, on diagnostiqua une leucémie. Les parents pensèrent que la cause et l'effet étaient imbriqués : quelque chose à la maternelle était responsable de cette leucémie. Pourtant, la maladie s'était déclenchée des mois avant que le diagnostic ne fût fait, et donc avant l'entrée de l'enfant à la maternelle. Mais je ne pouvais pas convaincre les parents. Dans leur désespoir et leur colère, ils se fixèrent sur l'idée qu'un grave problème de pollution à l'école avait causé la leucémie. Ceci est un exemple typique de pensée magique, ou comment trouver une explication à ce qui a dérapé. Il illustre aussi le besoin puissant que nous avons tous de trouver des connections et d'attribuer une signification aux choses importantes de notre vie.

Alors la question « Une coïncidence peut-elle exister ? » se réfère à une autre, bien plus profonde : « Est-ce que nous, êtres humains, créons des significations pour nous-mêmes dans un univers par ailleurs totalement incompréhensible et aléatoire ? » , ou bien : « Existe-t-il une sorte de fil conducteur que nous pouvons découvrir si nous sommes suffisamment ouverts et conscients ? »

Lorsque les enfants me disent qu'ils ont appris au cours de leur expériences aux frontières de la mort « que les coïncidences n'existent pas » , et ils me le disent souvent, cela signifie qu'ils ont appris que la vie possède effectivement un fil conducteur et un sens profond, bien au-delà de ce que nous, humains, pouvons lui attribuer.

Ma question donc est de savoir si oui ou non il existe un concept scientifique tout comme il en existe un spirituel. Ces enfants font-ils une magistrale déclaration scientifique et métaphysique, lorsqu'ils affirment que tout dans la vie possède une raison et une signification, et que les coïncidences n'existent pas ? Scientifiquement, cette question a également posé des problèmes à Albert Einstein et à Richard Feynman. J'espère, quant à moi, pouvoir contribuer à l'étude de cette question capitale.

6 ) Au fait, qu'est-ce que l'intuition ? Nous parlons tous très facilement de notre voix intérieure ou de l'instinct de notre conscience. Et c'est Gavin de Becker, expert en sécurité, ancien garde du corps de plusieurs présidents des Etats-Unis et auteur du livre « The Gift of Fear » , qui nous demande de ne pas minimiser, ou mettre de côté, l'un de nos sens les plus importants, l'intuition. Il a le sentiment qu'apprendre à l'utiliser est bien plus important qu'être en possession d'un gilet pare-balles ou d'un pistolet.

Lorsque j'ai commencé mes études de médecine, mes professeurs avaient pour habitude de dire : « Il y a une chose qu'on ne peut pas vous apprendre : faire confiance à votre instinct et écouter ce qu'il a à vous dire » . Maintenant je me demande si l'intuition ne serait pas finalement un mélange de talents médiumniques, tels que la télépathie, la vision à distance, la prémonition et la communication directe avec Dieu.

Mais alors, mon étude sur les EFM infantiles indiquerait-elle que nous pouvons nous entraîner à utiliser nos instincts de manière plus consciente ? Les chercheurs ont spéculé par exemple sur le fait de savoir si nos ancêtres chasseurs n'étaient pas plus adaptés que nous à la vision à distance, à la télépathie et à la perception du futur. Peut-être qu'en nous reposant trop sur notre lobe temporal gauche, là où se trouve le langage, nous avons oublié les possibilités offertes par notre lobe temporal droit.

Après avoir utilisé avec succès les dix secrets des « transformés » pour mes problèmes de santé, mon esprit se focalisa sur les questions de guérison :

7 ) Pourquoi les prières aident-elles certaines personnes gravement malades ? Il existe aujourd'hui plusieurs études extrêmement sérieuses qui prouvent l'efficacité de la prière. La plus connue d'entre-elles a été réalisée dans les années quatre-vingt par Randolph Byrd, un cardiologue du San Francisco General Hospital. Cette étude, la toute première du genre sur les effets médicaux de la prière, a découvert que les patients cardiaques pour qui on avait prié avaient guéri 10% plus vite, et mieux, que ceux pour lesquels personne n'avait prié. Un total de 393 sujets fut utilisé pour cette analyse très controversée. L'observation de Byrd a été répétée en 1998 par d'autres médecins au Kansas City's Mid-America Heart Institute avec cette fois 990 patients. Leurs résultats sont presque les mêmes : ceux pour lesquels on avait prié ont guéri 11% plus vite.

Une étude qui a été répliquée est difficile à nier, bien que les médecins qui aimeraient le faire soient très nombreux. Si la seule variable est la prière, alors celle-ci est donc un médicament, n'est-ce pas ? On comprend alors que les docteurs ne puissent pas, ou ne veuillent pas l'admettre puisque cela implique une guérison sans médicaments.

J'ai, pour ma part, longtemps cru que chaque cellule de notre corps possédait une forme d'énergie, une « forme morphique » , qui détermine des facteurs tels que la taille, la forme et la santé. La théorie biologique moderne sous-entend que notre ADN n'est que la réflexion holographique d'un champ énergétique plus profond qui existe dans la nature, un champ qui donne à toute chose vivante la forme qu'elle possède. J'ai donc été très excité à l'idée que la prière puisse affecter cette forme morphique et j'ai voulu explorer cet aspect de la guérison.

8) Que sont vraiment les interactions spirituelles ? Je sais que celles-ci peuvent avoir un profond effet de guérison du corps. Dans les études sur les personnes spontanément guéries d'un cancer ou d'autres maladies auto-immunes, on découvre toujours la présence d'une EFM, d'une sortie hors du corps ou d'une expérience similaire. Quant aux personnes qui possèdent d'authentiques dons de guérison, elles déclarent, elles aussi, avoir eu une EFM ou quelque chose de semblable dans leur passé.

Tout ceci indique bien que le lobe temporal droit est impliqué, d'une manière ou d'une autre, dans la régulation de ces guérisons en communiquant avec les « formes morphiques » du corps ( ou énergies guérisseuses ) . Mon but consiste à explorer le fonctionnement de cette interaction.

13 februari

LA DIVINE CONNEXION C h.1 Pique-nique aux frontières de la mort

Cela fut agréable de revoir tous les enfants qui avaient participé à ma recherche initiale sur les expériences aux frontières de la mort. Quinze ans avaient déjà passé depuis ma rencontre avec Katie dont l'histoire extraordinaire avait déclenché l'étude, et sept ans depuis la publication du livre « Des enfants dans la lumière» , dans lequel je racontais ce qu'ils avaient vécu. En les retrouvant tous, je ne parvenais pas à croire à quel point ils avaient grandi et changé. Mais n'est-ce pas la raison d'être des enfants ?

Durant toute l'après-midi, ils arrivèrent avec leurs familles pour nous rendre visite à ma femme et à moi. Nous disposions du lieu idéal pour un pique-nique : de grands espaces pour jouer, des chevaux, un étang, des granges à explorer et des champs à parcourir. C'était l'une de ces nombreuses réunions que nous organisions régulièrement pour ces gamins qui avaient traversé le seuil de la mort et avaient survécu afin de nous raconter leurs histoires miraculeuses. Ces fêtes étaient l'occasion rêvée pour rattraper le temps perdu et passer de bons moments ensemble  mais, fait plus important encore, elles me permettaient d'apprendre comment leur expérience avait influencé leur personnalité adulte. A en juger à tout ce que j'avais vu et entendu jusqu'alors, leur vie se déroulait de façon remarquable. En tant que groupe, ces jeunes gens étaient d'ailleurs différents de leurs camarades, différents pas simplement parce qu'ils avaient failli mourir jeunes, mais aussi à cause des perceptions et des perspectives uniques que leur expérience de la mort leur avait apportées.

Les limites communément perçues du développement et du potentiel personnel n'existent pas pour eux. Ils possèdent une nature intuitive et compréhensive qui les met en relation avec des aspects du monde et qui fait rêver la plupart d'entre nous. Leur expérience leur a même procuré une variété inhabituelle de capacités psychiques nouvelles comme la télépathie ou la vision du futur.

Et ils se distinguent aussi pour d'autres raisons encore plus évidentes. Ils constituent un groupe solide, stable. En grandissant, ils sont parvenus à éviter les embûches classiques qui piègent les autres enfants du même âge. Pas une des filles de ce groupe de trente personnes n'est enceinte et pas un garçon n'est drogué ou alcoolique. Tous sont des « gagneurs » à leur façon.

Il y a une leçon commune que nous pouvons tous apprendre de ces enfants, une leçon que chacun d'entre-nous qui n'a pas connu une EFM peut apprécier : il s'agit d'une leçon d'unité mystique avec l'Univers.

Ces enfants m'avaient souvent dit des phrases comme : « J'ai appris que nous étions tous connectés » , « J'ai appris que tout était important » ou « Je vois les éclats de cette lumière partout » . Ils décrivent précisément les mêmes idées que celles des grands mystiques, présents dans presque chaque culture tout au long de l'histoire humaine. Et cette prise de conscience est encourageante car non seulement ils m'ont affirmé que les expériences mystiques transforment les gens, mais qu'elles changent aussi la manière de penser ainsi que la perception de la mort et ses implications.

L'écrivain scientifique James Burke a analysé sur plusieurs milliers d'années un nombre important de métamorphoses soudaines de la conscience humaine et il a montré qu'elles s'effectuent toujours grâce à la découverte d'informations nouvelles, inexplicables par l'ancien mode de connaissance. Ces idées révolutionnaires, souvent dues à la chance ou au hasard, provoquent une tension dans l'ordre ancien vigoureusement défendu par une génération de scientifiques et de philosophes en perte de vitesse. En effet, le changement n'est jamais facile et il est rarement bien accueilli par ceux qui sont installés dans l'habitude et qui détiennent le pouvoir.

 

Toute découverte entraîne une résistance

Les hommes de science ne font pas exception à cette façon préjudiciable de réagir à la nouveauté. Mais le changement est à la base du progrès scientifique. Prenons par exemple le cas de l'obstétricien viennois Ignaz Philipp Semmelweis : en 1861, il démontra de façon incontestable que les femmes mouraient de la fièvre de l'accouchement ( fièvre puerpérale ) parce que les médecins ne se lavaient pas les mains après leurs examens, leurs autopsies et leurs accouchements. En l'absence d'une « théorie des germes » , ils ne voyaient aucune raison de se laver les mains. Les idées de Semmelweis sur l'existence d'agents pathogènes invisibles faisaient même rire les scientifiques bien pensants de l'époque. Ainsi, l'habitude se laver les mains mit cinquante ans à s'établir. Pour cela, il fallut attendre l'invention du microscope, la théorie de Lister sur les germes et finalement une nouvelle génération de scientifiques, pour que l'hygiène des mains devienne une procédure standardisée. La nouvelle génération de médecins était capable désormais d'apprécier objectivement des données cliniques : les femmes accouchées par des médecins aux mains propres survivaient mieux que celles dont les praticiens ne s'étaient pas lavé les mains. Une modification de la pratique clinique s'ensuivit.

Un exemple plus récent de découverte modifiant la médecine, faite dans les années quatre-vingt-dix, a prouvé que la plupart des cas d'ulcère n'étaient pas dus à un niveau élevé de stress comme on l'a si longtemps pensé, mais simplement à une bactérie commune. Peu acceptée au début par la majorité des médecins, elle a pourtant progressivement modifié le traitement : maintenant, la plupart des cas d'ulcère sont rapidement soignés, et avec succès, par des antibiotiques, en lieu et place d'opérations chirurgicales, d'anti-acides et de régimes qui ne fonctionnaient jamais.

En résumé, un changement conceptuel intervient uniquement lorsque une théorie en place ne peut expliquer une nouvelle donnée scientifique. Jusqu'ici, ces données ne pouvaient être comprises et acceptées qu'après la mise au point d'une théorie scientifique ad-hoc et d'un cadre dans lequel on pouvait les placer.

Au XVIIIe siècle, des paysans français rapportèrent d'étranges visions qu'ils avaient de pierres tombant du ciel ! Bien qu'il y eût de nombreux documents rendant compte de tels phénomènes, ce n'est qu'à la suite des progrès réalisés par les théories scientifiques dans la compréhension de la course des planètes autour du soleil que la réalité des météorites fut finalement acceptée.

Il en fut de même pour les foudres sphériques reléguées de manière similaire au rang d'hallucinations ou de phénomènes d'hystérie collective et ce, en dépit d'observations précises issues de sources aussi sérieuses que des pilotes de ligne. Elles ne seront admises par la communauté scientifique qu'après les progrès de la physique théorique qui put les expliquer.

Cela vaut également pour les études sur les expériences aux frontières de la mort que j'avais pilotées au Children's Hospital de Seattle. J'avais rassemblé les données d'enfants qui m'avaient confié leurs observations et rencontres sur le seuil de la mort. Leurs expériences possédaient de nombreux points communs : sensation de quitter leur corps physique, d'être en contact avec une conscience même si leur corps était cliniquement mort et de rencontrer un être d'amour et de connaissance universelle que la plupart d'entre-eux appellent Dieu. Ils ont aussi fait l'expérience de la lumière éblouissante et se souviennent d'avoir rencontré leurs proches décédés et même parlé avec eux.

L'expérience en elle-même transcende ce que nous considérons être l'écoulement normal du temps puisque là, elle [ l'expérience ] , comme le temps, semblent durer éternellement. Mais lorsqu'ils reviennent à la réalité que nous partageons tous, ils possèdent des informations et capacités nouvelles. Certains sont même devenus millionnaires grâce aux inventions et brevets qu'ils ont développés à partir des choses vues dans cette éternité, un état générant un savoir absolu.

D'autres mettent leurs dons extraordinaires au service d'autrui en aidant à comprendre que la mort n'est pas à craindre, mais constitue plutôt une expérience sacrée à vivre le moment venu. Au pique-nique par exemple, une jeune femme de mon étude de Seattle partageait son don en faisant les portraits des enfants. Petite fille, elle dessinait déjà des centaines de scènes de son EFM. Même si elle changeait souvent de matériau et de couleurs, elle dessinait toujours la même scène, encore et encore : en bas de la page, elle se représente auscultée par les médecins, dont mon confrère David Christopher. Le dessin est si détaillé, jusqu'à l'emplacement précis de ses mains sur sa poitrine, qu'il aurait pu provenir d'un livre sur la réanimation cardiaque. Elle se représente ensuite flottant hors de son corps et rencontrant Jésus, les anges ainsi qu'une lumière qui lui expliqua qui elle était et où elle allait.

Dix ans plus tard, elle n'avait plus grand chose à dire à ce propos, mais sa fascination pour le dessin prouve que son expérience est omniprésente dans sa vie. Elle emmène souvent ses esquisses dans les hôpitaux pour les montrer aux enfants mourants. « C'est quelque chose que je peux partager» explique-t-elle, « car cela aide les enfants et leurs parents à comprendre l'expérience à venir. Je pense aussi que cela diminue leur peur et donne de l'espoir » .

Bien qu'elle n'en parle pas elle-même, j'ai entendu dire qu'elle possède un don réel et inexpliqué pour aider les enfants à affronter la mort. Elle, comme d'ailleurs les autres enfants de mon étude, semble posséder une compréhension innée du lien existant entre le corps et l'âme.

 

Les traversées du tunnel

Katie sauta de la barrière du corral et vint me retrouver : « C'est super, je n'y crois pas, tout le monde est là » dit-elle, « vous savez, Dr Morse, récemment j'ai beaucoup pensé à vous et me suis souvenue de notre première conversation. Vous vous en rappelez ? »

Comment aurais-je pu oublier ? J'avais rencontré Katie quinze ans auparavant, alors qu'elle n'avait que neuf ans. Elle fut retrouvée flottant dans une piscine, le visage sous l'eau, et personne ne savait depuis combien de temps elle s'y trouvait. Je terminais mon internat en pédiatrie dans une petite ville de l'Idaho lorsque j'aidai à la réanimer. A l'époque, ce fut le cas le plus dramatique que j'avais vu et et j'étais certain qu'elle allait mourir.

Mais non. Au lieu de cela, elle se remit totalement. Lors de ma visite suivante, je me souviens de m'être émerveillé car ses yeux révélaient une intelligence qui n'avait pas été diminuée par la privation d'oxygène dans le cerveau, ce qui se produit souvent chez les noyés. Bien qu'elle eût été inconsciente dans la salle des urgences, Katie se souvenait de chaque détail du traitement reçu et des personnes qui l'avaient administré. Et lorsque je lui demandai si elle se rappelait ce qui s'était passé dans la piscine, elle me dit : « Vous voulez dire lorsque j'ai visité le Père Eternel et Jésus ? »

Cette réponse et les autres souvenirs que Katie me raconta à chaque examen médical changea à jamais ma façon de voir la maladie et la mort.

Elle avait traversé un tunnel dans lequel elle avait été rejointe par une personne lumineuse  observé ses parents dans leurs activités quotidiennes ( avec des descriptions qui se révéleront exactes... ) alors même qu'elle était inconsciente. Dans cet au-delà, elle avait été jusqu'à se faire des amis et avait de toute évidence apprécié son séjour. Et puis elle était revenue auprès de sa famille pour grandir et devenir cette adorable jeune femme qui se tenait devant moi.

« Bien sûr que je me souviens de notre première rencontre » lui dis-je, « à ce propos Katie, de quoi te rappelles-tu exactement ? »

« Oh, je me souviens de tout, de chaque détail car ces images sont gravées dans ma mémoire » me confia-t-elle. « Ma vie est plus riche grâce à cette expérience. Et je travaille tous les jours pour partager cette richesse avec ma famille et mes amis. Il y a tant de choses à faire dans cette vie. Je n'en perdrais pas une minute » .

L'attitude de Katie est typique de ces jeunes gens. Elle fut transformée par cette expérience et le prouve dans sa capacité à ressentir le champ énergétique des autres personnes.

Bien des enfants de mon étude possèdent cette faculté « innée » et naturelle de dépasser les limites communément acceptées du temps et de la matière. Certains ont même affirmé avoir vu des apparitions ( des fantômes ou des anges si vous voulez ) , et dialogué avec elles.

D'autres comme Darren, continuent d'avoir ce que j'appelle des visions prénatales. A six ans, on lui diagnostiqua un neuroblastome, sorte de tumeur maligne, diagnostic assorti d'un pronostic assez sombre. Mais Darren n'avait rien de tout cela. Il eut une vision dans laquelle sa tumeur disparaissait. Il se dessina même sans sa tumeur.

Et depuis ce jour, il est en rémission. Maintenant, c'est un véritable boute-en-train, aussi à l'aise avec les tout petits qu'avec les adultes. Il utilise son don pour guider les autres en leur donnant des conseils particulièrement « éclairés » . Personne dans cette réunion n'aurait pu imaginer que le jeune homme, qui remplissait de foin l'arrière du 4x4 pour la course de l'après-midi, était devenu séminariste afin de se dévouer aux malades et de travailler dans les hospices.

On retrouve également cette dévotion spirituelle chez Andrew, un autre de mes patients, qui m'aidait à préparer le barbecue. Entre le charbon de bois et la fumée, il m'expliquait son travail de thérapeute et d'entraîneur sportif. Il poursuivait aussi d'autres activités d'« aide » à cause de l'EFM vécue dans son enfance. « Vous savez, Dr Morse, lorsque nous avons parlé de ce que j'avais vécu pendant mon expérience, je pensais que c'était là la chose la plus naturelle au monde. Mais je n'étais qu'un bébé à ce moment. Je n'en savais pas plus. Ni que cela allait me guider tout au long de ma vie » dit-il.

Son expérience était unique dans la mesure où il n'avait que neuf mois lors des faits. Il eut un arrêt cardiaque et se retrouva flottant au-dessus de son corps. Il vola vers la salle d'attente où il vit ses grands-parents en train de pleurer. Puis, aidé par une main invisible, il parcou­rut un long tunnel sombre avant de se retrouver dans un champ qu'il découvrit en compagnie de Dieu. Le souvenir de cet événement s'es­tompa progressivement, mais pas son sentiment d'avoir une tâche im­portante à accomplir dans sa vie. « Cette expérience m'a totalement modifié et m'a rendu différent des autres» m'a-t-il déclaré, « car aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, j'ai une tâche à accomplir dans la vie. Je suis guidé par cette lumière et par ce qu'elle m'a montré » .

Ces enfants provenaient de toutes les couches sociales, de toutes les races et de toutes les religions. Un petit garçon qui, il y a quinze ans, avait ouvert ses yeux juste après une crise cardiaque, m'avait regardé et dit : « Dr Morse, j'ai un merveilleux secret : j'ai monté les escaliers du paradis » . Si aujourd'hui il ne s'en rappelle plus, il n'en demeure pas moins qu'il a grandi pour devenir un garçon énergique dont l'intuition et la créativité le mettent à part de ses semblables. Il a peut-être oublié les escaliers, mais il est clair qu'il ira très loin.

En revanche, ceux qui s'en souviennent m'ont affirmé qu'il s'agit d'une expérience dont la signification est parfaitement claire. Une petite fille m'avait dit : « J'ai appris que la vie était faite pour vivre et que cette lumière serait toujours avec moi » . C'est le type même d'expérience qui bouleverse la vie alors que d'autres l'attendent pendant toute leur existence. Aujourd'hui, cette jeune fille écoute les autres avec beaucoup d'empathie et résout naturellement tous les problèmes.

Dans le débat sur les expériences aux frontières de la mort, tout le monde s'accorde pour dire que l'expérience en elle-même est totalement réelle car elle possède cette qualité indubitable, inoubliable et ineffable de la réalité. Pour la plupart de ceux qui l'ont vécue, il n'y aucune discussion possible. Res ipsa loquitor. Elle parle d'elle-même.

Mais malgré cela, maintenant que ces enfants étaient devenus de jeunes adultes, ils venaient me demander « Dr Morse, est-ce que tout cela était vrai ? » Une question qui défie l'âme puisque la preuve se trouve hors de portée de notre conscience. Peut-être que la réponse la plus satisfaisante est un commentaire du Dr William Wommack, l'un de mes critiques les plus sévères du Children's Hospital : « La question n'est plus de savoir si l'expérience est réelle ou pas. Car la transformation, elle, elle est bien réelle » .

En observant Marla jouer au ballon, je me suis souvenu de son cas : elle fut intégrée dans mon étude après avoir survécu à un coma Glasgow trois, un niveau généralement associé à une mort certaine. Contrairement à son père et son oncle, Marla ne se souvenait pas de s'être noyée. Les deux hommes plongèrent à maintes reprises dans le lac pour la secourir. Mais le ciel était si couvert et l'eau si sombre que sous l'eau ils ne voyaient rien. Ce n'est qu'au dernier plongeon qu'ils l'aperçurent, et pour cause : elle était illuminée par une sorte de clarté intérieure qui les avait guidés jusqu'à son corps. Aujourd'hui cette lumière brille toujours en elle.

 

Connectés à vie

 

De nombreuses questions sans réponse subsistent encore à propos de ces expériences aux frontières de la mort. Ce que l'on sait en revanche avec certitude, c'est la zone cérébrale où elles se déroulent : le lobe temporal droit. Or dans le cerveau, peu de choses peuvent être localisées avec certitude dans un lieu précis car il est flexible et incroyable dans sa capacité à répliquer ses facultés dans différents endroits. Par exemple, les souvenirs et les aptitudes que l'on dit résider dans la moitié gauche du cerveau où se trouve notre capacité de parler, peut aussi exister dans la moitié droite. Aussi, lorsque je dis que le ciel et Dieu peuvent être perçus à travers le lobe temporal droit, je tiens à y inclure les autres structures importantes liées à ce lobe. Je pense notamment à l'hippocampe ainsi qu'aux autres structures limbiques qui jouent toutes un rôle dans le contrôle de la mémoire et des émotions.

Il y a une centaine d'années environ, les scientifiques ont commencé à dresser un plan des différentes régions du cerveau. Leurs recherches ont démontré que notre lobe droit, en plus de nous aider à entendre, à sentir et à goûter, est aussi capable de donner des perceptions mystiques de Dieu et d'autres capacités spirituelles, principalement celle de voir en dehors du corps, ou tout simplement de sortir de son corps.

A la fin du XIXe siècle, les anatomistes ont remarqué que les patients atteints de tumeurs au cerveau ou d'autres lésions au lobe temporal droit avaient des hallucinations complexes de gens et d'événements, projetés en trois dimensions en dehors de leur corps. D'ailleurs, une attaque touchant le lobe temporal droit peut conduire le sujet à rencontrer régulièrement Dieu ou à sortir de son corps.

Il y a presque quarante ans, le Dr Wilder Penfield, l'autorité dominante de l'époque en neurochirurgie, a découvert que la stimulation électrique d'une zone précise du lobe temporal droit déclenchait des sensations de type EFM : les sujets entendaient de la musique céleste, rencontraient des amis ou des proches morts et voyaient même leur vie défiler devant leurs yeux. Cette zone, la scissure sylvienne pour les spécialistes, se trouve dans le lobe temporal juste au-dessus de l'oreille droite. Pendant ses interventions, le Dr Penfield prenait de longues aiguilles d'acier inoxydable et commotionnait les zones internes du cerveau des patients éveillés. Il découvrit qu'en étant ainsi stimulés, ses patients avaient l'impression de sortir de leur corps, voyaient des lumières et des formes géométriques, revivaient leur vie en trois dimensions à l'extérieur de leur corps et ressentaient pratiquement tous les autres éléments classiques d'une EFM. Une des patientes dit au Dr Penfield : « Mon Dieu, je suis en train de quitter mon corps » , et, encore plus intéressant, « je suis moitié à l'intérieur, moitié à l'extérieur » .

De façon similaire, le chercheur canadien Michael Persinger, spécialiste de la conscience, découvrit que la stimulation du lobe temporal droit avec un courant électrique déclenchait les effets bénéfiques de ce qu'il a baptisé « l'expérience de Dieu » . Il alla même jusqu'à recommander à tous les êtres humains l'induction de cette expérience à travers la prière ou la méditation comme antidote à la violence, à la dépression, à la drogue et à l'effondrement de nos structures sociales, autant de fléaux qui empoisonnent notre société.

Aujourd'hui, le Dr Persinger pense que ses recherches, qui démontrent la perception de Dieu ainsi que ses effets transformateurs, peuvent être dupliquées par des études accompagnées de stimulations électriques semblables à celles qu'il pratiquait. Il a déclaré : « La possibilité d'avoir cette expérience de Dieu est une conséquence de la construction même du cerveau humain. Si le lobe temporal droit s'était développé d'une manière différente, cette expérience ne pourrait avoir lieu » .

Il va même plus loin avec cette observation révélatrice : pour la plupart, nous avons appris à compartimenter l'expérience de Dieu. Elle peut être conditionnée à se passer uniquement à certains moments ou bien dans certains endroits. Or, à cause de la relation existant entre les lobes frontaux ( ceux impliqués dans les prises de décision ) et les lobes temporaux ( ceux de la mémoire, de l'interprétation de l'expérience et de l'expérience de Dieu ) , la plupart d'entre-nous pouvons apprendre à contrôler l'expérience de la perception de Dieu et à la reproduire à volonté.

Mais d'abord pourquoi cette expérience se passe-t-elle ? Certains disent qu'il s'agit simplement d'un mécanisme primitif de défense, un mécanisme qui, au moment de la mort, est destiné à nous réconforter. D'autres pensent que cela encourage la loyauté parentale ou la stabilité à l'intérieur d'un groupe, comme par exemple une tribu ou une famille.

Cela ne veut pas dire pour autant que la foi soit juste un mélange de chimie et de physiologie cérébrale, bien au contraire : cela désigne simplement la région exacte du cerveau impliquée dans la foi.

Les autres fonctions du lobe temporal droit donnent l'accès aux souvenirs et déclenchent l'interprétation des expériences, ce qui permet aux aspects « transformateurs » ( de « l'expérience de Dieu » ) d'affecter toute la personnalité. Les zones voisines du cerveau favorisent également l'expérimentation de la lumière. Lorsque le circuit entier fonctionne correctement, la personne qui a un lobe temporal droit en ordre perçoit une lumière divine qu'elle identifie comme étant Dieu. En retour, cela entraîne des transformations profondes sur sa personnalité.

Je ne suis pas le premier à établir cette connexion. Bien d'autres avant moi l'avaient vue comme le philosophe et neuro-scientifique Arthur Mandell qui a écrit : « Le royaume des cieux peut être trouvé dans le lobe temporal droit ». Pourtant, la plupart des scientifiques le réfutent. Quelques uns, effrayés par les implications, l'ont repoussé dans un coin obscur des études scientifiques. Et il est resté là, caché comme un événement mental anormal.

 

La science est limitée par ce qu'elle peut admettre

L'histoire de la science a toujours été dépendante de ce que la so­ciété était capable d'admettre. Examinons par exemple l'invention si­multanée, mais indépendante, du calcul des équations par respectivement Sir Issac Newton et le grand mathématicien japonais Takakazu Seki.

Du temps de Newton, on croyait que Dieu était un créateur qui avait inventé un Univers mécanique reposant sur des lois précises révélées par les principes mathématiques tels que le calcul différentiel. Résultat : le fait que les mouvements complexes des corps célestes puissent être expliqués par des lois mathématiques représentait la preuve absolue de l'existence de Dieu.

Les Japonais, eux, ne reliaient pas la science à l'Univers. Ils avaient une vision complexe de ce dernier où Dieu, la nature et les êtres humains étaient liés et inséparables. Mais la conséquence d'une telle vision fut que les grandes découvertes du mathématicien nippon restèrent totalement ignorées de ses concitoyens. Les Japonais ne voyaient pas quel usage pratique ils pouvaient tirer de la course des planètes ou de tout autre phénomène de l'Univers, alors que nous, nous utilisons maintenant ces équations pour envoyer des fusées sur la Lune.

Les enfants que j'ai étudiés ont une compréhension instinctive des nouvelles sciences parce qu'ils ont été préparés à les comprendre par leur EFM, qui constitue ainsi un cas typique d'illumination mystique. Mes patients parlent déjà le langage des physiciens « théoriques » et des mathématiciens « chaotiques ». Ils peuvent appréhender un univers éternel dans lequel l'espace, le temps et la masse ne peuvent être séparés. Pourquoi ? Parce qu'ils ont perçu l'univers depuis une fenêtre de référence unique, hors de leur corps et tout en vivant une rencontre avec un Dieu plein d'amour.

L'un des exemples les plus spectaculaires de cette compréhension scientifique soudaine est celui d'Olaf Swendon. Olaf, un inventeur suédois, n'avait pas cru à la masse phénoménale de savoir qui l'avait envahi lors de sa vision mystique, jusqu'à la découverte officielle des particules subatomiques, les neutrinos. Lorsqu'il en entendit parler, il réalisa soudain qu'il les avait déjà vus, adolescent, lorsqu'il avait failli mourir ! Olaf représente l'une des premières illustrations de cette règle. Il eut une vision mystique  mais sans les connaissances académiques indispensables ( chimie et de physique théorique ) pour la comprendre, elle ne lui servait à rien. En revanche, avec la formation intellectuelle adéquate, les bénéfices furent considérables : Olaf est devenu multi-millionnaire car il possède aujourd'hui plus d'une centaine de brevets dans le domaine de la chimie organique.

Et ce n'est pas tout.

Son expérience aux frontières de la mort lui donna également des aperçus spirituels. En effet, il aurait pu utiliser ses connaissances pour fabriquer des gaz de combat et des armes de guerre. A la place, il se rendit compte que tout dans la vie était interconnecté, et que lui-même avait des responsabilités philosophiques et spirituelles. Pour cela, il inventa un procédé permettant d'inclure de la craie dans la pâte à papier. Le résultat ? On abat aujourd'hui nettement moins d'arbres.

Malgré tout cela, en 1995, à la conférence « Beyond the Brain » de l'Université de Cambridge, la peur subliminale qui a émergé derrière ce paradigme a été parfaitement résumée par la question du Dr Julian Candy : « Comment pouvons-nous abandonner nos principaux mythes sans tomber dans la superstition ? » Par « principaux mythes » , il entend la vision des anciens dans laquelle l'Univers n'est qu'une simple horloge géante aux actions parfaitement prévisibles.

Les nouvelles technologies ont conduit au développement de la puissance nucléaire et à la production d'énergie bon marché en quantité illimitée. Nous pouvons maintenant regarder à l'intérieur d'un corps humain pour rechercher des cancers et autres maladies ou blessures, en utilisant le système d'images par résonance magnétique nucléaire qui détecte les variations électromagnétiques les plus subtiles des tissus humains. Pratiquement chaque hôpital possède à présent un IRM, outil incroyable d'aide au diagnostic. Pourtant il a été développé sur la base de ce qui n'était encore que de purs concepts il y a vingt ans.

Je ne mets pas en cause le fait qu'il est nécessaire que la science progresse sur des bases solides et fasse preuve dans certains cas de scepticisme, voire d'une rigueur certaine, pour ne pas dire rigidité, mais notre quête de la signification de la vie et de la nature divine ne doit pas s'arrêter. A une époque, les philosophes pensaient que l'univers se trouvait sur le dos d'une tortue géante. L'astrophysicien Stephen Hawking avait parlé de cette idée du monde lors d'une conférence et fut surpris par une femme qui se leva pour lui dire qu'elle y croyait.

« Mais qu'il y a-t-il alors sous la tortue ? » demanda Hawking.

« Oh, c'est tout simple » répondit-elle, « il y a d'autres tortues jusqu'en bas » .

La réponse de cette femme était pratique à défaut d'être correcte. Nous ne sommes pas plus prêts à répondre aujourd'hui à ces questions que les philosophes antiques. Qui a fait l'Univers ? Qu'y a t-il en dehors ? Comment peut-il exister avec le vide autour de lui ? Et d'abord, d'où vient-il cet Univers ? Que s'est-il passé avant le Big Bang ? L'Univers suscite une quantité infinie de questions en attente de réponses, celles qui pourraient modifier cette notion mécanique de la nature.

Ces simples réflexions s'appliquent aussi à notre univers personnel car il y a tout autant à apprendre sur la nature de notre âme et sur ce qui la fait vivre. Tout comme l'univers autour de nous, nous sommes, nous aussi, un amalgame de questions sans réponse, la plupart d'ailleurs reliées à ce que nous appelons nos propres aspects métaphysiques. Survivons-nous après la mort ? Comment la télépathie fonctionne-t-elle ? Nos âmes peuvent-elles quitter nos corps pour voyager ailleurs ? Existe-il une manière d'atteindre mentalement nos propres capacités de guérison ? Vivons-nous comme les autres peuples ?

Ce sont toutes des questions auxquelles on peut apporter des débuts de réponses en examinant la physiologie des expériences aux frontières de la mort. Comme l'ouverture d'une porte secrète sur un monde inconnu, les EFM nous permettent de regarder avec un oeil neuf le lien entre nos cerveaux et cet univers.

Dans cette optique, on explore un nouveau changement dans lequel science et spiritualité se donnent la main pour trouver un terrain d'entente dans le cadre de l'éternelle opposition « corps-âme » .

Je trouve d'ailleurs rassurant que la science et la spiritualité soient enfin connectées et qu'elles aient besoin l'une de l'autre, mais c'est une constatation pleine d'ironie, quand on connaît l'hostilité permanente qui les a toujours opposées. Quoi qu'il en soit, nous avons suffisamment de preuves aujourd'hui pour affirmer qu'un modèle purement informatique et mécanique du cerveau ne peut expliquer la conscience humaine. La réflexion des êtres n'est pas mécanique mais plutôt connectée à des forces que nous définissons comme « divines » ou « spirituelles » . Contrairement aux ordinateurs, la conscience humaine est toujours irrationnelle. Les accès créatifs et les compréhensions intuitives représentent l'essence même de la conscience humaine et ils comblent les espaces vides en utilisant la logique et en échafaudant des théories. Nous obtenons toujours des témoignages scientifiques mettant en évidence le rôle du cerveau dans les cas de guérisons spontanées du corps, ou, encore plus extraordinaire, sa liaison avec les zones situées en dehors du crâne humain. Répartis dans divers comptes-rendus de magazines scientifiques, et ce dans dans toutes les disciplines, se trouvent des exemples de « lectures de pensées » , de télékinésie, de guérisons par l'imposition des mains, de rencontres avec des personnes décédées lors de visions, d'expériences hors du corps vérifiables et bien d'autres exemples encore. Cela prouve que le cerveau n'est pas qu'un simple ordinateur mais une partie de notre corps qui contrôle et communique de manière trop mystérieuse pour que la science puisse le comprendre aujourd'hui.

Mais la plupart des scientifiques n'aiment pas admettre une telle chose. L'un des participants de la conférence de Londres le résuma parfaitement en affirmant avec colère : « Si nous acceptions le fait que l'homme ait un esprit, nous tournerions le dos à la science et aux trois cent dernières années de progrès scientifiques. Nous perdrions tout ce que nous avons accompli » .

Face à un tel scepticisme, des universités prestigieuses comme l'University of Virginia et l'University of Connecticut explorent malgré tout les limites de la conscience en effectuant des recherches prudentes mais toujours vérifiables, y compris sur les expériences aux frontières de la mort. Il est rassurant de savoir qu'un petit nombre de précurseurs courageux aient réussi à découvrir la lisière d'un nouveau territoire et se préparent à l'envahir.

Cette invasion inclut l'adhésion à une série de faits indiscutables qui sont les bases de la recherche actuelle sur les expériences aux frontières de la mort :

1 ) Les EFM, comme les expériences spirituelles, sont réelles. Par cela, j'entends qu'elles sont aussi vraies que les autres perceptions humaines comme celles générées pas nos yeux et nos oreilles. Nous pouvons, grâce à des batteries de tests scientifiques, distinguer les maladies mentales, les maladies physiques, les états de conscience modifiés par la drogue des expériences spirituelles authentiques comme une EFM. Trois articles majeurs publiés au cours des dix dernières années dans des magazines médicaux le prouvent. Au final, des EFM ont été recréées en laboratoire et je vais les aborder un peu plus loin

2 ) Les EFM ainsi que les autres expériences spirituelles sont connectées à des cheminements particuliers dans le lobe temporal droit. Elles ne sont pas la conséquence d'un dysfonctionnement cérébral mais bien l'activité normale d'une zone spécifique de notre cerveau. Exactement comme les régions qui nous permettent d'entendre et de voir, le lobe temporal droit perçoit d'autres réalités.

3 ) Il existe d'autres réalités. Au moins deux, virtuellement identiques à la nôtre, ont été documentées en laboratoire de physique, mais seulement au niveau subatomique. Quelques physiciens théoriques ont même postulé l'existence de dix autres réalités. Il s'agit là d'un point capital. En effet, une des raisons pour lesquelles les expériences aux frontières de la mort sont mises sur le compte d'une hallucination réside dans la définition même de celle-ci, à savoir la perception de quelque chose qui n'est pas réel. Le fait que l'existence d'autres réalités soit prouvée scientifiquement implique théoriquement que les visions/perceptions expérimentées au cours d'une EFM sont donc réelles.

Le psychologue et chercheur Charles Tart résuma parfaitement les études effectuées sur les expériences aux frontières de la mort et sur la conscience : « Ce dont nous avons besoin ce n'est pas d'une nouvelle définition ou explication de la conscience mais simplement d'une carte mise à jour. Celle-ci nous permettrait de tracer à la fois les cheminements de ces nouvelles avenues et ceux pris par les sentiers traditionnels  et ceci non seulement pour voir leurs convergences, peut-être surprenantes, et les endroits où des ponts pourraient être établis, mais aussi pour obtenir un aperçu de la destination où ils mènent. Et après tout, une nouvelle carte est ce que nous apporte un changement » .

 

La mort dissimule une autre vie inconcevable

Il se faisait tard. Les grillons avaient commencé leurs stridulations accompagnés par les grenouilles de l'étang où des enfants essayaient de pêcher. Quelques uns des parents et moi-même avions rassemblé des morceaux de bois pour faire un feu. On entendit un « woosh » et le bois sec s'enflamma comme aspiré avidement vers les étoiles. La lumière brillante attira les enfants comme je l'avais prévu. La plupart d'entre eux m'avaient dit que celle qu'ils avaient rencontrée dans leur EFM était toujours présente à leurs côtés. Quelque fois, elle se trouvait hors de vue, mais d'autres fois elle les emplissait d'un profond sentiment de bien-être spirituel.

Ce fut une belle journée avec un excellent repas, une compagnie agréable, des jeux passionnants et des témoignages encore plus intéressants. Jonathan, un jeune homme d'origine indienne et Jane, une assistance sociale, accordaient leurs instruments pour chanter autour du feu. Jane, une enfant terriblement timide lorsqu'elle m'avait raconté son expérience il y a une quinzaine d'années, s'était transformée en une femme courageuse qui se dévouait pour travailler avec des patients mourant du cancer.

S'ils sont tous uniques, ils partagent néanmoins la certitude que dans la mort il existe un type de vie que personne d'entre-nous ne peut encore imaginer jusqu'à ce que cela nous arrive.

 

11 februari

LA DIVINE CONNEXION "Le point de Dieu"

Les neurologues de l'University of California de San Diego ont annoncé en 1997, avec beaucoup de courage, qu'ils venaient tout juste de découvrir dans le cerveau humain une zone « qui pourrait être spécialement conçue pour entendre la voix du Ciel » . Avec des recherches spécialement élaborées pour tester cette zone, les médecins ont établi que certaines parties du cerveau, le lobe temporal droit pour être exact, s'harmonisent avec la notion d'Etre suprême et d'expériences mystiques... Ils ont donc baptisé cette zone « le module de Dieu » , précisant qu'elle ressemblait à un véritable « mécanisme dédié à la religion » .

Si bien des scientifiques furent ravis de cette découverte, l'un d'eux, Craig Kinsley, neurologue à l'University of Virginia de Richmond, fit cette remarque pleine de bon sens : « Le problème est que nous ne savons pas si c'est le cerveau qui a créé Dieu ou si c'est Dieu qui a créé le cerveau. Néanmoins, cette découverte va vraiment secouer les gens » .

Je comprenais parfaitement ce qu'il voulait dire. Dans mes trois livres précédents sur les expériences aux frontières de la mort, j'avais déjà identifié le lobe temporal droit comme l'emplacement de ce point de contact entre l'homme et Dieu. C'est là qu'Il semble habiter en chacun de nous, dans une zone au potentiel illimité et inexploité que j'appelle le « Point de Dieu » ou le « Point Divin »  il permet aussi bien la guérison du corps que le déclenchement de visions mystiques, de capacités médiumniques et d'expériences spirituelles inoubliables.

En clair, le lobe temporal droit nous permet d'interagir directement avec l'Univers.

Bien que les événements vécus au cours d'une expérience aux frontières de la mort ( EFM) soient considérés aujourd'hui comme notre dernière communication et interaction avec la vie, il semble que rien ne puisse être aussi inexact. L'EFM est seulement une expérience spirituelle qui se déclenche lorsqu'on meurt. Mais en étudiant ces expériences, nous avons appris que chaque être humain possède ce potentiel biologique pour interagir avec l'univers et ce à n'importe quel moment de sa vie. Pour cela, nous devons simplement apprendre à activer notre lobe temporal droit, là où habite Dieu.

En tant que pédiatre, j'ai vu ce qui se passait lorsque cette zone était activée chez les enfants passés « de l'autre côté » . J'ai aussi remarqué combien ils étaient marqués à vie par leur expérience : ils devenaient plus équilibrés non seulement au niveau mental et physique, mais aussi au niveau spirituel ! Ils mangeaient une nourriture plus saine, obtenaient de meilleurs résultats scolaires et possédaient plus de maturité que leur camarades. Ils sont conscients ce lien avec l'Univers alors que la plupart de leurs camarades ignorent jusqu'à son existence. Ces enfants ont même le sentiment absolu d'avoir une tâche à accomplir sur terre. Ils ne craignent plus la mort. Mieux, ils suivent en permanence leurs intuitions et savent qu'ils peuvent retrouver cette présence divine aperçue dans leur EFM à tout moment, sans être obligés de mourir à nouveau. « Une fois que vous avez vu la lumière de l'autre côté, si vous essayez, vous pouvez la revoir » m'a dit l'un de mes jeunes patients. « Elle est toujours là pour vous » .


Où se trouve le Point de Dieu ?

Ne le cherchez pas dans un livre d'anatomie, la science médicale contemporaine ne le reconnaît pas, pas plus qu'un autre d'ailleurs, comme étant celui de Dieu. En fait, les livres classiques de neurologie décrivent le lobe temporal droit simplement comme étant le « décodeur » , l'interprète de nos souvenirs et de nos émotions. Dans ce livre, nous allons montrer que le lobe temporal droit fonctionne plutôt comme une zone « surnaturelle » procurant des capacités d'auto-guérison, de télépathie et surtout de communication avec le divin. Comme ces capacités sont « paranormales » , elles sont donc controversées.

Mais comment cela est-il possible ?

Comment pouvons-nous ignorer, et ce depuis des millénaires, quelque chose d'aussi important que la faculté de communiquer avec Dieu ? La réponse la plus simple pourrait être la suivante : « nous sommes au Moyen-âge de la spiritualité » et devons encore évoluer pour en sortir. En effet, l'histoire humaine comporte d'innombrables cas d'aveuglements intellectuels. Ce sont les Chinois par exemple qui ont inventé le compas. Mais pas pour voyager. Ils utilisaient cet instrument remarquable pour aligner géographiquement leurs maisons et cela dans le souci d'observer des règles religieuses. Les Mayas, eux, ont inventé la roue. Mais comme jouet pour leurs enfants. Ce n'est que des années plus tard que d'autres cultures finirent par découvrir les possibilités supplémentaires offertes par ces instruments et les ont adoptés, ce qui changea le cours de l'histoire. En conséquence, il nous faudra encore beaucoup de temps pour que la médecine occidentale reconnaisse une zone du cerveau comme étant notre interface avec l'Univers et cela malgré les recherches des institutions scientifiques les plus respectées.

Bien que les médecins se servent quotidiennement de leur intuition dans leur cabinet, la plupart d'entre-eux considèrent cette relation « corps-âme » comme un concept plutôt que comme une réalité.

Un réel Point de Dieu ?

Impossible.


J'étais l'un de ces médecins totalement sceptiques

Bien sûr, je sais pourquoi la plupart des médecins occidentaux ne peuvent pas reconnaître le Point de Dieu comme un point anatomique. Après tout, j'ai fait mes études à la John Hopkins University, l'un des bastions américains de l'enseignement médical. Et si l'un de nous avait seulement songé à proposer quelque chose d'aussi saugrenu et en dehors de tout courant de pensée, qu'une zone du cerveau interagissant avec Dieu, personne ne nous aurait jamais pris aux sérieux.

Le strict enseignement médical que j'ai reçu m'a entraîné à nier l'existence d'un telle zone. Et même après avoir étudié les expériences aux frontières de la mort en interrogeant une centaine d'enfants rescapés, j'avais vraiment du mal à croire tout ce que j'entendais. J'avais interviewé des enfants qui avaient quitté leur corps allongé sur la table des urgences, qui avaient « flotté » jusqu'à la salle d'attente pour rendre visite à leur famille apeurée et qui, plus tard, ont été capables de rapporter les conversations et les scènes auxquelles ils n'avaient absolument pas pu assister vu leur état comateux.

J'acceptais mal l'authenticité de cette expérience principalement à cause de ma stricte formation de médecin qui me rendait extrêmement sceptique face aux faits inexpliqués. J'étais comme un homme ne lisant que des ouvrages sur la survie dans la jungle, mais qui n'a jamais campé de sa vie, ni dormi une seule fois à la belle étoile pour appliquer tout ce qu'il a appris.

Puis, un jour, cette lumière, je l'ai vue. Je parlais à un groupe de techniciens d'électroencéphalographie, ces spécialistes qui utilisent des ordinateurs complexes pour surveiller l'activité du cerveau des malades, lorsque une jeune femme me demanda : « Dr Morse, comment peut-on stimuler le lobe temporal droit ? » Je lui répondis de manière très technique, donnant le cas d'un neurologue qui s'était servi de courants électriques pour le stimuler artificiellement, avant d'être interrompu en plein milieu de ma phrase : « Non, non » dit la jeune femme, « en fait je voulais savoir comment on peut activer cette zone de façon naturelle » . Je haussai les épaules, puis dis la première chose qui me passa par la tête : « J'imagine que c'est ce que font les gens quand ils prient » .


Tester ma propre prescription

Jamais je n'avais songé à essayer cette méthode de stimulation du lobe temporal droit, une méthode pourtant éprouvée à travers le temps et appelée « prière » . J'étais comme la plupart des médecins qui ne prennent que rarement les médicaments qu'ils prescrivent. Ainsi, je me suis toujours tenu éloigné de la « prière » sans jamais l'utiliser personnellement. Je peux même sincèrement avouer que je n'avais jamais réellement prié avant ma quarantaine.

Alors, presque par défi, je décidai de sauter le pas. Cela se passa lors de la tournée promotionnelle pour mon troisième ouvrage, « Parting Visions » , un événement frénétique où l'auteur d'un livre passe d'interview en interview en compagnie d'attachées de presse chargées de l'accompagner d'un studio de télévision à un autre. C'est un exercice parfois ennuyeux à mourir car il revient toujours à répondre aux mêmes questions, et à toujours résumer un sujet aussi complexe que les visions spirituelles en deux ou trois minutes juste avant la pause publicitaire. Ces tournées littéraires sont certes difficiles, mais elles apportent bien autre chose que la stricte promotion des livres : elles me donnent l'opportunité d'apprendre directement auprès de mes lecteurs ce qu'ils pensent de mes recherches.

Et l'une de ces opportunités me fut justement donnée dans le Midwest, lorsqu'une attachée de presse, qui venait tout juste de perdre son mari à la suite d'un cancer, me récupéra à l'aéroport. C'était l'une de ces journées grises où rien ne fonctionne comme prévu. Plusieurs radios avaient annulé leur interview et je me retrouvai avec un emploi du temps vide, sans rien à faire hormis tuer le temps en compagnie de mon chaperon, une femme extrêmement religieuse qui n'avait aucun doute sur l'existence d'une vie après la mort. Elle m'expliqua qu'en phase terminale, son mari avait eu de véritables visions d'une autre vie, visions dans lesquelles elle voyait la preuve formelle de sa foi. D'ailleurs elle chérissait ces souvenirs bien plus que les derniers instants de son mari. Et elle aussi me demanda : « Dr Morse, comment se connecte-t-on à Dieu ? »

Je lui expliquai donc ma théorie sur le Point de Dieu et les différentes façons dont il pouvait être « activé » , indépendamment d'une mort imminente ou de la mort elle-même. Je lui énumérai même les nombreuses études dans lesquelles la stimulation du lobe temporal droit se traduisait par l'« activation » d'une expérience spirituelle. Et je lui précisai aussi qu'une « vraie prière » pouvait également exciter ce point. « Mais » , ajoutai-je aussitôt, « je ne sais pas vraiment ce qu'est une "vraie prière" » .

« Vous devez quand même savoir ce que c'est ! » me dit-elle, surprise, « vous n'avez jamais prié, Dr Morse ? »

Je répondis honnêtement par la négative. J'avais prié lorsque mon père avait été atteint par le cancer, en ayant le sentiment que ce n'était qu'une façon d'exprimer mon angoisse. Et bien que j'eusse usé mes fonds de culotte sur les bancs d'une école hébraïque, les prières que nous récitions en classe ressemblaient à des chants de textes archaïques dénués de sens. Pourtant, je n'avais pas de problème de conscience à transformer la science en une sorte de religion : si une partie de mon travail m'avait effectivement obligé à modifier ma foi, ce fut toujours par petites touches, solidement démontrées par des études scientifiques.

« Mais la religion » , dis-je à cette dame, « se trouve de l'autre côté de ce ravin, trop large à franchir pour moi » .

« Peut-être » , me répondit-elle, « mais je ne vous avais pas demandé si vous étiez religieux, Dr Morse. Je vous avais simplement demandé si vous aviez déjà prié. Ne pensez-vous pas que la religion et la prière puissent être deux choses distinctes ? »

« Jamais je ne les avais perçues comme séparées » , répondis-je, « mais j'ai vu comment prière et religion peuvent être utilisées ensemble, ou séparément, comme une passerelle à la spiritualité » . J'ajoutai même que la religion était plus souvent utilisée comme un moyen de contrôle plutôt que comme une libération de l'esprit.

« Oubliez tous les mauvais aspects qui ont découlé de la religion » , dit-elle. « Pensez plutôt au Créateur de l'Univers et au fait de toucher cette Puissance. Mettez-vous à genoux et parlez à Dieu. Si vous le faites correctement, peut-être que Dieu vous répondra » .

J'éclatai de rire : « Bon, bon, peut-être que j'essaierai un jour » .

« Promettez-moi que vous le ferez ce soir » insista-t-elle.

Je le lui promis : « D'accord, j'essaierai ce soir » .

Une promesse tenue aux conséquences inattendues

Un peu plus tard dans la soirée, comme promis, je me suis agenouillé au pied de mon lit et je ne me suis pas senti aussi idiot que je l'avais imaginé. J'ai songé avec beaucoup d'affection à chacun de mes enfants, souri en me rappelant ce qu'ils m'avaient dit, et j'ai remercié Dieu. J'ai pensé aussi à ma femme et à la chance qui était la mienne d'avoir à mes côtés un être aussi précieux qui comprenait ma dévotion à la médecine. J'ai prié ensuite pour la santé de mes patients et pour que je puisse avoir le discernement nécessaire afin de les aider. Et puis, comme ça, j'ai décidé de poser une question à Dieu. Je Lui ai demandé : « Quelle est la nature de Dieu et quelle est la relation entre Dieu et l'homme ? »

Je sais que ma prière semblait artificielle mais j'agissais avec mon coeur. A la fin de la soirée, j'avais prié en totale sincérité et ouverture d'esprit pendant cinq bonnes minutes. J'avais même suivi les conseils donnés par mon mentor : quelques minutes à remercier Dieu pour ses grâces et quelques minutes à prier pour les autres, puis ma question.

Afin que cette expérience de prière devienne un peu plus « scientifique » , j'y ai inclus la condition que je devais avoir la réponse en 24 heures ! De cette manière, elle serait claire et précise et je n'aurais pas à me demander si les événements des jours suivants ne devaient pas être interprétés comme une réponse de Dieu à ma question.

Le lendemain, je me levai de bonne heure et m'envolai pour Los Angeles où m'attendait un emploi du temps particulièrement chargé en interviews télévision et radio. Dans l'après-midi, j'avais même totalement oublié mon test. Ce n'est que le soir, de retour à l'hôtel, totalement exténué, que j'obtins ma réponse. Empli d'une énergie refoulée et marchant nerveusement dans ma chambre, je fus soudain entouré d'une lumière extraordinaire qui me donna un sentiment de paix, de calme et d'amour.

Immédiatement, je sus ce que c'était. Le léger sifflement que j'avais entendu toute la journée dans mon oreille dès que je bougeais les muscles de mes mâchoires avait disparu. J'avais l'impression d'être immergé dans une sorte de miel doux et chaud. Je pouvais le sentir sur ma peau comme je le ressentais dans mon coeur et dans mon cerveau, tout en étant en paix et submergé d'amour. Je savais tout. J'ai même compris soudain que si je posais une question, j'en connaîtrais immédiatement la réponse. Alors j'entendis ma question de la veille résonner dans ma tête : « Quelle est la nature de Dieu et quelle est la relation entre Dieu et l'homme ? » Dans cette exquise sensation de bien-être, je compris que l'homme, tout comme le reste de l'Univers, n'était qu'une parcelle de Dieu. Tout comme chaque flocon de neige contient des représentations miniatures du flocon tout entier, et tout comme chaque enchaînement d'ADN contient le code pour créer un être humain unique, nous sommes tous des petits fragments de Dieu.

Etre exposé à cette lumière universelle me fit le même effet que si j'avais reçu un coup de poing en plein ventre. Mon souffle fut coupé et une douleur intense s'empara de tout mon corps. Puis tous les sentiments et sensations cessèrent. Dans un flash aveuglant, je réalisai d'un seul coup que j'étais un corps dans une âme, et pas le contraire.

Je saisis tout cela en un instant, mais un instant qui semblait durer éternellement, qui n'avait pas de fin. J'avais étudié cette expérience pendant des années chez les autres, mais jamais je ne l'avais vécue moi-même, jusqu'à ce moment-là. Hélas, une tel bonheur ne s'est jamais répété bien que j'aie prié de très nombreuses fois depuis. Mais le fait que cela eut lieu une fois est déjà suffisant. Maintenant je sais que je peux communiquer avec Dieu dès que le besoin s'en fait sentir, une certitude partagée par presque toutes les religions du monde. Et je sais aussi que je pourrai revivre cette expérience une nouvelle fois, si jamais j'en avais besoin.

Chercher du feu avec une bougie allumée

Mon contact avec les enfants passés de « l'autre côté » m'avait déjà enseigné des leçons importantes que je ne pouvais pas toujours suivre, mais qui sont toujours présentes dans mon esprit : ma femme et mes enfants représentent les cadeaux les plus importants de ma vie car l'amour est la matière qui réunit l'humanité. Je ne veux surtout pas me décrire comme une sorte de petit saint. Il m'arrive de hurler sur les enfants à la fin d'un long week-end, lorsque tout le monde est fatigué, d'être totalement insensible, de trop regarder la télévision, de ne pas faire attention à ma femme et d'être irascible à mon cabinet. Mais j'ai réalisé aussi que la vie était brève et précieuse. « Nous n'avons que quelques minutes » disait Billy Graham, « car le plus grand mystère de la vie se trouve dans sa courte durée » .

Le bref réveil de mon lobe temporal droit m'avait conduit à faire confiance au reste de ses capacités, télépathie, vision à distance et guérison du corps. J'ai appris ainsi à suivre mes instincts et à voir l'intuition comme un outil biologique implanté directement dans notre cerveau.

Après quinze années passées à écouter les enfants décrire ce à quoi ressemblait la mort, j'ai appris que ce qu'ils ont vécu dans leurs derniers instants peut arriver à chacun d'entre-nous, et ce à n'importe quel moment de notre vie. Ces expériences nous montrent qu'une zone importante de notre cerveau ( toujours le lobe temporal droit ) reste sous-employée. Il est d'ailleurs scientifiquement prouvé, et je vais en donner les preuves dans ce livre, que lorsque cette zone fonctionne pleinement, nous recevons une sorte d'explication sur la signification de la vie, accompagnée d'une présentation « personnelle » de Dieu.


Pour la plupart d'entre-nous, la recherche de Dieu ressemble à ce que fait un homme qui cherche du feu avec une bougie allumée dans la main. La flamme se trouve toujours devant son visage, mais comme il regarde loin devant lui, il ne la voit pas. Souvent d'ailleurs, nous ignorons les éclairages et les visions transmises par notre lobe droit. Nous ne leur faisons pas confiance ou nous ne croyons pas que les réponses à nos problèmes puissent être aussi simples. Comme vous allez le découvrir dans ce livre, le lobe temporal droit nous donne en permanence des informations concernant notre vie. Le problème consiste simplement à apprendre à écouter cette petite voix et surtout à distinguer ces informations de la cacophonie des autres voix et sentiments qui encombrent notre cerveau. Cela me rappelle cette petite fille qui, au cours de son expérience aux frontières de la mort, a rencontré des membres de sa famille décédés. Elle se trouvait dans un « endroit lumineux » lorsqu'un petit bonhomme surexcité, qui semblait être l'incarnation même de la frustration, est venu à sa rencontre. Lorsqu'elle lui a demandé ce qui n'allait pas, il a répondu : « Ils n'arrêtent pas de me prier pour avoir des réponses, et je ne cesse de leur en donner, mais ils ne semblent jamais les entendre » .



 
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